‹ La fin du monde par un témoin oculaire [microforme]Chapitre 1 sur 6 · La fin du monde par un témoin oculaire [microforme] · texte numérisé non relu

La fin du monde par un témoin oculaire [microforme]

Je nécris pas pour ceux à qui le sort est bon, Mais pour tous ceux à qui la vie est un supplice : En abréceant leurs jours je leur rends un service, Ainsi, pas de critique. [l faut que vous sachiez Que je n'écrirais plus, si vous me reprochiez

Un style abominable, un vers dur et difforme Qui pèche par le fond ainsi que par la forme,

Ou si vous prétendiez que le banissement

En

Peut seul d’un tel forfait me punir dignement, Ma muse, je l’admets est loin d’être élégante ; Cependant, mon humeur sera tres arrogante

Si le critique veut exterminer mes vers :

J'ôte et tourne, en ce cas, mon capot à l'envers Et je me fais maçon quoique déjà sur l'âge.

En crépissant des murs, étage après étage,

J atteindrai les sommets et l’immortulité, Narguunt là le critique et sa sévérité

Et poursuivant là-haut le cours de mes conquêtes Je m'empare à linstant’des vents et des tempêtes Pour Les lancer sur vous, critiques entêtés, Ennemis indiscrets des médiocrités.

Ne nrinfligez done pas de pareilles défaites.

Ah! si vous compreniez tout le mal que vous fuites

Eu brisant un auteur qui fait ses premiers sauts Pour enfourcher Pégase avec ses oripeaux !

Je le sais, je ne suis qu'un rustique poëte ;

Ma lyre est paysanne, et son habit de fête D'étoffe du pays teint de sombres couleurs

Attire la critique ct non pa: les flatteurs.

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