XI-XII
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Fin perdue de le liete.
n0' i&, 29 et 61, ce qui implique, dans la classification du
rédacteur, l'existence de quatre <s dynasties r> au moins. Répondent-elles à quelque réalité historique? Certainement oui, si l'on s'en rapporte à la division du n° 29, la plus immédiatement caractéristique, qui marque le début du groupe Jfer-[JT]-re en le séparant de la fin de la famille Khn-[X\-ro, immédiatement antérieure en réalité, nous le savons, et à laquelle Ouahabre Iaab, nous le savons aussi, se rattache encore : cette division indique, comme on voit, la succession de deux familles distinctes à Thèbes. D'où nous avons le droit d'induire que les divisions similaires ont une signification de même ordre, et que les « dynasties n qu'elles délimitent correspondent à des groupes véritables et qu'on peut reconnaître.
Cela se vérifie immédiatement pour le groupe du début, qu'on identifie sans difficulté. Les deux premiers noms, bien connus de nous, sont authentiques et, nous le savons, parfaitement à leur place, Re-Klionlaoui fautif pour Sehhrmrr-Khoutaoui, l'usurpateur, Sekhemkare correctement à sa suite. .Après cela vient une douzaine de noms (nns 3 à t3) dont l'ensemble répond fort exactement à cette dynastie thébaine d'héritiers prétendus légitimes de la XIIe dynastie, dont nous avons constaté l'existence immédiatement avant les Antef; un seul du groupe, à vrai dire, est positivement connu par les monuments, SaiiLhabre Ameni-Antef-Amenemhat du n° fi: mais imenemkat dun° 3 peut très bien être Amenemhat-Sebekhotep, l'autre des deux rois Sekhemre-Kkoutaoui , ou bien Amenemhat- Senbef, l'autre des deux rois Sekhemkare; les deux Sehotepnbre des nM k et 8 sont proches parents des Sankhabre. Snofirabre, etc., de la dynastie historique; Smenkare du n" 7 avoisine les deux Sekhemkare, de même que \r;pinlïaro du n" q, lequel d'ailleurs entraine avec lui Vezemabre de 12, parent d'un autre côté des [/Y]tf/>/r historiques qu'on vient de citer, et aussi de Hotepabre Amou; Sebckhotep de i3 pourrait
être, lui aussi, Amenemhat-Sebekhotep cité à propos du n° 3; Ionfni de 5, enfin, est moins nécessairement à sa place, simple particulier comme Re-Khoutaoui Ougaf et d'autres de la dynastie historique, mais ayant ce caractère en commun avec une foule de rois de la suite de la liste au papyrus. Toute cette famille, au papyrus, comprend i3 noms, contre une douzaine connus par les monuments; la concordance est excellente. La dynastie, d'après les monuments, est thébaine, et sans doute règne seulement dans le Sud à partir du troisième de ses membres.
La «dynastie» suivante est moins aisément reconnaissable. On remarque tout de suite qu'elle comprend huit noms seulement, du n° \k au n° 21, car avec le n° 22, et malgré l'absence de toute mention de démarcation , nous entrons de la manière la plus visible dans une autre famille royale, et des plus connues. De ces huit rois, quelques-uns nous sont connus, notamment Sekhemre-Gergtaoui Sebekhotep et Aoutouabre qui peut être le roi Hor de Dahchour, fort bien placés tous deux, comme on voit, par leur voisinage avec Sekhemre- Souaztaoui et tous les Sebekhotep de la tranche suivante, dont nous savons qu'ils sont en réalité les contemporains. iMais que fait avec eux le Mermashaou de ïanis ? La présence, dans cette famille de huit rois, de Mermashaou et de Hor, semble de nature à suggérer que nous avons là un groupe de Septentrionaux, intercalé entre les denx groupes thébains de 1-1 3 et de 2 2 suiv. , et placé au mieux de l'ordonnance chronologique véritable, puisque Sekhemre-Gergtaoui Sebekhotep est forcément très proche parent de Sekhemre-Souaztaoui , et que Aoutouabre[Hor] est contemporain de Khanofirre. D'où il ressortirait ces constatations extrêmement intéressantes : i° que le rédacteur du papyrus — ou le document qu'il copie avec plus ou moins d'intelligence et d'exactitude — fait alterner des groupes de rois du Sud et de rois du Nord; 20 qu'il connaît,
assez précisément, la concordance chronologique des dynasties thébaines et septentrionales; 3° qu'il s'efforce d'ordonner sa liste de manière à mettre en contact, sans les fractionner, les familles plus ou moins exactement contemporaines. Voyons si les indications dans ce sens vont être confirmées par l'analyse des groupes qui viennent ensuite.
Nous trouvons tout d'abord, du n° 22 au n° 28, les sept noms d'une dynastie thébaine extrêmement bien connue, la mieux caractérisée historiquement de toutes les familles que précédement nous avons étudiées et définies , celle des Khn[X]re, Sebekhotep ou Nofirhotep, précédés du Sekhemre-Souaztaoui Sebekhotep qui effectivement a régné immédiatement avant eux, et accompagnés du Ouahabre Iaab qui est effectivement un Pharaon de la même époque. Chose remarquable, la dynastie historiquement connue se retrouve ici au complet, y compris le fils de Khasekhemre, Se-Hathor, qui n'a pas régné en réalité, et y compris le très obscur Khahotepre, également enregistré, rappelons-le en passant, par la liste de Karnak. Le rédacteur du papyrus avait donc, ici, des renseignements excellents (1). Il n'en est que plus surprenant qu'il ait complètement omis, jusqu'au point où nous sommes, la nombreuse famille thébaine antérieure, celle des Antef et des Sebekemsaf , que nous rencontrerons beaucoup plus bas et singulièrement dispersée.
Après les Kha[X]re, cependant, c'est l'histoire thébaine qui se poursuit sous la plume du rédacteur, sans intercalation étrangère et sans omission, avec la nouvelle famille dont l'entrée est explicitement signalée au n° 20, : cette famille, égale-
(l1 Notons, au passage, que la cohésion évidente de ce groupe de sept mis, entraînant la nécessité de ne point éloigner dos autres les deux derniers, qui viennent en télé du fragment 81 (voir, un peu plus haut, le tableau général), est un argument irrésistible en laveur du maintien de ce fragment 81 en télé de la colonne 7 [VIII], contrairement à la proposition de permutation que M. Pieper avait un instant émise.
ment bien connue de nous, est celle des Mer[X]re, dont on sait qu'effectivement ils succédèrent immédiatement aux Kha[X]re, et furent les rois d'une période de décadence et de soumission aux Septentrionaux. Mais, alors que par les monuments nous ne connaissons que cinq ou six rois de ce groupe, voici qu'au papyrus, très mutilé dans cette région, il paraît tenir au moins dix-sept rangs (1), du n° ag au n° /j5, avec mélanges, a vrai dire, de noms royaux n'appartenant pas à la môme famille: au début, nous avons d'abord Mernofirre. Merhotepre et Mersekhemre de 20,, 3o et Sa , connus par les monuments, mais séparés par un Sankheniv Senblou inconnu d'ailleurs, puis, en 33, un Souazkare Hori problématique, puis d'autres Mer[X]re, un Mernezemre (?), et plus loin, en kh, un Merkbopirre nouveaux pour nous, et, en 45, un Merkare qui est sans doute le Merkaoure Sebekbotcp dos monuments; seul des rois des monuments, comme on voit, Merankhre l'ait défaut ou a disparu dans les lacunes. Quant à Sankbenre Senbtou, dont la présence ici étonne, sa vraie place, d'après son nom solaire, serait dans la famille de Tiouà, ce que confirment les frappantes analogies de ses noms avec ceux du roi connu Souahenre Senbmaiou.
Après le nom de Merkare, dans la lacune plus ou moins étendue^2' et à peu près complète qui remplit tout le reste de la colonne 7 [VIII], est-ce la liste de Haute-Egypte qui continue encore? On pourrait être tenté de reconnaître un [Tetoujmès, à moitié sauvé des lacunes, au n° 5i, mais à partir de là, des indices assez sérieux portent à croire que nous nous trouvons,
(1> Ce minimum pourrait être considérablement réduit, en meilleur accord avec les indications monumentales, en rapprochant du fragment 81, tête de la colonne 7 [VIII], les petits fragments 87-88 où les noms de Merkhopirre et Merkare se trouvent; ces derniers fragments flottant, pour ainsi dire, en pleine lacune, il ne paraît pas impossible qu'ils se placent comme nous l'indiquons.
<*' Voir note précédente.
au contraire, dans une longue liste de rois du Nord. Observons, dans la tranche entre 5i et 72, une sorte d'homogénéité décelée par le retour fréquent du nom Oubenre, en 53, en 65, en 69, et par l'analogie des noms Merzefaoure en 62, hibzefaoure en 64, . . .zefaoure en 68, Nthfaoure en 60; et, l'existence et la cohésion d'un groupe nombreux ainsi manifestées, relevons que ce groupe comprend le Nehsi bien connu du Delta, au n° 58, qu'il comprend d'autre part, en -70, un Aoutouabre homonyme de celui du n° i5, roi Hor probable, dans la petite dynastie du Nord dont nous avons reconnu l'existence du n° 1 à au n° 21, enfin, que les noms de Merzrfaoure et Nibzefaoure dont on vient de parler ont leur correspondant, précisément dans cette première dynastie septentrionale, en celui de Sezef. . .re du n° 16 qui suit Aoutouabre [Hor]. Si ces indications ne sont pas trompeuses, il commence en deçà de 5i, dans la grande lacune, mettons, par hypothèse, vers le n° ai], une liste de rois du Nord qui s'étend au moins jusqu'au n° 72 , et qu'on doit considérer comme prenant la suite, historiquement, aux yeux du rédacteur du papyrus ou dans l'esprit de ses sources, de la première liste du Nord, 1 h à 2 1 . La deuxième, plus importante numériquement, est divisée par le rédacteur en deux dynasties, séparées au n° 61; et ces deux dynasties, avec le total approximatif de 2 5 rois qu'elles comprennent, font bien pendant aux deux dynasties du Sud que le document enregistre au-dessus, de 22 à 28 et de 29 à /io (?), une vingtaine de noms royaux au total.
Au delà du n° 72 , après une lacune de trois noms, ce qu'on trouve est une nouvelle série thébaine, la troisième depuis le commencement de la liste : méridionaux sont les noms de SI, opircnre ( 7 6 ) , apparenté avec ceux de la famille de Tiouâ (cf. Sankhenre du n° 3i, signalé plus haut), de Tclkheroure (77)' apparenté avec les noms du groupe des Tetoumès, de Schhewre . . . (80), car les Srkhemre-\X\ sont, en principe, des
Pharaons du groupe des Antef et Sebekemsaf, encore que plus haut, au papyrus, nous ayons rencontré Sekhemre-Gergtaoui Sebekhotep(i -7) au milieu d'une famille septentrionale. Des autres noms de cette partie de liste, de 78 à 87, il semble qu'on ne puisse rien tirer dans l'état de nos connaissances. On ne retrouve de personnages connus qu'au delà de la colonne 8 [IX], en tête de la partie XI-XII où figurent trois Seklietnre-[X] dont les lins de noms sont tranchées de manière extrêmement malheureuse : ce sont, vraisemblablement, des Antef ou des Sebekemsaf, ou certains de leurs contemporains et parents Thouti, Oupouaitemsaf, Rahotep ou autres, et leur présence témoigne de la continuation de la liste méridionale ouverte aux abords du n° 73^. Un autre Sekhemre. . . encore se rencontre au delà de 97, au fragment i3o du papyrus (numéro d'ordre de ce roi douteux). En tout, nous avons ici cinq rois Sekhemre-[X] , chiffre de beaucoup inférieur à celui des membres de cette famille onomastique que les monuments nous ont fait connaître. Il semble que cette dynastie, historiquement si continue et si sûrement placée, ait été victime des plus déplorables accidents dans les documents dont le rédacteur du papyrus avait connaissance: mutilée, fragmentée, mêlée avec des noms qui paraissent n'avoir aucun rapport ayee elle, — mais ceci s'est produit aussi en ce qui concerne le groupe des ifferLïlre, nos 29 et suivants — et, chose beaucoup plus grave, entièrement déplacée de sa position véritable, qui serait entre le groupe thébain 1-1 3 et le groupe thébain 22 et suivants. C'est un curieux indice de l'inégalité de la documentation historique à l'époque de ces listes, si remar-
(1) A l'appui, d'ailleurs, du placement correct du fragment 126 en tête de XI-XII, c'est-à-dire en contact a\ecla fin de 8 [IX], et du placement de XI-XII tout entier en avant de X, comme on s'aeccorde généralement à le faire, on peut remarquer la correspondance de Smen. . .re de 86 avec Smen. . .re de 96, et la nécessité même du rapprochement des Sekhemre... de 90, 91, 9a, avec le Sekhemre. . . de 80.
— *->.( 600 **- [7HJ
• juablement exactes, pour Tbèbes même, en ce qui concerne d'autres familles pharaoniques.
Où s'arrête la troisième série thébaine dont on l'ait ainsi l'analyse •' Au delà du n° 97, le reste de la colonne XI-.M1 est rempli par des noms mutilés et d'ordre incertain, et dont on peut admettre — si \I-\ll est une seule colonne, et non pas deux — qu'ils étaient une vingtaine. Plus bas, les premiers noms de la colonne X et dernière ne se présentent pas avec plus de clarté, mais au n° 1 34 (du numérotage de \\ iedemann 1 paraissent quelques noms étrangers, visiblement sémitiques, qui montrent qu'il n'est plus question de Méridionaux, et que nous nous trouvons dans une série de rois du Aord. C'est la troisième depuis le début, et elle s'étend sur tout ce qui nous reste de la fin du document, les miettes de 1 22-1 23, avec les Uiatiques qu'on vient de dire, et le fragment 1 1 2 où l'on restitue la mention des Apopi. Les étrangers des nr* i34 à 1 3 6 portaient des noms solaires, construits suivant un même type, et dont nous avons seulement la terminaison commune, . . .kare; de deux d'entre eux, de plus, on a conservé les noms personnels, dont l'un ^ y ] \ ^ Anati, paraît bien en rapport avec le nom de la déesse chananéenned/mf et rappelle le premier élément du nom de '-^J^ Ant-lier, qui ligure, nous le savons, sur un des premiers en date des scarabées à noms sémitiques dont on a connaissance [lK L'autre «'-I J m ^ ^ lldmem, et peut-être v pourrait-on trouver un sens sémitique comme à ce nom de ^^ 41 trouvé, on se le rappelle, sur un monument de l'époque des Apopî à Saqqarah
Dans ce Bebnem hiéroglyphique, d'ailleurs, on est irrésistiblement tente de reconnaître ieBmôn île la liste menéthonienne,
:i) Pour ce qui concerne 1»; xarabée d'An-llior, voir ci-avant, Les llykiôs, Section II, <lia|>. u, %Sotttùnwt Khian, et Studu et nota eompiéwitiHuù t$, ! III. <.. lin il" ce paragraphe.
'*) Voir ci-avant Lu Bfk$6$, Section II. rliup. Il, S ï\\bkh<i)>ethre Apop*.
[79J —*W oui >«—
membre de cette dvnustie -hvksôs» de six souverains, dans laquelle il avoisine un roi Apophis, d'une manière que rappelle singulièrement le voisinage, ici, de Bebnem avec les Apopi qui se présentent au fragment 1 12. Avons-nous sous les yeux la source, ou un document analogue à la source hiéroglyphique de la «XV° dynasties manéthonienne? 11 faut bien que cette dynastie, comme toutes les autres, procède de listes hiéroglyphiques, et il est extrêmement vraisemblable que le rédacteur qui la mit par écrit, en grec, pour la première lois, travaillait sur des tableaux hiéroglyphiques où se présentaient en contact, comme dans le nôtre, un groupe de rois Apopi et certains rois étrangers parmi lesquels notre Bebnem, un Khian pour être transcrit Iannas, et au moins un autre encore qui devail donner Salitis. Il est sans doute permis d'induire de là qu'à l'époque de ces listes hiéroglyphiques, c'était un usage Bsseï général de mettre côte à côte les Apopi et les rois étrangers d'une cerlaine catégorie. Un tableau dynastique ainsi composé était absolument légitime et d'accord avec la vérité des cl, on le remarque, puisque nous savons qu'un étranger au moins, Sousirenre Ivhian, fut roi d'Egypte dans des conditions si pareilles à celles de la royauté d'Aousirre Apopi, que leurs deux règnes sont forcément en contact ensemble ' . Ce fait hi>torique, qui explique et confirme la composition hétérogène d»la «XVe dynastie» de la Liste grecque, montre aussi, comme on voit, que ce n'est peut-être point à tort qu'au papyrus les Asiatiques des fragments 199-193 étaient voisins des Apopi du fragment 112.
1 Le voisinage historique de Sou*irenri' Khian avec le* Apopi n'e>t pas le seul l'ait monumental qui confirme la juxtaposition A' Apophis et de Bnôn , etc. , dans la liste grecque, à" Apopi et de Bebnem et Anati dans la liste bieroglyphique : un fait monumental de même portée e-t la rencontre, sur les objets mobiliers d'une tombe du temps des Apopi, des noms du roi Nibkhopethre Apopi et de deux Asiatiques, ^ Abd et V <f }<ehemen (voir
ci-avant, Le* Hyhsàs, Section II, chap. 11, S Nibkhopeëkrt Apopi),
Plus loin que ces derniers groupes, jusqu'où la liste du papyrus continuait-elle ? Si l'on observe que la famille de Tiouâ nous manque jusqu'ici complètement, à l'exception peutêtre de deux rois S-[X]-n-re égarés beaucoup plus haut (n°* 3i et 76), que nous n'avons notamment ni Tiouâ, ni Rames, ni Ahmès, et si l'on considère que le scribe ne pouvait absolument pas ignorer, ni omettre cette famille thébaine d'où procèdent celles du Nouvel Empire, on ne pourra éviter d'admettre qu'au papyrus, Skenenre Tiouâ et son groupe venaient après les Apopi, dans la partie complètement perdue. Et comme nous savons que les rois Tiouâ et Kamès sont contemporains des Apopi, nous sommes conduits à cette remarque que, de ces deux groupes simultanés dans le Nord et dans le Sud, le scribe a enregistré les rois du Nord en premier lieu, les Thébains ensuite. Cette situation est extrêmement intéressante parce qu'elle doit être en acccord avec les principes généraux du classement que nous venons d'analyser, dans cette liste où des séries de rois du Nord et des séries de rois du Sud alternent à plusieurs reprises. Pourquoi ce mélange, et n'eût-il pas été plus naturel d'inscrire tous les Méridionaux ensemble, et sans discontinuité non plus tous les Septentrionaux ? Au lieu de cela, nous avons reconnu, dans la liste, un premier groupe de i3 rois de l'Egypte entière, puis 8 rois du Nord, puis une trentaine de Thébains, puis de nouveau des rois du Nord, environ une vingtaine, puis de nouveau des Thébains, peut-être ^5, puis le dernier groupe des rois du Nord, étrangers et Apopi, (jue suivaient, dans la partie perdue, les Thébains de la famille de Tiouâ. L'idée s'impose qu'en passant ainsi de l'une à l'autre des deux moitiés de l'Egypte, le rédacteur cherche à suivre la vérité historique et chronologique telle qu'il pense la connaître, c'est-à-dire qu'il prend les dynasties successives du Nord et du Sud et les range, pour le mieux, de telle manière que la simultanéité au moins approximative d'un
groupe du Nord et d'un groupe du Sud soit exprimée par le voisinage. Si l'on admet qu'il a été procédé ainsi, la corres pondance chronologique des dynasties du Nord et du Sud, dans la documentation du rédacteur, aura été à peu près la suivante :
Période a.
Groupe I. N05 1 à i3. — Thébains régnant sur l'Egypte
entière; les premiers usurpateurs, les Senousrit et Ainen-
emhat au nom complexe.
ROYAUTÉ DU PiOBD.