LJ
Le type au seul nom solaire est plus fréquent. On y pourrait distinguer plusieurs sous-types :
- (à retourner entièrement face à droite), de
I deux scarabées du Caire, n"' 86022 et
± ± 3 Go-? .3^^', et de deux scarabées du British
v^* J ^ Muséum, n"' 16667 et 29229'''';
(') Mabiette, Mon. divers, ^8 o; Pétrie, Hist. Scar.,u" 325, cl I[isli,nj,\ (1899), p. 290, lij;. 189; Neubeurv, Scarabs , X, 19 et p. laS. -' NEWBERnv, .Scacais, X, 18 cl p. 19.3.
W NEWiiiiriRV, Scaralj-slinjidl Seals (dans Cat. général Caire), pi. I, p. C». 7. (' U\u.,Cat<iloifue de , I (i9i3), n°' 19.'), 19G, p. ao.
du
(à retourner entièrement face à droite), d'un dernier scarabée du Caire, n° 8602/1 ^•^, d'un scarabée de Tell El-Yahoudiyeb ^-\ et de deux scarabées du Brilish Muséum, n"' 37669
et/i8965(3);
3" Identique au sous-lypc précédent, mais le "] tourné face à gauche, dans la posilion ell'eclive "] : un scarabée au Louvre, un autre dans la collection Nash, peut-être un autre encore ^^';
d'un scarabée de la collection Fraser^^*.
Aux un>- ou aux aulres de ces quatre soustypes se rapportent de nombreux scarabées encore notés par Gauthier (^Rois, II, p. hli- /i5), un autre au musée de Berlin'^', et un dernier à Londres '•'^\
Du tableau qui précède il convient de rapprocher immédiatement un scarabée de Khanotirre Sebekhotep noté précédemment, celui qui porte :
(à retourner entièrement
face à droite) f'^^;
^'' Newbkrrv, Scarab-shapcd Seah (dans Cat. gén. Caire), pi. I, p. 7.
(') Pétrie , Hyksos and Israélite Ciliés, pi. IV A, n° B ^ = pi. 1\, 116.
<') Hall, CataL, I, n" 197, 198, p. 21.
<*' Goll. Nash : Neweerry, Scarabs, X, 20 et p. 128; au Louvre, scarabée sans numéro (copie personnelle); Mariette, Mon. divers, !i8 q.
'*> Fraser, Catalogue, p. 8.
t°' Berlin, n° 10190 : Ausf. Verzeichniss , 1899, p. 4i6.
Ci Br. Muséum, n" 40698 : Hall, lue. cit., n" 199, p. 21.
W Nkwberry, Scarabs, X, 10; cf. chez nous, plus haut, chap. vu, S m.
nous retrouvons là exactement, comme on voit, le soiis-ty[)e n" ->. (le MernofiiTe au seul cartouche solaire, et celte rencontre est une (le celles qui montrent la situation du voisina^je immédiat où sont les J/rT[.l Jre avec les A7<^<[.r];y.
On a en outre de Mernofirre, depuis peu, quelques monuments en pierre. D'abord un fragment de linteau, trouvé à karnalv ^' , provenant du placage en pierre de l'encadrement d'une petite porte, dans un édifice de briques sans doute très pauvre; il porte en une ligne horizontale, de droite à
Voici ensuite un pyramidion en granité noir, sur lequel on trouve n ^ \ M dans un litre de fonction; sur une autre face
du monument se voit le cartouche solaire, f © [^]|J; l'objet
vient de Faqoûs '2'.
Le roi Mernofirre Ai, comme on voit, construit à Karnak, et certains de ses monuments — le pyramidion de Faqous, le scarabée de Tell El-Yahoudiyeh — viennent de la Basse-Egypte. Il semble qu'il commandait encore, au moins nominalement, à l'Egypte entière.
Merhotepre Ani-Sehchhotep.
Il existe au Louvre un scarabée, signalé ^= depuis longtemps ^*^, qui porte l'inscription (à retourner entièrement face à droite] :
'') Legrain, Notes d'inspection, LX. Sur le roi Marnofint, dans Annales du Service, IX (1908), p. 271-277; plioto|jra|)Iiie p. 376.
(** D'après Gautoieh, Rois, il, p. 600. L'objet, entré au Caire en 1911, a été inscrit sous le n° It'isC)'].
'^' Louvre, E 33 10 : Devkiiia, Notice sur le scarabée égyptien du roi An de la
Ce scarabée, le seul connu, croyons-nous, du roi Merhotepi*e, est un monument de grande Importance par son analogie caractéristique avec les scarabées de Mernolirre AI vus tout à riieure, du type aux deux cartouches; car on voit, parla, que Mernofirre etMerhotepre sont voisins, et cela est confirmé, outre la fraternité voulue des deux noms solaires, qui exprime la parenté, par la similitude des noms personnels, Ai et Ani.
De Merhotepre, on possède encore une stèle d'Abydos et une statue de Karnak. La stèle d'Abydos ^^^ est dédiée à Anubis; on y voit le roi vis-à-vis du dieu, avec, au-dessus des personnages, les légendes :
lî
vx ^^-^
* ^ t. Ml
Quant à la statue de Karnak '^^ en granité, c'est la première d'une intéressante série que nous allons voir, de môme provenance, et qui comprend les plus importants des monuments des rois de la famille Mer-[X]-re; ce sont des statues assises, de grandeur naturelle ou plus petites que nature, et qui portent sur le siège, à droite et à gauche des jambes, deux inscriptions dont chacune se présente en une seule colonne verticale : les statues de Khanolirre et de Khaankhre nous ont familiarisés
Xlir ou de la MV dynastie, etc., dans Bull, de la Soc. des anlùjuaires de France, XXY (t858), p. lai-iaS, et Mémoires et fragments, I (Bibl. égijplohgique, IV), p. iig-i29-, Pierret, Cat. salle égyptienne, n" /i56, p. 106; PETRrE, llist. Scarabs, n° 33i, et History, I (1899), p. 220; Wiedemans, Kleinere aeg. Insch., n" 83; Newderry, Scarabs, X, 21 et p. 1 23.
•'j Caire, n° 2006 4 : Lange et Schafer, Grab- und Denksteine des Mitlleren Reichs (tlans'Cfl/. général Caire), I. p. 5i.
'*' Caire, n° ^2027 : Legrain, Notes prises à karnak, IX. Trois rois inconnus, dans Rec.de travaux, XXVI(i9o'i), p. 218-221; Legrain , Statues et Statuettes etc. (dans Cat. général Caire), 1906, p. 16-17 et pi. XVII.
déjà avec cette disposition graphique. Sur la statue de Merhotepre on Ht :
Le roi Merhotepre se présente ici, on le voit, comme ayant pour nom de deuxième cartouche, non celui d'Ani, mais celui de Sehehholep. Deux suppositions sont possibles : ou bien il y a deux rois Merholepre, ou bien existe le seul Merhotepre Ani, qui aurait échangé, à un moment donné, son nom personnel trop simple contre un nom plus illustre et d'apparence plus royale. La chose n'a pas, remarquons-ie tout de suite, une grande importance au point de vue historique , car, s'il y a deux rois Merhotepre, ils sont forcément très voisins; il est établi déjà, en effet, que Merhotepre Ani est très voisin de Mernofirre Ai, très voisin lui-même de Khanofirre Sebckholep, et de l'examen des diverses statues qu'on va voir il ressortira que Merhotepre Sebekhotep fait partie d'un groupe très voisin de Khanolirre et Khaankhre : d'où il ressort que Merholepre Ani et Merholepre Sebekhotep ne peuvent être que très voisins entre eux. C'est une raison assez forte, d'ailleurs, de croire à leur identité, car la reprise du nom solaire d'un prédécesseur proche est extrêmement difficile à admettre.
Thèbes et Abydos sont, comme on voit, les seuls points de provenance certains des monuments de Merbotepre (Ani ou Sebekhotep). Tous les autres monuments des rois Mer-[X]-re, qu'on va voir maintenant, viennent de Thèbes.
<■ Mersekhemre ISoJirhotep ^".
Cu roi est seulement connu par deux statues de granité noir trouvées à Karn{»k, du type défini tout à l'heure, assises, un peu plus petites que nature, inscrites sur le siège en une colonne verticale de chaque côté des jambes. Les statues, très semblables f^-, portent les textes suivants :
Caire, n° iaoaS.
A gauche A droite
(face à droite) (face à gaurlie)
Wâ
CaIHE, 11" ^202 4.
A gauclie A droite
(faco à droite) (face à gauche)
Avant d'examiner les questions d'analogie que pose la rédaction de ces légendes, nous mettrons encore sous nos yeux celles des statues similaires du roi suivant.
('' Faut-il rapprocher, delà lituialuro de ce roi, le Ra-mer-seshcsli-holep cité par ^ViEDKMAN.N , Gesch. Suppl., p. .'5i, comme noté par Harris à Schel — le roi devant Anoukit — et passé, des notes de Harris, dans colles d'Kisenlohr?
<'' Caire, n" ^2028 et 4202/1 : Legraih, Notes prises à Karnnh , IX. Trois rois inconnus, dans Rec. de travaux, XXVI (190^), p. 218-921, et Statues et Statuettes etc. (dans Cat. généial Caire), 1906, p. 1/1 et pi. XIV, pour ttao'i'à, p. i4-i5 pour li'josf». La tête de l'une des statues est reproduite par Cai'art, L'art égyptien, 2* série (1911), pi. i3i.
Merlmoure ScbeUiotcp.
Le seul monument qui nous apporte les noms de ce roi est une statue en granité rose provenant de Karnak, du type de toutes les prt'cédentes, assise, inscrite sur le siège de chaque côté des jambes; elle est mutilée en haut et en bas. Les inscriptions portent^'' :
A gauche A droite
(face à droite) (face à gauche)
') C'est la statue Louvre A. 121 : Maiuktte, Karnak, pi. VHI, / et texte, p. i5; cf. WiEDEMANN, Gescli. , p. ayi, n. 3; Maspero, Hist. ancienne (lyoi), p. i43, n. 9; BuDGE, History, III, p. loa; Ed. Meïer, Gesch., I, 11 (1909), p. 983. — On a longtemps soutenu l'idée que ce roi Merkaoure étail identique au Merharc qui paraît dans une inscription connue de Siout : voir Bni liscii , Gesch. Aeg., 1877, p. i8'i-i8r); Meveu, Gesch. d. ail. Aeg., 1887, p. 199, n. 1; WiEDEMANN, loc. Cit.; Brugsch et Wiedemann pensaient que les inscriptions des tombeaux de Siout sont du temps de la ffXllI'" dynasties. CI", encore, à ce sujet: Masi'euo, Histoire, I, p. 457-/158, et Natcs au jour le jour, dans P.S.U.A. , XIII, p. 43o, 594-59.5.
Les deux colonnes de texte sont, comme on voit, rigoureusement identiques et symétriques, disposition que nous n'avions pas rencontrée encore. Peut-être se retrouvait-elle sur une autre statue du même genre, en granité noir, de kurnak également, assise, un peu plus petite que nature, le haut brisé à partir du buste, sur le siège de laquelle on lit, à droite et à gauche des jambes"' :
A gauche (face à droite)
A droite (face à gauclic)
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Ce qui permet de supposer l'identité du texte de part et d'autre, c'est que le nom solaire paraissait dans une inscription horizontale, gravée devant les pieds, à plat sur le socle :
(,1e droilc à gauche) (VTÎ4^
Le nom solaire est malheureusement mutilé; il reste Mrr. . ./t, et l'on peut supposer que le Sobekhotep qui possédait celte statue était iVicrkaoure ou iMerhotepre; l'attribution à Merkaoure semble la plus probable.
"^ Legrain, Slalties cl SlulucHi's etc. (dans Cal. ijcncrol OnVc), I , p. 17: c'est la statue Caire, n" ^12028.
Meranlhre Menloulinlop.
Voici un dernier roi du groupe Mcr-[X\-ro, connu par une slatuelte de karnak (|iii porto, de pari et d'autre des jambes les inscriptions f" :
A jrauchc (farc à droite)
A droite
(face à gaiiclie)
lî
lî
I/apparition du nom de Mentouhotep, ici, ne doit pas nous surprendre, bien que ce nom personnel se rencontre surtout, et de manière presque caractéristique, cliez les rois de la XP dynastie; il nous faut simplement constater qu'il y a eu des rois Mentoubotep, aussi bien d'ailleurs que des rois Antef, après comme avant la XII' dynastie, et nous pouvons rappeler, à ce sujet, l'existence d'une reine iMentouliotep, précédemment rencontrée (ci-avant, chap. v, § m) avec le roi Sekhemre- Smenlaoui Thouti, de l'époque des Sebekemsaf.
Onant à la statue de notre Merankbre, elle diffère de celles vues tout à l'heure, on le remarque, par le fait qu'elle n'est
(') Caire, n° ^aoat : Legrain, Notes prises à Karnak, IX. Trois rois inconnus, dans Bec. de travaux, XXVI (kjo'i), p. :>i8-32t, et Statues et Statuettes etc. (dans Cal. ['encrai Caire), 1906, pi. XII et p. 12; NEWuEnnï, Extracts, 63. A l'ost-XlI"' (hjnasty King Mentuholep, dans P.S.Il.A., XXVII (igof)), p. io3. Galthikii, dans Bull. Iiist. fr. arch. orientale, \ (i(((i()), p. '.\fi cl n. a, ef, encore dans Ijivre des Unis, I (ujoS), |). a/'iy, classe le roi dans la XI" dynastie.
M. H. WKILL.
-..»>.( ÔOC) Ui^^ [07]
pas dédiée à Amon, mais au Sebek de Soiimnou (^Croco<\\\o^o\k de kl Haute-Egypte) dont nous avons rencontré de nombreux adorateurs parmi les premiers successeurs de la \I1' dynastie (ci-avant, cliap. i ", § n; chap. ii, 8 i).
Relations motiumenlales du groupe.
Des cinq rois que nous venons dépasser en revue, les quatre premiers sont unis par des relations d'analogie tout à fait étroites, Mernofirre et Merliotepre étant très voisins par certains scarabées, et Merhotepre, Morsekhemre et Merkaoure se trouvant apparentés par les statues de karnuk que nous avons décrites. Ces statues, au nombre de cinq, sont invariablement dédiées à Amon-Re, — Seigneur dos Sièges des Deux-Terres ou Seigneur du Ciel; — sur l'une d'elles seulement paraît en outre Hor-khouti. Ce caractère de leurs légendes différencie ces statues du plus grand nombre des statues assises de kbanolirre Sebekhotep et de son époque que nous avons vues précédemment, monuments assez analogues, cependant, tous inscrits à la manière des statues du groupe iMer-[X]-re, c'està-dire présentant sur le siège, à droite et à gauche des jambes, une inscription verticale en une seule colonne de chaque coté, face au centre. Mais, des quatre statues de Khanolirre Sebekhotep, deux, qui viennent de Tanis, sont dédiées à Ptah, la statue d'Argo est dédiée à Osiris, et la quatrième, de Tuphium, près d'Erment, est dédiée à une certaine déesse Hemen; pour khaankhre Sebekhotep, sa statue inconnue, notée quelque part par Faucher-Gudin, ne porte pas de mention divine. Il ne ressortirait de là, comme on voit, aucune relation de texte ou de provenance, si l'on ne possédait, de l'époque de khanolirre, une dernière statue du même type, appartenant à un roi Kha. . .re Sebekhotep qui est forcément khanolirre ou khaankhre, provenant de karnak