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DEUXIÈME PARTIE

DIX-SEPTIÈME RUNA.

Ahti, rbabitant de Tlle, Kauko, Tliabitant du promontovre labourait im champ (1) à Te^ttréaulé du oap nébaletit, de la forêt couterte de bcda. Ses' (N*eilles sont habiles à eutendre.

U enteadit iea codyIi^ de la DDoe qui partaient. Soudain une pensée surgit dans son esprit , une autre pensée dans sa cervelle. « Dé^k Pohjola célèbre les noees; eUe lût un festin en secret. »

• Et il tordit la bouche, toorna la tête, secoaa sa . noire chevelure, cessa de labourer, monta sui: son cheval, ^ se dirigea en toute hâle vers la maison de^ mère.

Là il dit : « O mère, ô vieille mère, domie-moi

de suite à manger, car j'ai faim ; prépare secrètement mon bain (2), afin que Thomme puisse se aver, que rhonneur des héros puisse se purifier. »

La mère de Lemmikainen lui apporta aussitôt à manger, et se mit à préparer son bain«

Et le joyeux Lemmikainen mangea, et il prit son baiu, et il dit : « O mère, ô vieille mère, apporte-moi ma cuirasse et les armes avec lesquelles j'ai été autrefois à la guerre, avec lesquelles je me suis ^Glorieusement comporté, au milieu des noces du danger (3). »

La vieille mère lui dit : « Où vas-tu donc, mon ûls? Ësl^cc à la forêt, à la mer, & la chasse des élans (li) , du à un grand combat, au combat où l'on tranche les têtes des hommes? »

Le joyeux Lemmikainen dit : c 0 ma mère, ma nourrice (5), non je ne vais point à la forêt, ni à la mer, ni à la chasse des élans, ni au grand combat où r<m tranche les têtes des hommes. Je vais à l de Pohjola, au festin qu'on célèbre en secret. Apporte-moi ma cuirasse, apporte-moi mes armes de guerre, je veux m'en parer pour les noces, je veux les porter au f)9Stin (6). * ' '

Mais la mère résiste au désir de son fils, elle ne veut point qu'il aille au festin de Pohjola 1 4 Tu n'y es point invité, et certftlcœnient ^'cnk ne f y désire point. » '

▲lors Lëmmikainen dit u Le chien vient quand il est invité, mais sans invitation l'homme ton'

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marche et va. J'ai d^aîUeurs une invitation éterneUe dans Tacier de mon glaive de .feu» dans la. poittte de mon épée* Apport&-mai ma cuinsge,* donne-moi de suite mes armes de guerre. » . .

La mère de Lemmikainea veutle retenir encore; O mon fils 9 ne va point dans la sombre Pohjola, la route est semée de monstres ; il y a surtou^t trois . fléaux terribles, trois morts d'homme» »

Lemmikainen dit:« O ma mère, ma nourrice, quel est le premier de ces fléaux» quel est la deiv nier? t

La mère de Lemmikaiûen dit : « Voici le premier: Quand tu auras marché un peu« quand tu auras fini ta route d'un jour, ta arrlvems à une cataracte

de feu. Dans cette cataracte s'élève un roc de feu, sur ce roc un houleau de feu« sur ce boulew un aigle de feu» les ongle» de cet aigle sont de feu, le . feu jaillit de sa bouche, le feu bouillonne dans sa. gorge, ses plumes distillât du lèu. Pendant, lesi nuits il aiguisé ses dents, pendant les jours il polit ses ongles contre Tétranger qui arrive» contre le, voyageur qui amnoclie; » < . . , r

Le joyeux Lemmikainen dit : k Contre ce fléau j'ai un dessein, je me souviens d'un moyen a je umi ferai un âieval d'aulne, Ua héros d'aulne pour nsarf r

cher à mes côtés. Et quand Faigle apparaîtra, je me plongerai dans Teau, je nagerai comme les poissons, et J'éviterU lei^ ongles de l'aigle^ les griffe»! dtl grand oiseau. Dis maintenant quel est le second ; fléau,»

Diyitiz

4 hK FINLANDE,

La mère dé Lemmlkainen dit : « Voici le second :

quand tu auras marché un peu, quand tu auras fini ta route d'un jour, tu arriveras à un lac de feu. Dans ce Tac est une He de feu, dans cette fie un bain de feu, dans ce bain un puits de feu plein de pierres de feu. Cent honunes y ont été engloutis, mille chevaux y ont péri. •

Le joyeux Lenimikainen dit : « Contre ce fléau j*ai un dessein, je me souviens d*un moyen. Je ferai un homme d'aulne, un héros de pin, qui se plongera dans le bain chaud, dans la loge ferrée du bain, avec un faisceau de verges de fer; et moimême, caché sous la loge, j'augmenterai la chaleur du bain en versant de Teau sur la fournaise. Dis maintenant quel est le dermer fléau. »

La mère de Lemmikainen dit : « Voici le dernier: quand tu auras marché un peu, quand tu auras fini ta route d*un jour, tu verras les portes de Pohjola, tu entendras le bruit des portes ferrées. L& il y a une cloison de fer, une cloison d*acier qdi s*élève de la terre an ciel, et du cfel s'abaiflse jusqu'à la terre. Elle est appuyée sur des lances, attachée avec, des serpents (7), liée avec des vipères, nouée avec des lézards. Leurs queues pendent et s'agitent derrière la haie, leurs têtes sifQeiU et se. dressent en cteliort*

» La terre est encore jonchée de serpents aux longs anneaux, aux langues sifflantes, aux queues nlenaçantes. Un serpent. «Ht couché en travers de

la porte, un serpent plus long que la |)lus longue

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