ACTE PREMIER
Mais, ce soir, sans carillons !
SPÉRA>ZA, à part.
Seigneur! secourez-moi... Quelle idée! essayons...
S'adressant auï trois hommes qui viennent d'arriver.
Pour célébrer la noce et pour boire à ma honte, Demandez à Ziska de régler votre compte...
BLAISE
Notre compte?
SPÉRANZA.
Mais oui ! ma grâce, noblement, Madame la paya d'une bourse...
ZISKA, violemmenf.
Elle ment !
SPÉRANZA.
\ ous ne partagez donc avec lui que la peine i^
La crainte? le danger.^ le risque? et pas l'aubaine?
ZISKA, menaçant*
Te tairas-tu?
BLAISE, à Ziska, soupçonneux.
Dis donc, est-ce que, par hasard, Tu chercherais à nous frustrer de notre part?
ZISKA
Mais je n'ai rien reçu, je vous dis... elle est folle!
BLAISE
On va bien voir... Madame, est-ce vrai qu'il nous voie;
SPÉ11A>ZA, à Régine.
Ce que vous avez fait, madame, dites-leur ! Si c'était mon salut !
REGINE, désignant Ziska.
Cet homme est un voleur !
Au mépris de tous droits, lâchement, par surprise, Le prix de sa rançon, ma bourse, il me l'a prise !
PIERRE, à Ziska.
Tu nous avais promis que tu partagerais Ce qu'ici tu venais voler...
ZISKA
Et puis après?
Dans nos conventions ceci n'a rien à faire, Car c'est le règlement d'une très vieille affaire.
SPÉRANZA, insinuante.
La bourse est pleine d'or...
BLAISE
Veux-tu la partager.^
ZISKA
Non...