REGINALD, CHAMPRIGAUX, SU- ZANNE
(Saxanne, conduite par Champrigaux, parait sur le aeuit de la porte. Reginald , qui a reculé i son aspect, est à l'autre extrémité du théâtre.
CHAMPRIGAUX.
Air : Suivons (bis) rrtlr fs une s ts. ( Des Malheur d'un Amant heureux.)
Avances , ma petite amis
REGINALD , à part.
Je croîs au diable, I U magie 1 SOI AV NE.
«Monsieur, où me conduites — tous ?
CHAMPRIGAUX, à mi-voix.
Vous ailes voir votre futur époux
SUIANN*.
Vraiment , je ne saurais comprendre Tout le mystère que l'on fait ;
Pourquoi voulex-vout donc surprendre L’époux qu’iei l'on me promet f Mats quel est donc votre projet ?
reginald, à part.
C'est sa figure Et sa tournure !».»
CHAMPRIGAUX , A part.
Le voilà bien émerveillé.
reginald, de rnfme.
Ah ça 1 morbleu! suis -je éveillé f
ENSEMBLE
REGINALD
Vraiment, je n’y puis rien comprentlre!
Oui, j’en conviens, ah.' c’eat parfaill».
Comment a— t— il donc pu me rendre L'original de ce portrait?
CHAMPRIGAUX.
Vraiment, il n’y peut rien comprendre ,
Et le voilà tout stupéfait.
Etonné qu’on ait pu lui rendre L'original de ce portrait.
SUZANNE, à part.
Vraiment, je ne saurais comprendre Tout le mystère que l'on me fait ;
Pourquoi voulea-vous donc surprendre L’époux qu’ici l’on me promet ?
SUZANNE, Au* à Champrigaux. C’est ce monsieur-là qui doit être mon mari
CHAMPRIGAUX. Oui , mademoiselle. . , comment le trouvez-vous?
Suzanne , bas. Je le trouve très-gentil,
REGlNALD, à lui— mime. Je crois rêver.., tons les traits de ma tante !...
SUZANNE. Comme il me regarde!,.. i| ne me trouve peut-être pas jolie?... Mais aussi , pourquoi m’avoir fait reprendre mon costume des colonies ?
CHAMPRIGAUX. Il le fallait.
Suzanne, bas. Voyez donc, on dirait pie je lui fais peur.
CHAMPRIGAUX. Silence, petite. (rdmei liant Suzanne à Reginald. ) Monsieur Re-, giuald, je vous présente mademoiselle Suzanne de Murville, votre future.
Suzanne. Oui , monsieur.
nEuiNALD. Alt! c’est madame... tnade- VMoiselle qui.. . ( A part.') C’est ma tante, ou le diable m’emporte!
CHAMPRIGAUX, bas à Reginald. Eli bien!
êtes-vous satisfait ?
BEGINALD , bus b Champrigaux. Vous êtes un homme à brûler.
CHAMPRIGAUX. C’est possible.
reginald. Vous serez damné, Cliamprigaux.
CHAMPRIGAUX. Ca ne regarde que moi,
SUZANNE. Que vous dit-il , mon bon ami?
Champbigaux. Qu’il vous trouve charmante , et qu’il veut vous faire sa cour.
Suzanne. Ab! eh bien! allez-vons-en , Champrigaux... pour qu’il me fasse sa cour.
CHAMPRIGAUX , bas à Reglnald. Du courage , mon ami , enlevez d’assaut le cœuf de votre tante... et si vous ne la trouvez }as assez jeune... ne vous gênez pas ,
adressez-vous à moi. {Montrant un flacon.) Il en reste encore.
(il sort.)