Archives de la Haute-Garonne. Série L. Liasses
de Finïiy et de Palhasse de Salgues et les magistrals d'Azémar de Castelferrus, de Pegueiroles, de Reynal-Monlamal, Daignan, de Ginestet, Beltnont de Malcor, de Long, d'Aldéguier, de Trenqualye, enfin Labrousse de Veyrazet, qui avait été guillotiné à Lyon, six mois auparavant.
La haine des jacobins venait de traîner au supplice vingt-six magistrats de Toulouse. Rappeler les mérites et les services de chacun d'eux est un faible et juste tribut à la mémoire des victimes de ce déchaînement des passions sanguinaires que Ton cherche parfois à excuser en les qualifiant de politiques.
Clbment-Marie de Blanc ou Le Blanc \ fils de Pien'e, conseiller au Parlement, et de Claire de Cousin de Lavalhère, naquit à Toulouse, le 24 mars 1722. La Cour le reçut au nombre de ses conseillers, le 1" septembre 1742, en l'office de Pierre d'Auterive, et Tinstalla dans ses fonctions, le 4 avril de l'année suivante. La réorganisation des corps judiciaires par le chanceher de Maupeou le maintint dans ses fonctions qu'il conserva jusqu'à la suppression définitive des Parlements. Sous la Terreur, l'émigration de ses deux fils aînés le fit incarcérer une première fois, en avril 1793; quatre mois après, il était dé nouveau mis en arrestation comme suspect et ancien parlementaire. Il périt sur l'échafaud, à l'âge de soixante-douze ans, après quaranle-huit ans de magistrature, pour avoir provoqué, signé ou approuvé les protestations des 25 et 27 septembre 1790, bien qu'au dire de Pescaire, historien contemporain, il les eût ouvertement blâmées.
Ce magistrat appartenait 6 la famille italienne des
1. Dans cette série de notices, on a suivi Tordre d'inscription des prévenus dans Facte d'accusation.
LES VICTIMES
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