‹ La fin du Parlement de ToulouseChapitre 41 sur 117 · Mémoires d*un Bétenuy par Riouffe · texte numérisé non relu

Mémoires d*un Bétenuy par Riouffe

(( qiies mots, mais les apprêts de supplice Tont atteint. « Il meurt, et trente-sept autres proscrits arrosent « comme lui de leur sang une place à jamais consacrée « par la mort de tant de martyrs *. » Le courageux enfant ne considéra pas comme terminée la tâche douloureuse à laquelle il s'était voué : il obtint, par une faveur exceptionnelle, de rendre les derniers devoirs au corps ensanglanté de ce père vénéré, qui avait vu, ù ses derniers moments, l'héroïque énergie de son fils affrontant la plus épouvantable des épreuves.

Le soir, on criait dans les rues de Paris la liste des condamnés, sur laquelle figurait en première ligne le conseiller de Senaux, sous le numéro 1354; et, pendant ce temps, les corps des nobles suppliciés étaient jetés à la fosse commune, creusée à la hâte dans une carrière de sable dépendant du couvent de Picpus '.

L'exécution fut notifiée, trois jours après, aux administrateurs de la Haute-Garonne par Fouquier-Tinville, avec réquisition de faire procéder à Tapposition des scellés sur les meubles, effets et papiers des condamnés. Le 3 messidor, Descombels recevait d'un artiste, qui joua un certain rôle dans la tragédie jacobine à Toulouse, une lettre lui rappelant l'urgence « de faire (( mettre le scelé aux comdannés, » et lui signalant près de six mille estampes appartenant à de Larroquan, la bibliothèque de Sapte et les tableaux de Poulhariez, de Cassand et de d'Aguin. Les scellés furent apposés le s^urlendemain. En rendant compte de celte opéralion aux administrateurs du district ^ le bureau des émigrés appela leur attention sur les parlementaires qui s'étaient soustraits par la fuite à la vengeance de la nation; il leur signala, notamment, les abbés Balsa

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