Î. — ARTICULATION A IMMOBILISER EN ATTITUDE CORRECTE
Le Lype, c’est la tuberculose du coude. Il est malheureusement fréquent d'observer des malades atteints de
+ tumeur blanche du coude qui, immobilisés en extension, ont vu leur articulation se fixer plus ou moins dans celte -attitude vicieuse. L "observation première nous montre un exemple dé celle complication, contre laquelle 11 faut lutterle plus tôt possible, sous peine de voir le sujet guéri de sx FATDEREMESE articulaire, demeurer un véritable
infirme. En effet, un membre supérieur ankylosé en
extension, ne peut rendre que très peu de services, le sujet ne pouvant ni porterles aliments à ses lèvres, ni se moucher, ni se coiffer, ni agraffer un col, elc.: Il faul ajouter que la perte habituelle des mouvements de pronation el de supination aggrave encore cel élal.
Pendant quelque temps, on a tenté le redressement brusque des articulations taberculeuses, les résultats ont
élé si inauvais, que tout le monde a renoncé à cette pralique. L'arthrite subissaitdes poussées nouvelles, parfois la généralisation de la luberculose emportail le malade très rapidement. : ne
Actuellement, le traitement de choix, adoplé par tous. c'est la méthode lente, la méthode de douceur et de prudence. Elle comprend deux groupes de procédés : les uns font des redressements lents et progressifs par de courtes séances de correction, suivies de l'application d ‘uh appariel plâtré. On peut espacer, par exemple, les séances tous les quinze jours et arriver ainsi à un résultat satisfaisant.
D'autres préfèrent recourir à Ja traction continue. Au membre inférieur, celle extension se fait de préférence avec des poids ; au membre supérieur, on. s'adresse à la traction élastique. Le procédé de M. le professeur Estor trouve la une de ses meilleures indications.