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ORGANISATION ET LÉGISLATION ECCLÉSIASTIQUE

par l'un des ordres et que cette demande soit appuyée par l'un des autres.

L'accord des quatre ordres est nécessaire pour toutes les décisions qui touchent aux lois fondamentales, ou à la votation de subsides. Dans toutes les autres questions, l'accord de trois ordres suffit. Si les ordres sont deux contre deux dans une question dont la décision est urgente, celle-ci est remise à une grande commission composée de 60 délégués des quatre ordres en nombre égal et qui votent par tête et non par ordre.

Organisation et législation ecclésiastique.

La diète décide les questions de législation ecclésiastique. Ces questions sont préparées par un concile composé de représentants laïques et ecclésiastiques des paroisses luthériennes. Les projets élaborés au sein du concile sont soumis ensuite à l'Empereur et à la diète. Celle-ci peut les adopter ou les repousser, mais non les modifier. Le concile a encore dans ses attributions le choix des manuels de culte et d'enseignement religieux, etc.

Il y a trois évêchés (chefs-lieux Abo, Borgâ et Kuopio), administrés chacun par un chapitre que préside l'évéque, ou, à Âbo, l'archevêque. Les évêchés sont divisés en prévôtés, ceux-ci en paroisses, dont les limites coïncident en général avec celles des communes.

La paroisse, comme la commune, s'administre ellemême. Elle a à sa tête le conseil de paroisse et l'assemblée des paroissiens. Elle choisit et paie ses pasteurs: celui qui réunit la majorité des voix est nommé par le chapitre, sauf quand il s'agit des paroisses pour lequelles la nomination du pasteur est réservée à l'Empereur.

Les paroisses catholiques-grecques qu'il y a dans

quelques communes de la frontière russe, ont à peu près la même organisation que les luthériennes. Il y a aussi dans quelques villes de petites congrégations catholiques-grecques. Cette église a pour organe central en Finlande un chapitre siégeant à Viborg et nommé par le Saint-Synode de St. Pétersbourg. Mais les rapports des paroisses grecques avec l'État et avec l'église luthérienne ont été réglés par des actes législatifs du gouvernement du Grand-duché.

Les autres confessions chrétiennes n'ont pas pu jusqu'ici s'organiser légalement eu Finlande. Mais la diète de 1888 a adopté une loi reconnaissant leurs droits et statuant sur leurs conditions d'existence; cette loi n'a pas encore été promulguée.

Le droit de cité et les droits civiques.

La qualité de citoyen finlandais est requise pour l'exercice de toute fonction civile, ecclésiastique ou militaire. Cette qualité résulte de la naissance ou s'acquiert par la naturalisation accordée par l'Empereur et Grandduc. Les sujets russes n'ont droit de cité en Finlande que s'ils l'ont acquis par les mêmes formalités que les autres étrangers.

Le principe de l'égalité devant la loi a prévalu de plus en plus. Les privilèges de la noblesse ont été abolis, à l'exception d'un seul: le droit de représentation à la diète. Il en est de même des anciens privilèges de certaines classes quant à l'impôt. La sécurité et la liberté individuelles sont garanties; de même le droit de propriété. A l'heure qu'il est, tout citoyen finlandais, sans distinction de classe, peut acquérir toute espèce de biens-fonds. La loi industrielle a également reconnu le principe de la liberté du travail, sans distinction de classe ni de sexe. Il n'existe pas non plus de privilè-

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