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I — RAIDEURS ARTICULAIRES EN EXTENSION

Toutes Les raideutrs arliculaires en attitude vicieuse, en dehors de la tuberculose, exigent une réduction immédiate en bonne atlilude, suivie de mobilisation.

Nous ne parlons évidemment que de raideur articulaire, on conçoit que seule une résection, une ostéoclasie,

RCA D ERR ou-une ostéotomie peuvent venir à bout d'obstacles osseux ; On ne peul songer à modifier une ankylose |osseuse par une traclion élastique.

Les travaux de Trèves nous ont appris que certains obstacles osseux (butoir des fractures du coude) peuvent diparaître spontanément ; il ne faut done pas se hâler de FL des résections.

« Les raideurs articulaires compre ennent l ensemble des cas où la limitation des mouvements. quelle que soit sa gravité, est justiciable de la physiothérapie, avec plus ou moins d° intermèdes chirurgicaux. » (Broca).

«Les raideurs articulaires sont l'expression d'une modification d'état physique des formations fibreuses et ligamenteuses qui entrent dans la composition d'une articulation, sans qu'il y ait initialement rien de changé à l'intérieur même de la cavité articulaire. » (Leriche Policard.)

Suivant ces auteurs, à l'état normal l'élasticité, la sou- plesse, la résistance des tissus fibreux périarticulaires qui leur permettent de s'adapter au travail que doit fournir l’arliculation sont sous la dépendance de l'état colloïdal de la substance fondamentale coflagène dès édifices con- jonctifs. Si les conditions de cet état colloïdal sont modifiées, les propriétés d'ordre physique sont également modifiées, il y a soit relâchement, soil rétraclion.

La condition essentielle de l'installation d'une raideur articulaire après le traumatisme, c'est l'innbobilisation “trop longtemps prolongée. C'est le mouvement qui entretient le jeu articulaire et empêche lintiltration pérrarticulaire, la rétraction des ligaments, l'allération des gaines synoviales voisines, ces gaines synoviales sont particulièrement sensibles, d’abord dépolies, elles ne tardent pas à voir adhérer leurs feuillets. D'autre part, sous

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l'influence du repos forcé et de phénomènes réflexes, les muscles s’atrophient. Dans les cas sérieux le Ussu conjonctif se sclérose et forme une coque dure, péri-articulaire, gênant très notablement le jeu de l'article. |

Tout traumatisme un peu sérieux s'accompagne d’ecchymose, : d'infiltration sanguine, d'hémorragies interslilielles. Seul le thouvement peut faire résorber ces exsudats. S'il existe la moindre infection. un ædème péri arliculaire s'installe et menace gravement la fone- Lion.

: L'enlorse du coude, les fractures arlüeulaires : extrémiléinférieure de lhumérus, olécrane —s accompagnent de raideur articulaire.

Chez l'adulte, Ja mobilisation précoce, le massage sont d'un précieux secours el permellent par un traitement prophylactique de lutter contre la raideur. Mais chez l'enfant, le massage est dangereux, Broca insiste sur ce point dans une série de très intéressants articles parus dans le Journat des Praticiens. « Rien, dit-il, ne vaut le

massage pour créer, entretenir, el aggraver l’ostéome |

péri-arliculaire du coude. » Après la réduction des luxalions lraumatiques, dans les enlorses, le massage irrite le périosle plus ou moins décollé et forme des ossifica- Lions qui donnent une raideur croissante de l'articulation et peuvent äller iusqu'à créer une véritable ankylose cerclée. | &

La.nolion d'un décollement périostique très fréquent est d’une importance capitale,

Mais, les lraumatismes ne sont pas la seule cause des .

raideurs, après la résection du coude on peut craindre deux éventualités aussi fâcheuses l'une que l'autre. C'est

soit Particulation ballante: si l'on a enlevé de l'os trop |

généreusement, soit, là réankylose si on en a enlevé avec

Lie

due

trop de pareimonie. Pour lutter contre l'enraidissemeni articulaire, rien ici encore ne vaut la traction élastique qui soutient l'avant bras dans un lien souple et permet Sa mobilisalion constante, facile et indolore.

Il en sera de même après loutes les opérations portant sur l'arliculalion où son voisinage. L'arthrite tuberculeuse,avons-nous dit, exige une immobilisation de longue durée après réduction en bonne attitude, mais il ÿ a d'autres arthrites choniques qui ont une fâcheuse tendance à évoluer vers l'ankylose du coude. Il est évidemmént impossible en période aiguë de rhumatisme ou d’arthrite blennorragique de mobiliser une articulation, mais dès que Finflammation el avec elle la douteur sont apaisées, rien n'est plus facile que d'installer une, véritable suspension élastique de l'articulation èt de commencer à

la faire mouvoir.

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