‹ La Finlande; notes recuillies en 1848, pendant une excursion de Saint-Pétersbourg à TorneoChapitre 24 sur 54 · CHAPITRE Xy · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xy

DE HUSTÂJÎARVi A LA CASCADE DÉ KÛRU ET RETOUR.

Station de Ninoîs, 1 5 août, 4 heures du soir.

Nous voici lancés dans la^ direction de la cascade de Kuru , et déjà parvenus* à: la pre* mière station sur le chemin qui nous y mène.

Ce chemin est de ceux que l'on qualifie, de troisième çjasse. Outre les routes de premier et deuxième rang , la Finlande a des chemins dits de troisième classe , qui servent à relier entre eux les villages épars dans la contrée. Ils sont dans ce pays-ci ce que sont en France

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les chemin^ vicinaux 4 avec cette difïerence, toutefois , que dans le grand-duché on trouve sur ces routes inférieures des relais de poste régulièrement oi^;anisés , sauf que le nombre des chevaux y est moindre que sur les routes des deux premières catégories. La chaussée aussi est plus étroite , mais d'ailleurs parfaitement entretenue.

En quittant la station de Mustaiarvi, la carriole où se trouvait le domestique-interprète, et qui nous précédait, a continué de suivre la route de Tamerfors pendant six verstes. Là nous sommes arrivés à un beau village, remarqq^âble par la grandeur et les belles proportions de son église d'architecture gothique, datant par conséquent de l'époque maintenant éloignée où la Finlande appartenait à la communion romaine ^ La foule des fidèles sortait en ce moment du prêche , et je pus( admirer une fois de plus l'aiir d'aisance et de biçn^être des populations rurales de la

* Voyez la note T à la fiq dû chapitre.

Finlande. Aux environs, les promeneurs étaient nombreux. Les hommes n^âppartenaiit p^as.à la classe des paysans , portaient le cos^ tume que j'ai décrit déjà plus d'une fois :

redingote en bazin blanc et chapeau en feutre gris à larges bords. Tout ce monde circulait sons de beaux platatees, formant en face dé l'église yii vaste massif de forme régulière^ derrière lequel ^'élev^it en serpentant lexhemin de traverse que nous devions prendre.

Non loin de l'église étaient réunis en une masse compacte et confuse les véhicules divers qui avaient amené là cette foule ^ daihes et villageoises , citadins et paysans. Ce qui me frappa , c'est que parmi ces voitures il n'y avait presque point: de ces carrioles grossières dont les gens de la campagne font usage en Finlande ; mais seulement de beaux et solides cabriolets fort bien construits,^ véritables ouvrages de carrosserie. L'ensemble du tableau plein d'animation qui s'offrit là à mes regards était aussi varié que pittoresque.

Nous prîmes , 3ans nous arrêter , le chmfiin

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