Tableau des Prisom de Toulouse^ par Pescaire, j
collègues du Parlement, bien que l'on ne retrouve son nom exactement écrit dans aucune des listes des victimes de la Terreur; or, ce fait, s'il eut été faux, n'aurait trouvé aucun crédit, à Toulouse, où l'attention publique avait été tout particulièrement appelée sur le sort des membres de cette famille par la mort de M"* de Cassand, exécutée à Toulouse, le i mars 1794, sur la place de la Liberté *. Cette femme courageuse reconnut avoir violé les lois de la République pour obéir à celles de la nature, en écrivant à lun de ses flls émigré : elle aurait pu, dit-on, échapper au supplice en niant le prétendu crime dont elle était accusée, mais elle préféra la gloire du martyre à la honte du mensonge et mourut victime de la vérité.
Aux termes de l'acte d'accusation, qui porte des ratures et des additions nombreuses et non approuvées *, les vingt-six membres du Parlement de Toulouse étaient les ennemis nés et les plus oruels oppresseurs du peuple; ils avaient attenté à la souveraineté nationale par leurs arrêtés des 25 et 27 septembre i 790, qui avaient été commandés, en secret^ par le tyran; enfin, par une perfide indulgence, ils s*étaient soustraits à la légitime indignation de l'Assemblée constituante et avaient échappé aune comparution c devant le Tribunal qui devait punir les attentats ce commis envers la nation. » Ils étaient, en conséquence, prévenus « de s'être déclarés les ennemis du a peuple français , en prenant et signant des arrêtés, a délibérations et protestations attentatoires à la sou^ a veraineté nationale et à la tranquillité intérieure et (( extérieure de l'Etat. » Le Tribunal, composé de Gabriel-Toussaint Scellier*^, Ch. Bravet, Gh. Harny