Lactance, Div. inst.. Y
avec plus de passion. Il y restait des païens obstinés, qui ne perdaient pas courage, et osaient quelquefois en venir aux mains avec leurs ennemis. Ils avaient sans doute accueilli avec des cris de fureur la nouvelle de la catastrophe de Home, qu’ils regardaient toujours comme la métropole de leur culte proscrit. (( Quand nous faisions des sacrifices à nos dieux, disaient-ils, Rome était debout, Rome était heureuse. Maintenant que nos sacrifices sont interdits, vous voyez ce que Rome est devenue ^ )) Ils étaient favorisés par une circonstance particulière, qui disposait le public à leur donner raison. L’Afrique, séparée par la mer des barbares, semblait à l’abri de leurs invasions; aussi était-elle l’asile préféré des malheureux qui fuyaient devant les Huns et les Goths. On voyait sans cesse, dans ces lamentables années, débarquer à Carthage des échappés de Rome, de grands personnages qui portaient des noms célèbres, et qui arrivaiciU avec les restes de leurs familles et les débris de leur fortune. A ras|)ect de ces malheureux, la pitié s’éveillait. Les récits qu’ils faisaient des scènes auxquelles ils venaient d’assister les mettaient devant les yeux de leurs auditeurs. Tout le monde, en les écoutant, croyait assister à la prise de Rome, et à chaque arrivant illustre, la douleur publique était renouvelée. Naturellennmt les païens en profitaient pour redoubler leurs plaintes; et non seulement ils étaient bien accueillis de ceux qui partageaient leurs croyances, mais la foule des indécis, placés sur les limites des deux cultes, et qui, suivant les circonstances, passaient d’un camp à l’autre, les écoulait avec faveur. Il fallait de toute nécessité qu’un chrétien s’occupât de leur répondre.
Saint Augustin était alors le plus grand personnage, non seulement de l’épiscopat africain, mais de toute l’Eglise. Depuis les apôtres, personne n’avait joui, parmi les fidèles, d’une aussi grande autorité. C’était l’opinion commune qu’il avait
i. S. Aug., SermOj 296.
des lumières de tout, et qu’il était capable de résoudre les problèmes les plus obscurs. Aussi voyons-nous qu’on lui écrivait des parties du monde les plus éloignées sur les questions les plus diverses. On peut dire que, de sa petite résidence d’Hippone, il surveillait la chrétienté entière, raffermissant les âmes ébranlées, éclairant les consciences incertaines, conseillant les faibles, encourageant les forts, combattant les rebelles. Ses admirateurs le comparaient au pilote qui conduit, [jcndant l’orage et parmi les écueils, la barque du Christ. Les attaques que, depuis la prise de Rome, les païens dirigeaient contre l'Église, ne pouvaient échapper à un œil aussi vigilant. Aussi a-t-il soin d’y répondre dans tous les sermons qu’il a prononcés à cette époque. L’insistance qu’il met à le faire, malgré l’avis des timides qui croyaient qu’il valait mieux ne rien dire et ne pas entretenir des souvenirs factieux C la chaleur avec la(juelle il cherche à prouver que le christianisme n’est pour rien dans les malheurs de l’empire, montrent qu’il se rendait compte du danger que ces reproches faisaient courir à l’Église. Bientôt même il ne lui parut plus suffisant de parlera quelt^ues fidèles, dans un coin obscur du monde chrétien. Il résolut de s’adresser à la chrétienté tout entière, et composa la Cité de Dieu.
i. Sertno, 106, 12.
Les cinq premiers livres de la Cité de Dieu, — Disrussion à propos de la prise de Rome. — Le christianisme n*est pas responsahle des malheurs publics. — Il y en a eu d’aussi grands avant la venue du Christ. — Les dieux n’ont rien fait pour la prospérité de Rome. — A qui faut-il l’attribuer?
La Cité de Dieu est une œuvre immense, qui demanda beaucoup de temps et de travail à saint Augustin. Il la commença en 413 et ne la finit qu’en 426, quatre ans avant de mourir. Llle a donc été la principale occupation de ses dernières années. Chaque partie fut publiée à part et parut à de longs intervalles. Les ouvrages composés de cette manière risquent de manquer d’unité : dans celui-ci, l’auteur semble avoir voulu se j)rémunir contre ce défaut en se traçant d’avance un plan régulier, et en multipliant les divisions et les subdivisions. A chaque livre nouveau, il a grand soin de résumer ce qu’il a fait et d’annoncer ce qu’il va faire; mais l’ordre n’est qu’à la surface; à tout moment il lui arrive de revenir sur ce qu’il a dit ou d'empiéter sur ce qu’il va dire. L’œuvre n’étant pas écrite de suite et d’un jet, l’ensemble le préoccupe moins que les détails; comme il n’est pas pressé d’arriver à la conclusion, il s’arrête souvent en route et se jette sans scrupule de tous les côtés du chemin. L’an'^lv^p de ces sortes de livres est difficile à faire. Pour qu’elle ne soit pas trop confuse, il faut laisser de côté les dévelop|)ements parasites qui interrompent le cours du raisonnement, et c’est souvent un grand dommage. M. Ébert fait remarquer avec raison que, dans la Cité de DieUy ces hors-d’œuvre sont quelquefois plus agréables et plus importants que le sujet principal. D’ordinaire, l’auteur ne les a introduits dans son ouvrage que parce que c’étaient des ques-
lions qu’on discutait ardemment autour de lui et qui le passionnaient lui- même; aussi met-il à les traiter plus de ch.ileur qu’à tout le reste, et c’est souvent ce qui, dans son livre, a le plus d’intérêt et de vie. Mais il faut se résoudre à n‘en rien dire, si l’on veut donner une idée de l’ouvrage dans son ensemble et en faire connaître le plan général.
Comme il était naturel, saint Augustin court d’abord au plus pressé. La Cite de Dieu ayant été composée à propos de la prise de Rome, c’est d’elle qu’il s’occupe au début. « Il est si peu vrai, dit-il aux païens, que le christianisme soit responsable de ce désastre, qu’au contraire il a tout fait pour en diminuer l’horreur. » Si Alaric n’avait pas été chrétien, tout aurait péri. Mais, comme il a épargné les églises, les églises ont sauvé ceux qui ont pu s’y réfugier, et beaucoup de païens même leur doivent la vie. Pour faire ressortir ce bienfait et montrer que les choses ne se passaient j)as ainsi dans les temps où le christianisme n'existait pas encore et (jui paraissent aux païens avoir été si fortunés, saint Augustin remonte très haut, jus(ju’à la prise de 'Iroie, qu’il se j)lait à 0|)poser à celle de Rome. Quel rôle y ont joué les temples, au moment où les Grecs rav.igeaient la malheureuse ville? Virgile nous l’apprend : on y gardait, au milieu du butin entassé, les enfants caj)lifs et les femmes tremblantes. Ils n’ont donc pas servi d’asile, comme les églises de Rome, mais de prison. Quehjuefois même ils ont été souillés du sang des vaincus, et Priam, qui s’était réfugié auprès de ses autels domestiques, y a trouvé la mort.
Yidi (lecubam, centumque nuriis, Priamuuique per aras
Sauguiiie fœdantem quos ipse sacraverat ignés.
Et les dieux de Troie, quel service ont-ils rendu à la malheureuse ville pendant sa dernière nuit? Au lieu de protéger leurs adorateurs, ils ont eu besoin de leur aide pour se tirer d’allàire. « Panthée, dit Virgile, prêtre de Pallas et d’Apollon, tient dans ses mains les objets du culte et ses dieux vaincus. » Quant à
Énée, il est obligé d’em[)orter sur son dos son vieux pore et ses Pénates; Hector est venu les lui confier au dernier moment, parce qu’il sait bien qu’ils seraient incapables de se sauver tout seuls :
Sacra suosque tibi commandât Troja Penates.
Remarquons en passant l’usage que saint Augustin fait de Virgile. Le grand poète s’imposait aux gens de tous les cultes; réducation le rendait familier dans tous les pays où l’on parlait latin. Une fois que ses vers ont coulé dans les jeunes âmes, dit saint Augustin, il est impossible de les oublier. » Aussi le cite-t-il sans cesse comme une autorité qui n’est récusée de personne.
C’est encore un auteur profane qui lui sert à répondre à d’autres reproches. Pour quidques Humains plus heureux qui s’étaient sauvés en se réfugiant dans les églises, combien avaient péri dans les maisons et dans les rues! que de pillages et de massacres pendant ces fatales journées! Mais ne devait-on pas s’y attendre, et s’était-il rien passé à Home qui fût surprenant et nouveau? « Quand une ville est prise, dit Salluste, les vaincus perdent tout [capta urbe, nihil (it reliqui victis,..). On ravit les vierges et les jeunes garçons, on arrache les enfants des bras de leurs parents; les mères de famille sont livrées aux outrages des vainqueurs; on pille les temples et les maisons; partout le meurtre et l’incendie; tout est plein d’armes, de cadavres et de sang. » Que voulez-vous? ce sont les lois de la guerre; les Romains les ont toujours appliquées sans pitié ; s’ils les subissent à leur tour, il ne leur convient pas d’en être surpris. Parmi ces horreurs, il y en avait dont les âmes chrétiennes s’étaient plus particulièrement émues. Beaucoup de victimes étaient restées sans sépulture : on n’avait pas pu les ensevelir auprès de leurs parents, avec les cérémonies accoutumées. C’est un malheur, dit saint Augus* tin; mais, après tout, la pompe des funérailles, un cortège
nombreux, un tombeau magnifique, sont plutôt des consolations pour les vivants qu’un soulagofiiont pour les morts. Les païens eux-mêmes le reconnaissent. Lu de leurs poètes n’a-l-il pas dit : a Le ciel se charge de couvrir ceux qui n’ont pas de tombe? )) Ce qui était plus grave, c’est que des vierges consacrées au Seigneur avaient été outragées par les barbares. QueLpicïSunes, pour ne pas survivre à leur déshonneur, s’étaient tuées; les autres vivaient dans la retraite et la doubmr, demandant à Dieu pardon de leur faute involontaire. Sur la conduite des unes et des autres, la communauté chrétienne se partageait, et vraisemblablement on avait beaucoup discuté pour savoir auxquelles on devait donner la préférence. Saint Augustin, reprenant la question, parle de toutes avec sympathie; il n’en veut condamner aucune. Il est plein de miséricorde pour celles qui sont mortes : « Quel homme ayant un cœur, dit-il, leur refuserait le pardon? » Mais on voit bien qu’il préfère la conduite des autres. Il les console, en leur montrant qu’elles ne sont pas coupables, puisqu’elles n’ont pas été complices; il rappelle le beau mot qu’on avait dit à propos de Lucrèce : « Ils étaient deux ; un seul fut adultère )) . Il les excuse de n’avoir pas voulu venger sur elles le crime d’autrui. Pour braver les soupçons blessants de la malignité humaine, ne leur suffit-il pas d’être assurées du témoignage de leur conscience? A ceux qui, pour railler leur foi, leur disent : ({ Où donc était ton Dieu? » elles pemvent répondre qu’il esl partout, qu’il assistait aux scènes sanglantes oîi tant des siens ont péri, et qu’il avait ses raisons pour ne pas venir à leur aide. « Quand il afllige ses fidèles, c’est pour éprouver leur vertu ou châtier leurs vices; et, en échange de leurs maux, s’ils les supportent avec piété, il leur réserve une récompense éternelle. »
Ces malheurs sont grands sans doute; mais saint Augustin ne veut pas admettre qu’ils soient exceptionnels, et il soutient que Home en avait éprouvé auparavant de plus terribles encore.
Mais sur ce sujet, quoiqu’il ait beaucoup d’importance et complète sa de'monslration, il n’a dit qu’un mot en passant. C’est qu’il le réserve pour un ouvrage spécial, qu’il a chargé l’un de ses disciples d’écrire. 11 s’agit de Y Histoire universelle de Paul Orose, qu’on peut regarder comme un appendice de la Cité de Dieu, Orose, pour obéir à son maître, s’est proposé d’énumérer tous les accidents lâcheux qui sont arrivés au monde depuis qu’il existe. Dans ce dessein, il compile au hasard tous les jrécits qu’il trouve chez les écrivains anciens, quand ils sont favorables à sa thèse. La critique lui manque tout à fait, et il cite avec le même sérieux les légendes les plus ridicules et les faits historiques les mieux constatés. C’est ainsi qu’il s’apitoie sur les victimes de Busiris, qu’il plaint les maris des filles de Danaüs, et qu’après avoir raconté les exploits des Amazones, il s’écrie d’un ton pénétré : « O douleur! Je rougis des erreurs des hommes !» On a vu des femmes ravager le monde, et l'on ose s’étonner que les Goths aient un [)eu rançonné l’Italie! Ce qui relève cette compilation maladroite, ce qui lui donne, malgré ses faiblesses, une grande importance, c’est qu’elle est le premier essai d’une histoire qui ne s’enferme pas dans les limites d’une nation et comprend rhumanité tout entière; c’est aussi qu’elle cherche à dégager de la série des événements la loi qui les régit et les explique; enîin, c’est qu’elle est composée pour le besoin des polémiques contemporaines et qu elle nous fait connaître l’attitude des divers partis à l’épotjue oîi elle a été écrite. Nous aurons plus tard à nous en servir.
Après avoir montré que la nouvelle religion n’est pas coupable des malheurs récents, saint Augustin veut établir qu’on ne doit pas faire honneur à l’ancienne de l’antique prospérité. Son raisonnement, réduit à ses éléments essentiels, est très simple. Si les dieux, nous dit-il, avaient eu quelque souci du bonheur des Romains, ou le pouvoir de le leur procurer, ils leur auraient donné d’abord ce qu’il y a de préférable parmi
LA « CITÉ DE DIEU d DE SAINT AUGUSTIN. 515
les biens du monde, riionnêteté et la vertu. L’ont-ils fait? Ont-ils rendu les mœurs meilleures, la vie plus réglée? Au contraire : c'est pour eux et par eux que les jeux ont été institués dans les cités; or saint Augustin, avec toute l’Église, considère les mimes et les pantomimes, les gladiateurs, les courses de chars, les spectacles de tout genre, comme la cause principale de la corruption publique. 11 faut donc réduire l’assistance que les dieux ont prêtée aux Romains aux choses matérielles. Ils les ont aidés, dit-on, à conquérir le monde. Mais d’abord conquérir le monde, c’est-'a-dire ravir leur indépendance aux peuples et les forcer à obéir malgré eux, est-ce quelque chose de si grand et de si glorieux qu’on le prétend? « Faire la guerre à ses voisins, soumettre, écraser des nations dont on n’a pas reçu d’olfense, et seulement pour satisfaire son ambition, qu’est-ce autre chose que du brigandage en grand? )) Voilà les premiers doutes que je connaisse sur la légitimité des conquêtes romaines L Sans doute, les anciens philosophes, ceux au moins chez lesfjuels se fait sentir un grand souffle d’humanité, Cicéron, Sénèque, déclarent solennellement qu’il faut que les guerres soient justes dans leur cause et modérées dans leurs efléts; mais ils se gardent bien d’appliquer ces principes à l’histoire de leur pays. Pour eux, tout ce que Rome a fait est bien fait. C’est à peine si, dans son afléction passionnée pour la Grèce, Cicéron ose timidement regretter qu’on ait appliqué les lois de la guerre à Corinihe, nolLem Corinihum ! On voit que chez saint Augustin l’esprit est devenu plus libre, plus détaché de cette superstition du passé, et que ce sont les petits-fils des vaincus qui ont la parole. Cependant, ce descendant des Carthaginois d’Annihal ou des Numides de Jugurtha est Romain; il en a le sentiment, comme il en porte le nom, et il soutient que c est par égard même pour la gloire
1. Cependant il y a quelques pensées semblables dans VOctaviiis, ‘25, 4, mais elles ne sont exprimées qu’en passant.
de Rome qu’il ne veut pas qu’on l’attribue à la protection des dieux ^ A qui donc les Romains la doivent-ils? A eux-mêmes d’abord, à leur courage, à leur énergie dans la souffrance, à leur amour de la pauvreté, à leur dévoûment à la patrie ; puis à Dieu, au vrai Dieu, à celui qu’adorent les chrétiens et qui a protégé Rome, parce qu’il avait ses desseins particuliers sur elle. (( C’est ce Dieu unique et terrible qui gouverne et régit tous les événements au gré de sa volonté; et, s’il tient quelquefois ses motifs cachés, qui oserait les accuser d’être injustes? »
Voilà ce qu’on trouve, avec beaucoup d’autres choses, dans les cinq premiers livres de la Cité de Dieu. Comme saint Augustin y traitait une question dont tout le monde alors s’entretenait, le succès de ce début fut très grand. « J’ai lu vos livres tout d’un trait, lui écrivait un grand personnage, Macédonius, vicaire d’Afrique. Ce ne sont pas de ces œuvres languissantes qui permettent qu’on les quitte. Les ignorants eux-mêmes, quand une fois ils en ont commencé la lecture, sont forcés d’aller jusqu’au bout, et, lorsqu’ils ont fini, ils recommencent » Orose va plus loin dans son admiration, et les compare à l’éclat du soleil levant : « Dès que ces rayons de lumière, dit-il, ont brillé du côté de l’Orient, tout Lunivers en a été inondé^ ».
1. Voyez les mêmes pensées dans Prudence, p. 150 — 2. Saint Augustin, Epist.^ 154. — 3. Orose, Præf., 10.
Lutte de saint Augustin contre le paganisme. — Raison ipril a’vail d’en souhaiter si ardeuiinent la destruction. — Forces qui re^laifot aux païens. — Troubles de (^alame. — Reproches que saint Augustin lait au paganisme. — Immoralité des légendes. — Absence de dogmes. — Tentatives faites pour régénérer le paganisme. — Les néoplatoniciens.
Saint Augustin avait en l’occasion, clans ses premiers livres, de maltraiter souvent le paganisme. 11 trouva pourtant qu’il ne lui avait pas porté d’assez rudes coups et qu’il restait quelque chose à faire. Il reprit la polémique engagée et y consacra les cinq livres qui suivent. Ces cinq livres sont le dernier acte d’une grande lutte qui durait depuis trois siècles, et ou s’étaient illustrés tant d’apologistes. C’est la dtirnière fois que l’Église a cru devoir attaquer l’ancienne religion dans un ouvrage important et spécial. Après la Cilé de Dieu, on jugea le combat terminé et la victoire définitive.
Saint Augustin avait encore vu, pendant sa jeunesse, le paganisme dans tout son éclat. Il raconte que, lors u’il vint à Carthage pour étudier la rhétorique, il assistait aux jeux donnés en l’honneur de la Déesse Céleste, il suivait les processions de la Mère des dieux, où les galles, la figure fardée, les cheveux humides de parfums, parcouraient les rues et les places avec des attitudes de femmes et en chantant des chansons obscènes; et il ajoute que, comme il était alors d’une conduite fort dissipée, il y prenait un grand plaisir h Ce sont les dernières fêtes que les païens aient célébrées. Peu de temps après, les lois de Théodose supprimèrent les manifestations extérieures de leur culte, puis finirent par le poursuivre jusque