SCENE V
FLORENT, GRIET
FLORENT, tendrement.
Et toi, petite Griet?... pourquoi celte pâleur?
GRIET , avec tristesse.
C'est que je suis une Ame attendant un Yoleur!...
Mon vieil ami Florent, comprenez ma détresse :
De mon cœur, de mon corps, n'être plus la maîtresse,
Et sentir approcher déjà, pour me saisir,
Les bras d'un fiancé que je n'ai pu choisir...
FLORENT
Aimerais-tu quelqu'un.^
(iRIET.
Non, je n'aime personne.
Mais le désir d'aimer dont parfois je frissonne, Ce trouble sans objet, sans raison cet émoi, Serait-ce pas l'amour qui rode autour de moi? Alors si c'est l'amour, nos mains allaient s'étreindre. Et c'est fmi ! jamais nous ne pourrons les joindre! Je pleurerai l'ami qui n'est jamais venu, Je porterai le deuil d'un amant inconnu I . . .