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Fernald & Wiegand, Rhodora XVI

Madawaska. Ces hauts-fonds sont le couronnement d'un barrage glaciaire qui supporte une association de plantes hydrophiles.

Sagittaria latifolia Willd.

forma diversifolia (Engelm.) Rob.

Lac Pratt. Locale dans l'Est jusque dans la Gaspésic. Port Daniel (Fernald).

Salicornia Europaea L.

var. prostrata (Pall.) Fernald.

Rivière-du-Loup ; Cacouna. Prairies saùmâtres. Assez com mune le long de la côte sud de la péninsule gaspésienne : Carleton, New Carlisle, Douglastown, Gaspé Bassin. Bic. (Fernald.)

La Salicorne, comme son nom l'indique, est une plante des terrains salés. La consistance charnue de la tige ainsi que la manière dont elle est articulée lui donnent une ressemblance frappante avec les membres de certains Arthropodes, insectes ou crustacés. La Salicorne passe souvent au rouge à l'automne et donne aux rivages qu'elle recouvre une coloration brillante. Il est à remarquer que la Kochia scoparia^ si répandue dans nos jardins depuis quelques années et qui tourne aussi au rouge à l'automne, habite également, à l'état de nature, les rivages marins.

Salix humilis Marsh.

Rivière-du-Loup (Mont Pilote).

Salsola Kali L.

Rivière-du-Loup. Rivage de la mer. Nous observons que de grosses touffes de Soude ne sont enracinées dans le sable que par une racine simple d'une extrême ténuité, de diamètre beaucoup plus restreint que celui de l'une quelconque des tiges qu'elle nourrit.

Salsola pestifer A. Nelson.

Lac Tétniscouata. Sur la voie ferrée. C'est le Chardon de Russie, mauvaise herbe si envahissante dans l'ouest du Canada. Ici peu abondante et souffreteuse. Commence à se montrer dans la Province. Près Montréal. (PY Rolland.)

- Sanguisorba Oanadensis L.

Rivière-du-Loup. Prairies basses. Pourquoi cette Rosacée, si commune dans la partie moyenne de la Province, fait-elle presque complètement défaut autour de Montréal?

Sanicula Marilandica L.

Bois aux environs du lac Témiscouata. Ile de Cacouna (Penhallow).

V Saxifraga Aizoon Jacq.

Rivièredu-Loup (Grande Chute). Fissures des falaises d'argilites. Déjà récoltée il y a longtemps au même endroit par Thomas. Plante rare. /R-4^t ottcT a^,*^ Btt-,

Scirpus Americanus Pers.

Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Ce Scirpe, bien qu'occupant daus sa distribution générale toute l'Amérique tempérée, dans les eaux douces ou salées, semble faire défaut sur la rive sud du Saint-Laurent. Fernald écrit : "Rare west of the Gulf St. Lawrence. I hâve no records from the South Shore ". Notons que c'est l'espèce commune aux environs de Montréal.

Scirpus campestris Britton.

var. paludosus (Nelson) Fernald.

N.-D. du Portage ; Trois-Pistoles. Rivages marins. Cacouna, Bic, embouchure de la rivière Darmouth, Gaspésie. (Fernald.)

Cette halophyte se retrouve à l'intérieur du continent dans les sols alcalins. Inconnue dans l'ouest de la Province.

Fi» 14. — Scirpus Clintonii Gra}-.

Petit Scirpe de la flore du Saint-Jean, nouveau pour notre flore. A. — Epillet et bractée iuvolucrale.

H.— Akène et aigrette.

[ ni ]

Scirpus Clintonii A. Gray.

Lac Téiiiiscouata. Pointes Rocheuses. Croissant en compagnie de Carex Œderi Retz. Nouvelle pour la province de Québec. C'est une occupante des rocs et des graviers du Saint-Jean et des rivières du Maine. Le vScirpe de Clinton est très petit, ses épillets sont isolés. Ressemble à première vue à un Eleocharis. (Fig. 14.)

Scirpus Hudsonianus (IMiclix) Fernald.

Cacouna. Prairies humides. [=z Eriophorum alpinum L.) Nous croyons que P'ernald a raison de séparer cette plante du genre Eriophortim qui, par cette utile mutilation, devient un groupe plus naturel, (i) Morphologiquement intermédiaire entre Scirpus et Eriophoricm^ la Linaigrette des Alpes a causé bien des tracas aux taxinomistes. Palla voulut trancher la difficulté en créant le genre Trichophorum qui devait renfermer E. alpinum et une autre forme boréale : Scirpus cœspitosus. Tel que limité par Palla (2), le genre Trichophorum avait une forte base morphologique : aigrettes ligulées, dépourvues de barbes. Malheureusement, il se trouve que Scirpus Clintoni (que nous venons de découvrir au lac Témiscouata) réunit à un tel degré les caractéristiques du genre Scirpus tel qu'accepté par Palla, et celles du genre Tricophortun établi par le même, qu'il devient évident que ces caractères ne sont pas concomitants et que, par conséquent, Trichophorum n'est pas fondé en nature.

Fernald conclut que la plante qui fait le sujet de cette discussion est un Scirpus plutôt qu'un Eriophorum. Mais comme les règles du Congrès International de Vienne exigent la rétention du plus ancien nom spécifique, et que, d'autre part, il y a déjà un Scirpus alpinus Schlcicher, il est

1. Fernald, M. L., North American Species of Eriophorum. Rhodora VII : 131.

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