Le roi Nibnojirre
Au précédent chapitre, nous avons eu sous les yeux un beau scarabée dont le décor, du type comahteé symétrique; encadre le cartouche ci-contre (n° 28 de nos reproduc- (^ tions). Nous avons remarqué que le nom ainsi présenté était très analogue à une forme *|| qu'on rencontre ^— -^ plusieurs fois, notamment dans le cartouche, sur un scarabée également cité par nous et qui porte : 1 rj£ Sachant que ce dernier nom Khanojiroui n'est qu*une des f^ variantes fantaisistes du vrai nom solaire de Khanoflrre I Sebekhotep — on connaît la forme intermédiaire ^ J © *H* et même une forme *|, le signe du soleil déjà tombé, mais encore avec le nojir simple, — la question pouvait être posée, dès lors, de savoir si notre nouveau Nibnofroui ne procédait pas, de la même manière, de l'altération fantaisiste d'un Nibnojirre, nom solaire véritable. Ce nom existe-t-il, et —
toujours en vertu d'un parallélisme possible avec l'autre phé- Domène existerait-il Les formes intermédiaires Nibnefirovùre et Nibnofir, correspondantes de Khanofirouire <-t Khanofir?
Il se trouve que la réponse est affirmative. La l'orme ^ Nibnojirouire, se rencontre sur plusieurs scarabées, trois î | du moins ' ". La forme simple Nibnojirre figure, dans le cartouche, sur un vase du Louvre . sur un scarabée connu de Wiedemann^, et on la trouve encore sur plusieurs autres scarabées, accompagnée de signes supplémentaires tels que J^ ou ^(1). Le vase du Louvre, objet plus important qu'un simple scarabée, semble indiquer que ce \//>nofirre® est un prince historiquement véritable. Enregistrons donc l'existence de ce nouveau personnage pharaonique, à placer indubitablement, d'après tout ce qui précède, au temps de khanofirre Sebekholep, et le plus probablement en Haute- Egypte.