‹ La fleur merveilleuseChapitre 7 sur 125 · ACTE PREMIER. I · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. I

LE CHEVALIER

Bois, Romain.

ROMAIN

Bien, monsieur; à la vôtre...

LE CHEVALIER

A la tienne I

Ils boivent.

MÉDARD

N'est-ce pas qu'on s'y fait ?

LE CHEVALIER

Presque...

A Romain, en lui offrant un morceau de volaille.

Veux-tu le cou ?

Le foie et le gésier?

ROMAIN

Monsieur, j'en veux beaucoup.

Le chevalier sert Romain et tous deux mangent avec appétit. MÉDARD.

Comment la trouvez-vous.^

LE CHEVALIER, avec l'intention de narguer les bandits qui, de loin, reniflent l'odeur du repas.

A s'en rendre malade !

A Romain.

Sens-tu le parmesan ? et sens-tu la muscade ?

l8 LA FLEUR MERVEILLEUSE.

Et le clou de girofle P.. . Et sens-tu raiguillon Du poivre qu'adoucit le velours du bouillon? Ah î le riz onctueux ! Ah I la tendre volaille î Ah ! la tendre volaille au riz !

ZISKA, à part, à ses camarades.

Mais il nous raille I Si c'était par hasard que cet adroit valet Ait si bien réussi son coup de pistolet ? Avançons prudemment...

Ils se sont avancés sournoisement.

LE CHEVALIER, s« levant, très aimable, leur désignant le banc qui est devant la table.

Non, pas devant... derrière...

Voulez-vous, s'il vous plaît, repasser la frontière? Il ne nous reste plus de pain pour les moineaux...

13 L A I s E , sourdement.

Mais que vous reste-t-il pour les loups?

LE CHEVALIER, montrant Romain qui s'est levé, un pistolet dans chaque main.

Des pruneaux.

Les bandits paraissent hésiter.

Hc ! vous ne doutez pas de nos canons, j'espère?...

Si?

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