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ULEÂBORG ET VOYAGE DE CETTE VILLE ETC

On s'arrête à la petite ville de Kemi, la plus petite du pays (v. p 42, bonne auberge).

Torneâ. Hôtel: auberge de la Poste, en général bondé de voyageurs du 15 juin au 15 juillet. Les touristes trouvent en ce cas des chambres et pension à Haaparanda où l'on se rend en chaloupe à vapeur (10 p.); Hôtel et bon restaurant dans cette dernière ville.

Torneâ, fondée en 1605, n'a pas plus de 1,100 habitants. Elle n'est intéressante que par sa situation septentrionale et parce qu'elle est le point de départ d'excursions dans le nord jusqu'en Laponie même. Les Lapons y viennent en grand nombre pendant l'hiver, apportant dans leurs petits traîneaux (pulkor, voir p, 9) de la viande, des langues et des peaux de renne. Vers la S:t Jean la ville est pleine d'étrangers venus des provinces les plus éloignées, de l'étranger même pour se rendre de Torneâ à

* * Aavasaksa, montagne de 232 m. au dessus de la mer, du sommet de laquelle on peut voir le soleil de minuit pendant deux semaines quoiqu'il ne soit complètement visible à l'horizon que pendant trois fois vingt-quatre heures (du 24 au 26 juin).

La route suit la belle rivière, qu'elle borde quelquefois, jusqu'à ôfvertorned, d'où elle se dirige vers l'orient. La partie sud de la rivière traverse un pays bien cultivé et très peuplé; il serait difficile de trouver en Finlande une population plus aisée. Plus au nord, les montagnes s'élèvent et se rapprochent de plus eu plus des rives du fleuve. La nature y revêt un caractère mélangé de grâce et de solennité, de douceur et de sauvagerie. La propreté ostrobothnienne se remarque partout; toutes les auberges sont excellentes.

A 10 km. environ d'Aavasaksa l'on voit la curieuse montagne de Luoppivaara ; elle semble un temple élevé par des géants, des parois taillées avec symétrie, des marches dans le roc, tout lui donne l'apparence d'une ouvre commencée par la main de l'homme. Les pentes sont couvertes d'énormes tas de blocs.

La montagne d'Aavasaksa forme dans la rivière un promontoire autour duquel serpente au nord la Tengeîi, affluent de la Torneâ. Couverte de forêts au sud, elle devient de plus en plus aride et se termine enfin par un plateau complète-

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•ment nu. On y monte à pied par un chemin bien tracé. L'État finlandais a acheté la partie supérieure de la montagne et y a fait élever un pavillon en vieux style Scandinave. On trouve des chambres dans les maisons voisines du villaae de Tengeli. Des centaines de touristes s'y rassemblent chaque été à la S:t Jean. Le ciel est-il couvert, les voyageurs, en attendant un moment plus favorable, peuvent passer agréablement leur temps à la pêche du saumon, de la truite, de l'ombre de rivière ou du sik dans la Tengeli ou dans les lacs des environs.

[Le bateau à vapeur va deux fois par semaine de Torneâ à Uleâborg; de la ville suédoise de Haaparanda aux ports du fleuve de Torneâ il en part plusieurs fois par semaine pour Sundsvall, d'oii l'on se rend en chemin de fer à Trondhiem et à Stockholm. On peut aussi .se rendre par le Lappmark à Hammerfest en Norvège; de cette ville, la plus septentrionale de l'Europe, on retourne eu bateau à vapeur, le long de la côte occidentale de la Norvège jusqu'à Trondhiem ot de là au continent].

Par la Laponie au Cap du Nord.

Nous ne pouvons recommander ces excursions qu'aux touristes ou aux sportsmen ex professo, qui trouvent une jouissance particulière à vaincre les peines et les difficultés qui l'attendent au milieu de cette nature quelquefois grandiose, mais encore plus fréquemment inhospitalière. Celui qui est accoutumé aux privations et aux fatigues est le seul qui puisse impunément s'engager dans la Laponie finnoise, où les moyens de communication sont des plus élémentaires. Les routes ne sont que de petits sentiers, quelquefois presque imperceptibles, un passage à travers un marais ou une rivière pleine de rapides. Des chardons d'un mètre de longeur, des étendues désertes et inhospitalières séparent les fermes misérables. Il faut souvent passer la nuit à la belle étoile. Le touriste, qui est pourvu d'une tente, la préférera d'ailleurs aux cabanes étroites, malpropres et bondées des Lapons. C'est pourquoi il faut se munir d'un manteau chaud ou d'un plaid; un imperméable bon et léger est aussi indispensable. La

chaussure la plus convenable se compose de pjaksor (voir p. 52). Pour se préserver des piqûres des cousins avides de sang et qui s'élèvent souvent en gros nuages, il faut emporter de l'huile de poix et de l'esprit de Lavande et s'en frotter les parties du corps découvertes au moins une fois tous les quarts d'heure. Un voile long, assez épais, fixé sur un chapeau de feutre raide, à larges bords et soigneusement enfoncé sous l'habit est très utile sur l'eau par le beau temps, mais incommode pour la marche. Dans l'extrême nord c'est aussi difficile de se procurer les vivres les plus indispensables, c'est pourquoi l'on fera bien d'emporter du chocolat, du thé, du sucre, des grains et du cognac. On peut se faire servir de bon café dans chaque chaumière laponne. Le touriste qui n'est pas chasseur, peut se passer de toute espèce d'armes, car, bien que les Lapons soient encore très peu civilisés, leur naturel est bon et doux. Les crimes graves sont extrêmement rares chez eux. La plupart des habitants appartiennent à une secte, celle des hihhuUtes, qui se distingue par la grande sobriété de ses membres ; ils ne boivent jamais de spiritueux et n'en ont pas chez eux.

D'un autre côté les Lapons sont extrêmement curieux et très intéressés. Le touriste qui a besoin de leur aide, ne doit pas oublier de fixer d'avance le prix de leurs services. Ils parlent presque tous finnois aujourd'hui, mais l'étranger qui ne connaît pas cette langue, ne se fera entendre que difficilement. La difficulté ne sera pourtant pas plus grande que dans d'autres pays aux confins du monde civilisé. Il est prudent cependant au départ de prendre un domestique connaissant la langue.

Les vallées arrosées par un fleuve y ont souvent une grâce pleine d'attraits (v. p. II). Mais on rencontre des étendues immenses arides et uniformes. Ces plaines ne sont pas sans un certain charme cependant; le silence profond, la solitude accablante, donne un aspect de mélancolie rêveuse à ces immensités éclairées par le soleil d'été.

Le pêcheur, le chasseur appréciera particulièrement une excursion en Laponie. L'ombre et la truite, l'ours, le renne sauvage, la gelinotte blanche, l'oie et le cygne dans les toundras.

Celui qui a fait le voyage de Finlande jusqu'à Uleâborg et Torneâ, pourrait cependant terminer ce tour en ce rendant par la Laponie à Vads& et au Cap Nord ou aux îles de Guld-

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berg pour revenir par l'archipel occidental de la Norvège, si riche en beautés d'une nature d'un grandiose merveilleux. Ce voyage se fait à bord de grands et magnifiques bateaux à vapeur.

Nous ne recommandons pourtant pas ce trajet. Comme nous l'avons dit plus haut, le touriste est souvent obligé de passer la nuit à la belle étoile et les nuits en Laponie sont déjà froides à la fin de juillet, époque où se termine ordinairement le voyage de Finlande.

Il est vrai qu'en prenant cette route le touriste peut apprendre à connaître successivement les beautés des contrées arctiques, toutes nouvelles pour lui — mais d'un autre côté il est obligé de perdre un temps précieux à remonter de grandes étendues de rapides, tandisqu'en prenant la route dans une direction opposée il fait le trajet d'une manière beaucoup plus agréable et beaucoup moins longue

Le voyage de la Laponie finnoise peut être recommandé surtout aux touristes qui ont été au Cap Nord au commencement de l'été et qui désirent se rendre par les montagnes de la Norvège dans le pays des mille lacs. C'est pourquoi nous allons prendre le Cap Nord comme point de départ de la description des deux routes que nous croyons devoir recommander.

A. Le cap Nord-Utsjold-Enare-SoclankyUi-Kemi.

Le bateau à vapeur se rend une fois par semaine aux îles de Guldbergsholmen au fond de la rivière de la Tana; ces îles présentent un spectacle d'une grandeur inexprimable; c'est un comptoir de commerce. On prend de là un canot pour aller à Heida, village sur la Tana (26 km.). La rivière à un cours égal (12 km.) à travers de riantes prairies jusqu'au village paroissial de Polmak situé au pied de la montagne de Harimatschokka, où l'on trouve uu logis excellent chez l'employé du télégraphe. .

La rivière fait une courbe au nord-ouest (12 km.) et touche à la frontière. C'est près de là que le touriste rencontre les premiers rapides — ceux de \'Ala-K<ingâs entre autres, (15 km.) très pittoresques. Le courant en est si rapide que le voyageur ne peut rester dans le canot pendant qu'on le remonte; il est obligé de marcher le long do fleuve. Ce passage de cette magnifique rivière n'en est pas moins in-

téressant. On arrive enfin à VUtsjoki (35 km.), petit affluent très fougueux de la Tana.

En suivant le cours de la rivière, on passe devant le presbytère d'Utsjoki (chanibi"es chez le pasteur) et sa belle église, puis on se dirige au sud, pendant 40 km. environ, à travers une multitude de petits lacs, réunis par des rapides de peu de longueur, jusqu'au lac long et étroit de Mierisjai-vi, à l'extrémité méridionale duquel se trouve une cabane inhabitée pour la commodité des voyageurs. A mi-chemin à peu près on traverse les rapides bouillonnants de Kenniskoski qui roulent leurs flots écumants entre des bords escarpés, hauts et couverts de pins. De Mierisjârvi on se dirige au sud-est à travers les toundras de Petsikko jusqu'au Sàytsjàrvi, lac formé par un labyrinthe de marécages, au nord duquel on trouve ordinairement un canot pour se rendre sur la rive méridionale. On se rend de là au lac de Syysjfirvi en passant par un désert. Après une courte traversée (28 km.), on aborde au village de Syysjarvi sur la rive méridionale. Puis, au sud par des bruyères, couvertes de mousse d'Islande, on se rend à la ferme isolée de Ulîjnrvi (logis simple mais i)ropre). On traverse une quantité de petits lacs en se dirigeant toujours au raidi pour arriver à la ferme de Tuula (17 km.), oîi le forestier ici stationné se montre toujours disposé à procurer canot, rameurs et guide pour descendre le JCaamasjoki jusqu'à Toivoniemi, résidence de l'officer de police rurale (10 km.).

Le touriste trouve l'accueil le plus hospitalier à Toivoniemi. Ce n'est pas là la seule raison pour y faire un séjour prolongé. Cette place est la plus septentrionale du monde (69" 5') où la terre soit cultivée sur une grande échelle. (On y récolte même du seigle.). C'est pourquoi Toivoniemi est un centre d'excursions très convenable. On va de là à la montagne de Muotkatunturit, qu'on voit à l'occident du chemin parcouru et qui offre un aspect curieux avec les vastes plaines couvertes de mousse d'Islande et parcourues par les Lapons nomades. Le sportsman y trouve une excellente occasion de chasser l'oie sauvage et la gelinotte blanche; le pêcheur y prendra des truites dans tous les cours d'eau du voisinage. On se rend de Toivoniemi au presbytère i'Enare (chambres à louer), en traversant le lac de Muddusjârvi, et au village de Kyro (30 km. environ) en longeant la côté sud-ouest de VBnare, le plus grand lac de la Finlande après le Ladoga et qui est parsemé d'une multitude de petits ilôts recailleux et couverts de pins.

On trouve des chambres à la ferme de Mikkola, dans le village d'Enare, à la limite du sapin, le plus septentrional du pays habité par des Finnois, et qui est situé à l'embouchure de r *Ivalojoki, magnifique fleuve qui roule de l'or. Nous y rencontrons de riantes prairies et des champs d'orge. La rivière est très large et les bords sont touffus à son embouchure, mais elle se rétrécit de plus en plus, les rapides écumants se multiplient, se précipitant fréquemment contre les murailles de granit de ses rives resserrées (v. p. 11). Le touriste est obligé de suivie le rivage à pied pendant que le canot remonte les rapides. On continue en se dirigeant au sud-ouest et l'on arrive aux lavages d'or de Kuttala (80 km.), où l'on trouve un logement confortable chez le surveillant. La nature présente dans cet endroit, ainsi que dans toute la vallée d'Ivalojoki, un aspect d'une beauté sauvage.

Le touriste quitte Kultala et le vacarme étourdissant des rapides d'Ivalajoki. Il se fait mener en bateau sur l'autre rive, gravit le bord escarpé et reprend le bâton de pèlerin. D'abord le sol est assez plat, les forêts assez épaisses; mais bientôt commence une marche très fatigante à travers des marais, des terrains limoneux où le sentier se dessine à peine, et qui ont quelquefois plusieurs kilom. de longueur, interrompus seulement par de rares bruyères. On rencontre à mi-chemin la station inhabitée de Vaulo, sur la pente nord do la montagne de Maanselkâ, où le touriste pourra prendre un repos bien nécessaire. Enfin l'on arrive après une marche de 55 km. au village de Rovanen où l'on trouve à se loger.

C'est à Rovanen que commence la course en bateau. Il s'agit maintenant de descendre les fleuves et leurs rapides. La rivière de Kîttinenjoki d'abord, qui coule au sud-est, puis au sud. Sodanktjlà (120 km.), village, avec une église, des maisons bien bâties (boutiques et auberge), est une place convenable pour changer de canot. Sodankylâ a été, de 1882 — 1884 pendant les explorations internationales (1882 et 1883) au pôle la station de l'expédition finlandaise. La rivière fait une courbe au sud-est et se verse après quelques détours dans le fleuve de Kemi-elf ou Kemijoki. La vallée est jolie, mais déserte. Les bords sont tantôt élevés, escarpés et nus, tantôt bas, rocailleux et couverts d'osiers impénétrables, quelquefois môme d'une beauté idyllique avec ses beaux bouleaux à branches pendantes qui se mirent dans ses eaux. La plupart dos rapides de la Kemi sont magnifiques (Orakoski, Porttikoski).

En continuant la route sur le fleuve on passe la frontière de la Laponie (Kemi Lappmark) à 65 km. de Sodankylâ et à 15 km. de la rivière de Kittinenjoki affluent de la Kemi. Le touriste se trouve alors dans la partie la plus septentrionale de rOstrobottnie. 50 km. plus loin, au sud, il traverse le lac de Kemitrâsk ou Kemijorvi où il y a une auberge (peu spacieuse et mauvaise). Au-dessus de cette dernière, belle vue sur le lac et les forêts.

Du lac de Kemijârvi on se rend en voiture en se dirigeant à l'ouest puis au sud-ouest, à Rovaniemi {\\b km.); c'est près de ce village que les rivières d'Ounasjoki et de Kemijoki se réunissent. La route est d'abord extrêmement montueuse et la nature conserve longtemps encore l'aspect de la Laponie : misérables chaumières, auberges détestables, mauvais véhicules. Enfin les champs cultivés deviennent plus nombreux, les lieux habités plus fréquents et mieux bâtis. On suit le cours du fleuve large et tranquille d'Oitnasjoki et l'on arrive au beau village de Rovaniemi; ce village, où il y a une église et des maisons bien construites est immédiatement au-dessous du cercle polaire. On peut continuer, jusqu'à la ville de Kemi (125 km.), au sud-est, par la grand route, qui suit tout le temps la magnifique rivière. La contrée est cultivée et relativement populeuse, les fermes ont un air de bien-être, les auberges sont bonnes et le peuple cordial, posé et propre. La vallée est charmante, riante à plusieurs places.

Le touriste pourra traverser la plaine de Rovaniemi, monter en canot et continuer la route jusqu'à Kemi le long de beaux et grands rapides. Cependant ceux de TaivaJkoski, à 40 km. de la ville ne sont pas navigables.

B. Le caj) Nord-La rivière de Tana-Kittila-Kemi.

La route que nous allons indiquer se confond souvent avec la dernière, mais elle est plus praticable, parce qu'on la fait presque sans interruption en bateau et en voiture. La promenade à travers le désert n'est inévitable pour ainsi dire qu'à une seule place. D'ailleurs le touriste qui choisit cette route pourra faire plus ample connaissance avec les points de vue grandioses de la Tana et de la rivière ài'Ounasjoki', mais d'un antre côté il ne verra ni le lac Enare ni Ivalojoki.

Il se rendra du cap Nord au village de SeUia, au confluent de VUtsjoki et de la Tana, de la manière indiquée route A. Puis pendant 20 km. environ, à l'ouest, on suivra le cours de la rivière, par les rapides à'YUkvngàs (\\ km.) complètement impraticables au printemps, et qui sont resserrés entre des murailles de granit très escarpées. Nous avons déjà parlé, route A, des rapides de la Tana et de la nécessité de quitter le canot en remontant le courant.

Une vallée s'ouvre entre les rochers un peu au-dessus des rapides; elle est traversée par un courant blanc d'écume qui se jette dans la Tana. Au fond de cette vallée on aperçoit du côté de la Norvège le ** Rastekaise (1000 m.), montagne couverte de neiges éternelles et qui se présente dans toute sa majestueuse beauté. La rivière continue à être encaissée pendant de longues distances entre des montagnes hautes et nues. On passe devant la chapelle à' Outakoaki ; c'est depuis là que le fleuve prend le nom de rivière d'Enare ou di^ Inarijoki.

On trouve un logement passable au village de Heikura, situé plus au sud, sur la rive orientale du fleuve, La montagne * * à'Ailigas (600 m.), une des plus hautes de la Laponie finnoise, mérite d'être vue. On y va en quelques heures. Des pentes et du sommet, dont l'ascension est facile, on a le panorama le plus splendide sur les toundras de la Laponie d'Enare ainsi que sur les sommets blancs du Rastekaise et des montagnes couvertes de neige du Finnmark norvégien.

La nature s'adoucit peu à peu aux environs de Heikura; les rapides diminuent en nombre et les rochers s'éloignent de plus en plus des bords de la rivière; de temps en temps même on commence à apercevoir de larges bandes de prairies vertes, des boullaies touifues au milieu desquelles s'élève ça et là un pin ratatiné; les toundras sont â l'arrière plan, et la vallée est relativement très peuplée. Enfin on arrive à Vuopionsttn, où l'on se procure une chambre et un canot pour le reste du trajet sur le fleuve. (N'oubliez pas de fixer le prix d'avance!).

Ou peut continuer de Vuopionsuu à Toivoniemi et de là à Kemi selon les directions données pour la route A.- Dans ce but on se rendra d'abord vers l'orient à travers des bois, des prairies et des champs couverts de mousse jusqu'à Pyhayirvi (13 km.), colonie sur le petit lac du même nom; de là en bateau dans la direction nord-ouost par la petite rivière de Vaskijoki au village de Ttrro (20 km.), et enfin par le Muddu8jârvi à Toivoniemi.

On pourrait aussi se rendre par l'ouest et le sud-ouest jusqu'au pied du Peltotimturi en suivant le cours de la rivière de Skietschemjokka.. De là à pied à travers le désert jusqu'à la rivière de Kakkôlajoki (il faut un guide), puis en canot jusqu'à Peltovuono, village sur la rivière de PeJtojoM.

On y trouve de plus grands bateaux pour descendre VOitnayoki et ses rapides impétueux et couverts d'écume. La première partie du trajet se fait à travers une solitude profonde de forêts sans fin, interrompues seulement par quelques misérables fermes, souvent à 10 km. l'une de l'autre. L'horizon est borné à l'ouest par les sommets nus des montagnes Û' Ounastuntitri et de Pallastunturi,

De là on se rendra très rapidement au village paroissial de Kittïlâ, bien bâti, auberge, comptoir de poste, boutiques, pharmacie et médecin.

De Kittilâ on pourrait aller en voiture à Povaniemi; cependant il vaut mieux continuer à descendre la rivière d'Ownasjoki. Les rapides sont bien plus grands et plus imposants que ceux de la rivière à'Uleâ; ils sont séparés par de longs espaces d'un cours très calme entre des rives extraordinairement touffues relativement à la latitude élevée. Continuer de Eovaniemi à la ville de Kemi selon les indications données route A.

Les routes indiquées demandent dix à douze jours; les frais s'élèvent à 500 francs environ, — cependant en fixant d'avance la paie des guides, des porteurs, et des postillons, cette somme peut être réduite.

Celui qui a traversé la Laponie a vu ce que la Finlande peut offrir de plus beau en course à travers le désert et les rapides. Le voyage d'Uleâborg à Kuopio ne lui offrira rien d'intéressant; il fera donc bien de continuer sa route en prenant le train d'Uleâborg à Tammerfors (arrêt pour la nuit à la station à.' Ôstermyra) et d'entreprendre le voyage dans le Tavastland méridional (voir itinéraire 2). — Ou bien, on peut continuer de Ôstermyra directement à Helsingfors, d'où l'on peut se rendre par l'archipel occidental d'Âbo à Stockholm (itin. 3) ou par l'est via Viborg à Pétersbourg (itin. 4), en s'arrêtant à la première de ces villes, si l'on veut visiter rimatra ou se rendre à Kuopio (itin. 5 et 6).

Appendices.

Appendice I.

Guides traitant entièrement ou en partie de la Finlande.

Badekcr, K.: Russland. Hauilbuch t'iir Reisende. Zweite Auflage.

Leipzig 1888.

Mtirraij: Handbook for Travellers in Russia, Poland and Fin-

land. London 1888.

Setmi Karr, H. W.: Ten Years' Wild Sports in Foreign Lands.

London 1889. Cap X et XL Turistforcnimjen i Flnland: Helsingfors med omgifningar. Hel-

singfors 1889.

Turisifôreninqen i Finland: Reseruter i Finland. L IL 1888.

IIL 1889.

Appendice II.

Ouvrages relatifs à la Finlande publiés en français.

Annuaire statistique pour la Finlande. Dixième année. 1888. Helsingfors 1888.

Aspelin, J. R.: Antiquités finno-ougriennes. In f:o. Helsingfors.

Aspelin, J. F.: Esquisse d'un examen de la situation archéologique de la Finlande (Congrès international d'anthropologie et d'archéologie préhistorique p. 426). Bologne 18<1.

Haartman, C. c: Essai de distinguer la race typique des habitants de la Finlande (Société des Sciences de Finlande 1845).

Ignaiius, K. E. F.: Le grand-duché de Finlande. Notice statistique in 8:0. Helsingfors 1878.

Lémixon Le Duc, Louis: La Finlande, son histoire primitive, sa mythologie, sa poésie épique. 1845.

Léottxon Ia' Duc, Imws: Le Kalevala, épopée nationale de la Finlande et des peuples finnois, traduit de l'idiome original. 1867.

Léouxon Le Duc, Louis : Légende finlandaise, traduite et annotée. Paris. Nilsson. 3 frcs 50 c.

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