C. K.HENZER, OU NOMS BOYAUX APPARENTES
Un scarabée, jadis noté par Chassinat (2) au Caire, portait l'inscription ci-contre. Voici un nouveau roi, dont le nom solaire, Ousn-Lurr, est écrit l'auti- 1 \lf
vement avec le signe du soleil à la fin. et dont
o le
le nom de deuxième cartoucbe semble bien être
identique à celui du ( ^Jj^ Khenzer que nous
connaissons, le roi des stèles d'Abydos qui a ^ J pour nom solaire Ne-kha-Nemëtre^K A ■?•
Le nom de Khenzer se retrouve peut-être aussi sur un autre scarabée, au British Muséum, dont l'inscription
P) Br. Muséum, n° 1073; Hieroglyphic Te.vts ... in the lit: Muséum, IV (191 3), p. 7 et pi. XV.
W Chassinat, Petits monuments et petites remarques, l\. dans Bull. Inst. français arch. orientale. X (1912), p. 162. Chassinat a noté l'objet chez un marchand du Caire en 1899.
(3) Pour Nekhanematre Khenzer, voir Monuments et histoire etc., chap. 11, Su.
donne (1) : *î* JUL ^, J'CO" ^ appartient, comme on voit, à un officier, le préposé à un service de désignation incertaine, du roi dont le nom précède immédiatement et qu'il serait intéressant de reconnaître; ce nom ro\al, malheureusement, est extrêmement obscur, et l'on ne sait s'il faut y voir un nom personnel formé avec khenzer, A-klui- khenzer (?), ou bien un nom solaire à lire N-â-kha-zer-re. Si le nom était de cette dernière forme, on remarque qu'il emprunterait dos éléments isolés, très singulièrement, aux deux noms de cartouches de Ne-kha-Nematre Khenzer.
A Ne-kha-Nematre pourrait appartenir un autre scarabée encore, sur lequel on trouve (face à droite en réalité) la combinaison transcrite ci-contre, avec deux cartouches dont un nombre important de signes sont incertains (2). ÏSe-kha- Nèmatre est probable, malgré le vague du ^ / dernier signe sur l'original; mais que faut-il ^"^
lire dans l'autre cartouche? Le groupe rappelle quelque peu
celui du cartouche connu
, qu'on rencontre sur nombre
de petits objets similaires, notamment sur plusieurs scarabées, décrits précédemment, qui portent ensemble ce cartouche Nofrre et un autre cartouche pour lequel la lecture hésite entre Ne-kha-Nematre et le Nematre simple (;i). 11 est possible (jue le nouveau scarabée qui nous occupe ici soit un objet à inscription « mixte » de la même catégorie.
(,) Br. Muséum, n" &8716; Hall, Catalogue, p. •.!<>, n" ;>3(). '-> Coll. J. Ward; reproduit par lui dans P.S.B.A., 99 (1900), pi. I (après la p. «74), n° anj.
,J Voir précédemment, chet nous. Honumtntt w hittoire etc., rhap. mu, S..
D. Sekhemre-Ouazkhaou Sebekemsaf et Sekhemre-Souàztaoui Sebekhotep.
Nous avons reproduit, précédemment, les inscriptions en colonnes verticales qu'on trouve sur les quatre faces d'un petit obélisque de Sekhemre-Ouazkhaou, en pierre noire, trouvé naguère, par Legrain, dans la cachette de karnak l . Voici son frère jumeau'2', un obélisque exactement semblable, en même matière, pareillement mutilé à la partie inférieure, pareillement orné, sur chaque face, d'une inscription en une colonne verticale; les inscriptions ne diffèrent de celles de l'obélisque de Karnak que par des détails, comme on s'en rendra compte en se reportant au premier objet pour une comparaison directe :
L'objet nouvellement signalé est au Caire, à l'Institut français d'archéologie orientale; il paraît s'y trouver depuis longtemps et sa provenance n'est pas connue.
M Voir chez nous , précédemment, Monuments et histoire etc., chap. v, S il.
M Gauthier, Monuments et fragments appartenant à l'Institut français d'archéologie orientale, !x. Fragment d'obélisque en pierre dure noire, dans Bull. Institut français d'arc h. or., XII (1915), p. 197 et suiv.
Le nom du même roi Sekhemre-Ouazkhaou Sebekemsaf est sorti de terre, d'autre part, eu iui3, à Medamoud au nord de Karnak, au cours de quelques fouilles exécutées par Daninos pacha au niveau du premier temple qui exista dans la localité. Ce vieux sanctuaire de Mentou(", qui remontait pour le moins au Moyen Empire, était un petit édifice bâti en briques crues, avec des portes en calcaire de dimensions très modestes; on v trouva, entre autres objets, une statue d'Amenemhat III. Les montants en calcaire des portes avaient été revêtus, par le fondateur, d'une inscription dédicatoire où ce roi était dit aimé de S \^ ^ ^ ^ © H des dieux qui sont (huis Madou (= Medamoud); mais dans les cartouches, les noms du roi ont été grattés, et remplacés, tantôt par ceux