ACTE TROISIEME. I A
déposer soigneusement la tulipe sur la table, elle aperçjit Spi-rniiza qui, à la dcrobée, essuie une larme; Régine, à part :
Elle l'aimait !... Amour! quel pouvoir est le votre î L'aimer, et le sauver par les baisers d'une aiiliel J'envie à son amour d'amante son pouvoir, Moi qui ne peux pour lui pas plus que mon devoir 1...
Elle va à Spéranza et lui prend les mains.
Bien plus que pour la Heur et pour la prophétie, C'est pour ce que tu lais que je te remercie...
SPÉRANZA, doucement résignée.
Ma destinée est d'être ime étoile qui fuit,
Jette un peu de lumière, et rentre dans la nuit...
' RÉGINE
Sais-tu que dans ses bras tu jettes une épouse.^
SPÉRANZA. simplement.
Oui... Je l'aime à ce point de n'être pas jalouse...
RÉGINE, tendrement.
Merci... Tes pleurs sont doux qu'un baiser séchera, Car sur nos pleurs à nous nul ne se penchera, Nos deuils sont sans espoirs... Va! les larmes amères. Crois-moi bien, Spéranza, sont dans les veux des mères.
Elle embrasse tendrement S^x'-ranza, puis court à droite pour appeler Florent qui va entrer aussitôt ; fîobelousse entre pros(ju(î au même moment, venant de gauclic.
l42 LA FLEUR MERVEILLEUSE.