‹ La fin du Moyen Empire egyptien; étude sur les monuments et l'histoire de la période comprise entre la 12e et la 18e dynastieChapitre 27 sur 113 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

\ol VEAUX MOISI MENTS ET NOTES BIBLIOGRAPHIQUES COMPLÉMENTAIRES.

A. Sekhemre-Khoutaoui

1. Nous avons cité, précédemment, quatre cylindres portant le cartouche de Sekhemre-Khoutaoui, suivi de l'épitlelr "aimé de Sebek seigneur de Ro-sam-fx ou "aimé de Sebek

1 Pouf las divers noi nia à ce nom royal, voir chei nous, précédemment, Monument» et histoire, etc., rliap. 1, S 11.

seigneur de Soumnou». De ces quatre objets, deux sont au British Muséum, l'un avec Sebek de Ro-sam-f (ce musée, n°3663), l'autre avec Sebek de Soumnou (ce musée, n° 16 y ô a . Or, dans le catalogue de Hall, on retrouve bien ce dernier cylindre (lj, et on en rencontre deux autres de la même catégorie^', dont aucun n'est celui du n° 3663. Le premier seulement (n° 96/11 de Hall, n° 17029 du musée) est de Sebek de Ro-sam-f; il porte, à retourner entièrement face à droite.

l'inscription : ^^

L'autre (n° 26/19 de Hall, n° 28867 du musée) est un spécimen supplémentaire du type avec Sebek de Soumnou, portant l'inscription ci-contre (le texte de la première colonne est-il exactement **•- I é

celui-là? une reproduction manque, Hall ^»" /""""

ne donne qu'une simple copie). -. -» 1

On remarque la très grande analogie - « —

des deux légendes, cbacune en ce qui la (?) ]\\\ (?) V, concerne, avec celles que portent les objets de même type (Soumnou ou Ro-sam-f) que nous connaissions déjà. Nous ne trouvons là aucun élément nouveau; rien que deux monuments de plus à ajouter au catalogue de ceux qui portent le nom du roi.

1 Hall, Cat. of Egyptian Scttrab» ... tu the Br. Muséum, I (igi3 , p. 270, n° a643. C'est le dernier des quatre cylindres précités, dans 4'ordre où on les trouve chez nous. A noter que le texte hiéroglyphique , tel que nous l'avons donné , doit être corrigé en lisant

^—à (ou signe analogue) au lieu de Kll

<s) Hall, Ivc. cit., n" 36&1, a 64 a.

2. I ne petite plaquette en calcaire de contour ovale, longue de so millimètres, large de i - . épaisse de •>. el qu'on reconnaît rire un scarabée privé de son dos .-I raboté parallèlemt'ii! .il plan de base, était conservée, récemment encore, en

Egypte ' ; nous reproduisons ci-contre l'inscription de la base, en grandeur originale. On y reconnaît le nom de Sekhemre-KhnnttKmi, remarquable par le dessin du sekhun avec les appendices ascendants qui le font ressembler au sistre. On se rappelle (pie celte particularité ne s'était observée, parmi les monuments qui portent le même nom solaire, que sur le linteau de Deir El-Babri appartenant au roi Sekhemre-Khoutaout Âmenemhat-Sebekhotep j un des deux Sekbemre-Khoutaoui dont on est obligé d'admettre l'existence.

3. Deux compléments bibliographiques : la stèle de Thot-à , d'Abydos, qui porte la titulature de Sekhemre-Khoutaoui l'entra, est publiée encore une fois, sous l'orme d'un dessin au trait, dans Hiertigltjphic Texte ... >// //" Britith Muséum, I\ (i«|i •'• • pi. WVI; et le fragment d'architecture de Bubaste, avec le cartouche Sekhemre-Khouiaoui et des \esliges du reste de la titulature, se retrouve dans la même publication, V (iqi i |, pi. WllI.

Nom MHiiTiowi i.i.i-;. — Différenciation des monumenti des deux Sekhemre-Khoutaout . et des, monuments des deux Sekhemlcare. — Il y a deux rois Sekhemre-Khoutaout , caractérises par leurs noms, de deuxième cartouche. Penten et [menemhat-Sebekhotep, l'eiit-on savoir lequel des deux a été le successeur immédiai de la \ll" dynastie, le Sekhemfê Khoiitaoui bien mis à celle

plaie par l'indication des papvrUS de kaliouil et (hl papvrus Notée par nous au Caire, en 191 4, èH 1 ■: • poséeesi Le M. !!• BUhchsrd.

royal de Turin, et, cette première question une fois résolue, peut-on reconnaître les monuments qui appartiennent à l'un ou à l'autre, parmi ceux qui portent le seul cartouche solaire? Rappelons que la rencontre d'autres noms de la litulature d'un Sekhemre-khoutaoui, est extrêmement rare ; on voit seulement passer le nom de Kha-baou, probablement un nom de mbli, et une fois, en même temps, un nom d'Horus d'Or mutilé, Meri . . . ., dont il n'est même pas certain qu'il n'appartient pas au roi Re-Khoutaoui Ougaf.

Pour la différenciation cherchée, un seul indice semble pouvoir être relevé, celui qui résulte de l'emploi, dans le groupe Sekhemre du cartouche solaire de Sekhemre-Khoutaoui Amenemhat-Sebekhotep , sur son linteau de Deir el-Bahri, du sekhem ornementé, j . au lieu du signe simple ordinaire qu'on rencontre à la même place, dans le plus grand nombre des cas, dans ce même nom royal. Car il y a des chances sérieuses pour que le nom d'un roi déterminé , si le sekhem y figure, soit toujours écrit de la même manière, toujours avec le signe simple ou toujours avec le signe orné des appendices ascendants. Parmi les titulatures qui prêtent à observation à ce sujet, les plus remarquables sont celles de Sekhemre-Ajmiai Antef-â, dont le nom solaire emploie régulièrement le sekhem simple, sauf dans le cas d'un seul monument, où l'on rencontre huit fois le sekhem simple et une neuvième fois le sekhem pourvu de courts appendices, et celle de Khasekhemre Nofirhotep, dans le nom solaire duquel c'est le sekhem ornementé qui invariablement se rencontre.

S'il est vraiment de règle que dans une titulature déterminée on emploie toujours une forme ou bien l'autre, nous n'aurons plus, en ce qui concerne Sekhemre-Khoulaoui , qu'à séparer en deux groupes les monuments, suivant que le cartouche comporte le signe orné ou le signe simple. Sekhemre-Khoutaoui Amenemhat-Sebekhotep possède le signe orné (linteau de Deir

el-Bahri I; il faudra lui attribuer le scarabée dont nous rbyons, un peu plus haut, l'inscription reproduite, et, parmi les petits monuments antérieurement étudiés, une plaquette de fondation en forme de cartouche sur laquelle le tekhem présente comme une ébauche d'antennes symétriques. Le Sekhemre- KhouUioni l'entra de la stèle d'Abydos, différemment, emploie le sekhem simple; à lui appartiendront les inscriptions nilométriques de Semneh et koummeh, les cylindres de Sebek de Rosam-fou de Soumnau précédemment étudiés ( nous venons d'en citer quelques-uns un peu plus haut), l'architrave de Bubaste avec le nom (de nibti, peut-être) Kha-baou, par suite aussi la stèle de Karnak avec le nom de nibti Kha-baou et le nom d'IIorus d'Or Meri. ... (à la condition que le nom solaire dans le cartouche, écrit, comme on sait, He-Kliuataoui, soit vraiment à restituer en Sekhemre-Khoùtaoui) , enfin les mentions connues du papyrus de Kahoun, du papyrus de Turin (dont le Re-Khoutaouij restitué en Sekhemre-KhoutaotU, es! forcément identique au roi du papyrus de Kahoun), et la mention de la table de karnak.

Il résulte de ces dernières attributions (papyrus de Kahoun et papyrus de Turin) que c'est Sekhemre-Khoulaoui Pmten qui aurait été le premier successeur de la Ml' dynastie. Cela va livs bien avec l'attribution, au même Penten, des inscriptions nilomélriques de Semneh et Koummeh. dont nous savons qu'elles continuent la tradition des inscriptions similaires. gravées sur les mêmes rochers, au temps des derniers Amenemhat de la grande dynastie.

Ge premier Seklieinre-khoutaoui a eu pour successeur, on le sait par l'indication concordante des papyrus de Kahoun et du papyrus de Turin, un roi Sekhemkare. Mais il \ a deux Sekhemkare, nettement différenciés par leurs noms d'ilorus, et l'attribution des monuments à l'un ou à l'autre, de même (pie la définition de celui qui succéda au premier Seklienire-

Khoutaoui, posent un problème exactement semblable à celui qu'on vient d'essayer de résoudre. Rappelons que l'un des deux rois, Horus Meh-ab-taoui , Double-Seigneur Teti-sekhem-f, nom solaire Sekhemkare, nom personnel Amenemhat- Senbef ', nous est connu par un cvlindre qui donne ces quatre nomsll), et par un scarabée qui porte le nom d'Horus et le cartouche au nom personnel; que l'autre, Horus Sankh-taoui , roi Sekhemkare, est ainsi mentionné par une stèle d'Athribis, et que son nom d'Horus se rencontre ailleurs plusieurs fois : ces divers monuments sont attribués tout naturellement. Mais auquel des deux Sekhemkare appartiennent les mentions avec le seul nom solaire, celle d'une statue connue, celles, historiquement importantes, du papyrus de Kahoun et du papyrus de Turin? On peut répondre, en remarquant que dans la titulature de l'Horus Meh-ab-taoui on emploie le sekhem orné, — dans le nom solaire Sekhemkare et aussi dans le nom de nibti, — tandis que le nom de l'autre Sekhemkare , Horus Sankh-taoui, s'écrit avec le sekhem simple. D'après ce caractère, c'est à ce dernier roi qu'appartiendraient les autres mentions, et c'est lui, comme on voit, qui serait le successeur immédiat de Sekhemre-Khoutaoui Penten, le deuxième successeur de la XIIe dynastie.

Remarquons encore que dans cet arrangement des choses, il vient d'abord, après la XIIe dynastie, un certain roi Penten et un autre (le premier Sekhemkare) au nom personnel inconnu, le deuxième Sekhemre-khoutaoui et le deuxième Sekhemkare, rois Amenemhat-Sebekhotep et Amenemhat - Senbef, prenant place un peu plus loin, au voisinage de ces autres rois que nous connaissons bien , Amem-\nlef- Amenemhat et Snofirabre Senousrit : le groupement qui ressort de là parait être le plus conforme à la réalité des faits historiques.

M Un double de ce cvlindre, antérieurement décrit, va être signalé un peu plus bas.

B. A \ll M:\1HAT ET SeNOUSRIT POSTERIEURS À LA XII° DYNASTIE (1).

i. Sekkemkare X . . . (Horus Sanhhtnouiy

La stèle d'Athribis qui porte la titulature de ce roi est republiée, sous forme d'un dessin au trait, dans Hierogl. Texls . . . in the Br. Muséum, IV (1913), pi. XXII.

2 Sekkemkare AmenemhatSenbef (Horus Mehabtaouï).

Ce roi nous était connu, jusqu'ici, par deux monuments seulement, un scarabée et un très beau cylindre en émail bleu portant une titulature complète. Un autre cylindre, extrêmement analogue au précédent et portant une inscription à très peu de chose près identique, se trouvait, en 191/1, en la possession de M. W. Rutlierford Warren, au Caire. Ce nouvel objet, émaillé bleu, a exactement la forme d'un barillet très allongé, long de 3/i millimètres, avec un diamètre de 6 millim. 5 aux extrémités et 9 millimètres au centre.

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