‹ La Finlande; notes recuillies en 1848, pendant une excursion de Saint-Pétersbourg à TorneoChapitre 31 sur 54 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

DE TAVASTHEUS A HOGSFORS.

Station déTorenji, 21. août, 5 hettres du soir.

C'est vers la ville de Borga , située au bord du golfe de, Finlande, qu'en ce moment nous dirigeons notrç course. La contrée que nous traversons est en général peu pittoresque, quoique d'ailleurs accidentée. Au sortir de Tàvasthem, le tarantass a eu à gravir une rampe, rapide conduisant au sommet d'une montagne très-longue et très-étroite, comme il en existe beaucoup en Finlande. Il va sans

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dire que de ce point élevé nous jouîmes d'une vue desplus^étendues, au centre de laquelle la ville , dominée par les tours massives du château fort^ était placée. Plus loin, et jusqu-àla station actuelle, nous aVons rencontï'é quantité de belles cultures attestant le bien-être des populations. Gomme je Vni fait observer précédemment: , si dans cette partie du grandduché les heîmats ont moins d'apparence que dans le nord, cela tient uniquement à la différence dès/habitudes et non au plus ou moins d'aisance dçs habitants.

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Station de Turkhanta.

Nous venons de traverser une forêt en partie mcendiée. Il y a sept ans , m^a dit le cocher, que le feii y a porté le ravage. A notre gau- <5he nous né voyions qii'un terrain couvert de

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felocs lie grai^it blanahi» par Vincmndm^ et dès troncs de pins charbpnnas. J^ ne pms pas que leii foiféts incendiaasi que nous avpps di^jè rencontrées en diyel^s parties d^ la Finland(^ fussent marquées, autant que ceUerci, d'un hideux cachet de destruction. De l'autre epfié de la route la forêt est demeurée intacte^ et la végétation s'y déploie dans toute sa vigueur. L'essence dominante est le pin \ mais oi| y voit aussi nombre de bouleaux, dont le tronc, effilé isst d'une hauteur tout à fait disproportionnée avec leur difmètre.

Station ji*(Hs5| li beur«$ 4k soir.

Le tfmps, «{lit était si rem^rqu?ibleini&nt bftfiù^enratiA, pendant notf^ pvqmmàf^»ns le jardin aux sentiers escarpés de Tavastheus, s'est mis; à la pluie un peu ayanl Id nnitt En

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cet instant les grandes cataraictes. dû ciel sont ouverte») et l'^u s'en précipite en larges torrents qui semblent menacer la contrée d'une iqondation générale. C'est en partie cette raison 9 jointe à l'heure aràncée, qui nous décide à passer la nuit ici.

Nous avions couru sçpt verstes depuis la station de Turenji, lorsque j'àpçr^us, à l'angle fiDrmé par une route qui vient s'embranche^ au chemin que nous suivions , un poteau indicateur pareil à ceux qqé l'autorité finlandaise entretient sur toutes les routes pour la -commodité des voyageurs. Sur celle des deux planchettes qui regardait l'autre route, je lus. le nom de Borga ; un instant aprè$ le cocher y laui^it son attelage. Le chemin quenous avions suivi jusque-là réunit Tavastheus à Helsingfors , la moderne capitale du grand-duché de Finlande' ^ . La nouvelle voie d?ins laquelle nous venions de nous engager, et que nous

continuons encore à suivre , est non-seule-

^ Voyez la nc^e Y à là fin du chapitre.

À HOGSFOAS. 3^5

ment étroite, mm.s exf rêment sinueuse î ceci provient des énormes blocs erratiques dont le sol est encombré dans cette partie du pays, et entre lesquels les ingénieurs ont été forcés de faire circuler la chaussée, faute de pouvoir les détruire par la mine, ce qui eût occasionné de très-fortes dépenses-

J'ai vu y, dans le parcours de ce relais , des maisons de paysans couvertes' d'unfe façon panticulière ; au lieu de planches ou de chaume , on y a employé du ga^on : ces toits herbeux , du plus beau yert, présentent un aspect singulier; Quelques maisons auxquelles des ouvriers travaillaient encore, m'ont permis de voir dé quelle manière s'y prennent ïes couvreurs du pays. Ils .commencent par étendre sur les chevrons des plaques d'écorce de bouleau, qui possède, dit-on, la propriété d'être inaccessible à la pourriture; puis, sur cette couverture préparatoire,' ils rapportent des carrés de ga^on de manière à former une surface aussi -unie que possible, bientôt, sous Faction de la rosée^ qui eii Finlande est tou-

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jours abondante^ )a végétation s'y développe, lé$ pièces rapportée» ûe soudent entre elles^ et le toit entier &e transforme en une pelouse digne, par sa fraîeheur de figurer dans le jardin le mieux soignée ,

- La maîsdn de 'posté où nous Tenons de descendre est une station de troisième ordre. Elle est néanmoins tenue avec une propreté irréprochable. Nous y pourrions avoir une nuit passable , sans Thorrible fracas du vent qui siffle et mugit avec une violence effrayante.

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