‹ La fin du paganisme (volume 2)Chapitre 99 sur 126 · Contra AcaiL. I · texte numérisé non relu

Contra AcaiL. I

I.e voilà Joue, à ce qu'il semble, couqui> à la philosophie ; il ne lui reste plus qu'à marcher dans la voie que V Hortensiuii lui a ouverte, î\ passer de ri'tude de Cicéron à celle des sages de la Grèce, qui furent ses maîtres, à tirer une doctrine de leurs ouvrages et à y conformer sa vie. Ce n'est pas pourtant ce ({ui arriva. Un premier élan l'avait porté vers les philosophes, un second l'entraîna plus loin. L'Hortensius, sans qu'il s'en aperçût peut-être, ranima dans son àme de plus anciens souvenirs qui n'y étaient qu'assoupis. Monique aussi lui parlait autrefois de la vie éternelle, mais d'une manière bien différente; et quand il songeait aux peintures merveilleuses qu'elle lui en avait faites, et qui ivavissaient sa jeunesse, toutes ces espérances d'immortalité, si incertaines et si froides, que les sages proposaient à l'homme, ne le contentaient ]ilus. A mesure que se réveillaient en lui les émotions pieuses de ses premières années, les systèmes des philosophes lui semblaient vides et incomplets. « Il y manquait, nous dit-il. le nom du Christ, ce nom que j'avais puisé avec le lait sur les genoux de ma mère, et que je gardais au i'uud de mon cœur; et je compris que toute doctrine où ce nom ne serait pas, quelque vérité qu'elle contînt, avec quelque élégance qu'ollo fut exposée, ne pourrait jamais me satisfaire'. »

Il lui fallait donc retourner au christianisme. C'est dans cette pensée qu'il se mit à lire les Écritures; mais, dès les premières pages, il s'arrêta : pour un homme nourri de rhétorique comme lui, c'était une lecture trop rebutante. Quand on a été tout à fait charmé des littéra-

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