Chapitre Y. Histoire el chronologie <) l'époque gr<$ra
La forme la plus ancienne de la tradilion grecque à laquelle, précédemment, onest arrivé à remonter ( voir plus liant , 9-1 9 , a5a-a56), comprenant trois dynasties, A (18A ans), B (aôo, ans, mixte) et C (1 5 1 ans, mixte), entre la XII" et la \YI1IC, 6a3-6a&. Rapprochement avec la tradition du papyrus de Turin restituée comme on l'a fait plus haut ( 602-lW» ) , faisant ressortir une correspondance générale dans les limites de l'ensemble B-C de la table grecque, 020-637. Le groupe \ , au contraire, n'a pas de correspondant dans le document hiéroglyphique, O27. Ses nombres sont forgés artificiellement, comme ceux des autres dynasties fictives de la liste africaine, (i:'. 7-6^9. Forme primitive de la liste grecque à laquelle on accède par la voie de celte observation : système artificiel subséquent et premiers phénomènes d'interférence,
La datation des stades successifs de ce développement est très obscure, 63.3-634. Aux abords de l'ère chrétienne, la documentation de rexeerpleur source de Josèphe échappe à l'analyse posilhe. de sorte qu'on ne sait à quelle époque doit être placée la forme grecque première qu'on vient de retrou\er. 634-637- *'0|'tuins de ses éléments pourraient remonter à Manéthon. mais dans ce tableau, pour nous irréductible, il \ a déjà trop de combinaison artificielle pour qu'il ail pu faire partie de l'histoire manethonienne , <i.'»7-(i39-
Çbapitre VI. La chronogmphie chrétienne,.
Les documents post-africains: les E.rrrrpln hurharu , lires d'Africain, Lusèbe. le l.irrc île Snllii.s dérivé d'Kusèbe: tous cherchent à rester d'accord a\ec la relation de Josèphe. 63g-&&9. Tableau des dynasties \ll a Wlll chez \liicain ( incidemment , chez le llarbarus (el chi'Z Eusèbe: Bwèbe su il \ frira in en pai -lie 1 d\ naslies Mil et XIV I. le l>niile\erseailleuis. \V d' \liicain devenant \\ Il d'Kusèbe, ponrmienx se mnlnimer a Jom plie, li 'i ->A\ \'i . Détail de celte dynastie XV-XV1I
chez Manéthon (dans Josèphe.}, \liicain el Buoèèe; de Josèphe à Ifricain, dérivation el aHéralions bien connues (voir ci-avant, o-io),
chez Kusebe. lacunes d chillies fanlaisisles . inllnence cumbinee d'Africain et de Josèphe: le premier roi de la dynastie suivante est
Telkmôsis chez Josèphe, Amas ou Amôsis chez Africain etEusèbe, 645-646. La même dynastie XV-XVII dans la liste de Sothls, qui la considère comme la X^ IIe, et dans le détail a emprunté ses éléments , par parties, à Josèphe et à Eusèbe, 6 '17-6/18; le premier roi de la dynastie suivante. Amôsis-Tethmôsis, par fusion explicite des indications des documents antérieurs, 64q.
Ce roi Amôsis ou Tethmôsis est deveuu le Pharaon de l'Exode, à l'époque judéo-aiexandrine, en vertu de la relation de Josèphe et de cette histoire de l'Exode que rapportait Ptolémée de Mendès (voir plus haut, 618), bien accueillie à cause du synchronisme, indiqué en même temps, d'Aruôsis et de l'Exode avec Inakhos d'Argos, 669-650. Ce synchronisme, depuis lors, imposant une date déterminée à l'Exode, était à la base de tous les systèmes chronographiques, 65o-65i.
Les vestiges de la chronographie d'Africain, dont on restitue qu'il mettait l'Exode vers iy85 av. J. C, et Salomon (la construction du temple) en io44 : désaccord flagrant et accepté avec le chiffre biblique de l'intervalle de ces événements, 65t-653. Quelques termes importants de ce système d'Africain, fort bon pour les temps historiques, mais dans lequel les vieilles concordances judéo-alexandrines, devenues gênantes, sont étirées et pratiquement détruites, Inakhos rejeté io5 ans avant l'Exode et Amôsis 109 ans après, 653-656.
La chronographie d'Eusèbe , sa date de l'Exode très voisine de celle d'Africain, sa date de Salomon déterminée d'après le chiffre biblique de l'intervalle, ce qui rejette toute sa chronologie des temps historiques trop haut de trois siècles, 656-66o. Oubli complet des synchronismes judéo-alexandrins, le début de la XVIII' dynastie placé aii ans avant l'Exode , 660-66:2.
Le système de Syncelle, chez qui l'Exode est devenu plus tardif d'un siècle; il revient au synchronisme judéo-alexandrin et l'étiré, pour les besoins de ses chiffres, comme faisait Africain, mais plus habilement : Inakhos et Amôsis sont laissés contemporains, et en leur temps la naissance de Moïse, non l'Exode, qui a lieu 80 ans plus tard; voulant, cependant, que l'Exode se produise sous Amôsis, il imagine (influence de la liste de Josèphe et de Y Amôsis-Tethmôsis du livre deSothis?) un roi Misphvagmouthôsis-Amôsis à la place voulue de la XVIIIe dynastie, 663-665. Pour les temps historiques, sa chronologie est bonne : entre les systèmes d'Africain et d'Eusèbe, c'est au premier que Syncelle a su fixer son choix, 666-668.
Ce que les systèmes d'Africain e1 d'Eusèbe <mt en commun: la date
de l'Exode, et le chiffre total de la durée des dynasties XVIII à \X\: par où Ion peut , sur la base du synchronisme primitif de l'Exode avec le début de la XVIII* dynastie, remonter à deux termes de la chronologie perdue du stade judéo-alexandrin, la date Âmosis-Ëxode, et la date d'Okhos: ces dates, historiquement, sont assez bonnes. 668-670. Discordance d'Africain et d'Eusèbe sur d'autres grands intervalles remarquables, où l'intention directrice des chronographes ne se laisse plus reconnaître, 671-672.
COMPLÉMENTS