I. Tischler & Jost, Arch. Zellsforchung, I
?.TRirOLIA7A P. MAINtNSlS P RACEM05A
pitr. 13.— Ktude comparative de Pretianthes trifoliata, de Prenanlhes racemosa, et de leur hybride Prenanthes Mainensis
[Description au verso ]
Description de la Fig. 13
Rn haut, les feuilles ; en bas, les bractées correspondantes. Il est à remarquer que la feuille de P. Mainensis emprunte son contour général à P. raceniosa et sa lobation à P. irifoUata. lya pubescence de la bractée de P. Mainensis est aussi évidemment intermédiaire par rapport à celle de P. trifoliata et de P. racemosa. Feuilles x i ; bractées X 8.
celle de P. racemosa^ mais très clairsemée, résultat évident de la fusion de deux caractères opposés.
La bractée de P. Mainensis est terminée par une pointe obtuse quelque peu fimbriée, portant une série de poils cloisonnés très différents de ceux dont nous avons parlé plus haut ; ils sont beaucoup plus courts et formés d'une seule file de cellules hyalines. Les bractées de P. racemosa et de P. trifoliata présentent à peu près cette particularité.
Enfin, les bractées dans P. racemosa et P. Mainensis sont couvertes de papilles tronconiques, inclinées vers la pointe de cette bractée. Chaque cellule portant une papille, celles-ci sont très nombreuses : en chiffres ronds, environ 10,000 par millimètre carré. Aucun des 20 échantillons de P, trifoliata de l'Anse à Persi ne présentait ces papilles. Nous en avons trouvé cependant en nombre plus restreint et de forme différente sur un échantillon géant récolté sur les îles Pèlerins.
Ces quelques observations suggèrent que dans le croisement dont il s'agit les caractères suivants se comportent suivant la loi de Mendel : capitules dressés vs capitules pendants, bractées papilleuses vs bractées lisses, inflorescence simple vs inflorescence paniculée.
Nous ne croyons pas que P. Mainensis ait été avant ce jour récolté chez nous, et qu'il puisse y être très fréquent, étant donné la distribution géographique et l'habitat différent des espèces-mères. Ce n'est qu'exceptionnellement que la même station réunira les conditions xérophytiques convenant à P, trifoliata et l'humidité que recherche P. racemosa.
Prenanthes racemosa Michx.
Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Voir notes sous l'espèce précédente. Ile de Cacouna et rivage (Penhallow).
Prenanthes trifoliata (Cass.) Fernald.
Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Cette xérophyte no-
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toire, que nous trouvons aussi sur les rochers secs de Tadoussac et des îles Pèlerins, se tiouve ici dans un habitat d'occasion qui confirme encore la similitude des habitats xérophytiques et halophytiques. '' Rare ou inconnue à l'est du Saguenay ; très rare dans la Gaspésie ; Douglastown " (Fernald). Inconnue dans l'ouest du Québec.
^ Primula ^arinosa L.) ^ -H '^ « P ^If T^^ti 4 Var. macropoda/ Fernald.
Rivière-du-L,oup (Pointe à Persi). Situations exposées. Calcicole (d'après Fernald) et remarquable par son revêtement farineux.
Pucciniella angustata (R. Br.) Randet Redfield.
Rivière-du-L/Oup (Anse à Persi) Graminée halophytique qui, en insérant ses longues racines fibreuses entre les feuillets des argilites, contribue à leur désagrégation. Commune sur le littoral.
^ Pyrola asarifolia Michx.
Rivière-du-Loup. Bois. Etablie sur les alluvions de l'Anse à Persi. I^ocale dans les bois de l'intérieur. Fernald la considère comme commune dans les districts calcaires, sur les graviers calcaires ou argileux, depuis la vallée de Saint- Jean jusqu'à Gaspé.
Pyrola elliptica Nutt.
Rivière-du-Loup. Bois. Entremêlée à P. asarifolia,
"^Pyrola miner L.
Rivière-du-IvOUp. Bois élevés.
^Pyrola secunda L.
Rivière-du-Loup. Bois.
^ Ranunculus acris L.
Partout.
Ranunculus aquatilis L.
var. capillaceus DC.
Lac Téniiscoiiata (Grande Anse). Abondante en cet endroit. La Renoncnle aqnatique dépend principalement du substratum pour sa nourriture et non uniquement de l'eau comme on l'avait prétendu. Sa racine possède des poils absorbants et n'est pas simplement un organe de fixation.
^ Ranunculus Cymbalaria Pursh.
Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Renoncule halophytique, commune dans son habitat.
4 Ranunculus repens L.
Rivière-du-Loup. Bois, où elle affecte une forme quelque peu déroutante. D'ailleurs très polymorphe. Passant pour indigène dans l'ouest de l'Amérique, elle serait, paraît-il, introduite dans l'Est oii on la trouve surtout près des habitations. Nous la rencontrons cependant dans Témiscouata, en des lieux fort sauvages, ce qui est de nature à éveiller des doutes sur cette assertion.
Ranunculus septentronalis Poir.
Rivière-du-Loup. Abondante dans les bois marécageux. Le long des tributaires du Saint-Jean et dans la Gaspésie. Bic, Tourelle (Fernald).
^Rhinanthus Crista-Galli L.
Rivière-du-Loup. Paraît introduite dans l'Est et indigène au nord. Comme beaucoup de plantes parasites, elle noircit facilement en se desséchant. Parce que parasite, elle est redoutée en Europe. " La Rhinanthe à petites fleurs {Rhinanthus minor Ehrh. = 7?. Crista-Galli L.) ne descend
I. Pond, .Raymond H., The biological relaHons of aquatic plants io the substratum. U. S. Fish Commission. Report for 1913.
pas dans la plaine, mais elle est très nuisible aux pâturages des montagnes : partout où elle abonde, les Graminées sont maigres, courtes et s'arrêtent dans leur développement.
La première preuve scientifique du parasitisme des Mélampyres et des Rhinanthes a été donnée en 1847 par Decaisne, professeur au Muséum et directeur au Jardin botanique de Paris. Ce savant observateur, frappé de la beauté sauvage de ces plantes, en avait essayé plus d'une fois, mais en vain, la culture en parterre. L'idée du parasitisme se présente dès lors à son esprit comme seule capable de rendre compte à la fois de ce double fait : le dépérissement inexplicable de ces plantes après leur germination et leur pernicieux voisinage si souvent constaté par les cultivateurs. L'observation directe lui montra effectivement que les Mélampyres et les Rhinanthes se fixent aux racines des Graminées par de j^nombreux suçoirs ; ces suçoirs ou ventouses sont disposés sur les radicelles du parasite et se juxtaposent étroitement sur les racines des Graminées qui les entretiennent au préjudice de leur santé ; le point de contact est indiqué par une ampoule, (i)
Ribes hirtellum Michx.
var. saxosum (Hook.) Fernald.
Ile du Gros-Pèlerin. Après bien des aventures, le nom de notre arbuste boréal se lit maintenant comme ci-dessus.
Ce Groseillier cohabite sur les quartzites des îles Pèlerins avec Vibiirmun paucifiorîim Pylaie. Ile de Cacouna (Penhallow).
Rosa blanda Ait.
Lac Témiscouata. Bords rocheux. Très abondant. En pleine floraison le 16 juillet 1913. C'est, par excellence, la
I. Héribaud-Joseph, Fr., Les plantes parasites de la Flore d'Auvergne, p. 45.
rose des rivages. Tige dépourvue d'épines. Pointe à Persi (Penliallow).
Rosa nitida Willd.
Lac Saint-Hubert. Bas-fond, à l'extrémité du lac. Espèce hydrophile. D'après PVrnald, ce Rosier n'était pas connu, dans Test, au nord du système hydrographique du Saint- Jean. Nous le trouvons assez fréquemment aux environs de Montréal.
lubus chamaemorus L.
Rivière-du-Loup (Tourbières). Plante de l'Amérique subarctique, commune sur le plateau laurentien, et dont la distribution géographique au sud du Saint-Laurent est résumée comme suit par Fernald : " Région côtière du Maine, du sud du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle- Angleterre ; points culminants des montagnes Blanches du New-Hampshire et des pics adjacents du Maine, inconnue sur les autres montagnes de la Nouvelle-Angleterre; locale dans les tourbières du Témiscouata et de Rimouski; sommet de " La Table ", Saint- Fabien, Pointe-au-Père " (i), Isle- Verte (Provancher et Penhallow).
Le fait que la Ronce Mûrier, plante des rochers arctiques, ne se retrouve dans Témiscouata et Rimouski que dans les tourbières vient à l'appui de cette hypothèse émise dépuis assez longtemps déjà et dont la bibliographie est considérable, à savoir la similitude physiologique des deux habitats. On suppose que les facteurs principaux de cette similitude sont : diminution de l'évaporation causée par la basse température ; drainage insuffisant ; absence de certaines formes bactériennes. (2)
1. Fernald, M., h., Soil Pr ejerence s oj Alpine Plants. Rhodora, IX,
2. Cooper, W., The Climax For est of Isle Royale, Lake Superior , and ils its development. Bot. Gaz., 55. Feb. 1913.
Rubus triflorus. Richards.
Lac Téiniscouata. Rochers siluriens du rivage. Forme à ti<^es rampantes très allongées et à feuilles distancées.
Rumex mexicanus Meisn.
Rivière-du-Loup ; Cacouna (Fontaine Claire). Au bord de la mer, sur le sable. Ce grand Rumex qui ne craint pas les chlorures nous donne encore un exemple de la corrélation qui existe entre l'habitat halophytique et la réduction du système foliaire. Mont-Louis (Fernald). C'est probablement cette espèce que Penhallow appelle R. salicifolius et qu'il dit être très commune sur le rivage, (i)
Rumex obtusifolius L.
N.-D. du Portage. Commune au bord des chemins. Naturalisée d'Europe. Feuilles obtuses et très grandes.
Ruppia maritima L.
var, subcapitata Fernald & Wiegand.
Cacouna. Variété nouvelle. (2) Semblable à la variété rostrata ; pédoncule après l'anthèse de .04-1.5 cm. de longueur; podogynes de i-6mm. de longueur; carpelles de 2- 3 mm. de longueur à maturité, ovoïdes-semilunulés, gonflés à la base et munis d'un bec proéminent et suboblique. (Sept-Iles, Robinson^ iÇo?-)
Sagina nodosa (L) Fenzl.
Rivière-du-Loup (Pointe à Persi). Sur les basses falaises d'ardoises. Ne tolère le calcaire qu'à faible dose. Cacouna, Bic, et vers l'est. (Fernald.)
Sagina procumbens L.
Cacouna. Pâturages. Formant des gazons serrés.
Sagittaria arifolia Nutt.
Lac Témiscouata. Sur les hauts-fonds à l'entrée de la