‹ La Flore du TemiscouataChapitre 40 sur 45 · Palla, Bot. Zeitung liv. ab. i · texte numérisé non relu

Palla, Bot. Zeitung liv. ab. i

nécessaire d'adopter le nom de Michaux (£". Hitdsotiianum Michx) qui fut donné à une plante clairement identique au type linnéen de V Eriophortun alpimim.

Scirpus nanus Spreng.

N.-D. du Portage. Petit Scirpe peu apparent sur la va^e des grèves maritimes, et pour cela, probablement, peu récolté. Rivière Saguenay (Burgess).

Scirpus pedicellatus Fernald.

Lac Pratt. Grand Scirpe d'un beau vert pâle, voisin de Scirpus atrocinctus^ espèce méconnue encore, mais qui paraît très fréquente dans notre province.

Scirpus rubrotinctus Fernald.

Rivière-du-Loup. Marais. Commune. Se distingue assez bien sur le terrain des autres Scirpzis similaires par le rouge foncé des gaines. {^. S. microcarpus Presl.)

Scirpus rufus (Hudson) Schrad.

Rivièredu-Loup (Pointe à Persi). Petit Scirpe gazonnant abondant dans les terrains saumâtres.

Scleranthus annuus L.

Cacouna. Champs cultivés près de la mer. Peu fréquente.

Selaginella selaginoides (L.) Link.

Lac Témiscouata. Rochers siluriens du rivage. Déjà signalée en cette région par Northrop. Rare et locale.

Senecio aureus L.

Saint-François de Whitworth. Commune à travers la chaine apalachienne qui traverse le comté de Témiscouata. Vers la mi-juillet, les fleurs voyantes du Séneçon doré sont

la note dominante de la flore dans la partie la plus élevée du comté.

Senecio aicreus L. est une espèce compréhensive dont on a déjà détaché S. Balsainitcc^ S. discoideiis^ S. obovatus et d'autres. Commune depuis les eaux du Saint-Jean jusqu'à Percé (Fernald).

Senecio Balsamitae Muhl.

Lac Témiscouata. Pointes rocheuses. Très variable suivant l'habitat. Dans la station indiquée il est petit et laineux. Sur les alluvions ombragées il devient, paraît-il, glabre et plus feuille.

Senecio discoideus (Hook.) Britton.

Rivière-du-Loup ; N.-D. du Portage. Beau Séneçon à distribution boréale. Semble rechercher les rochers calcaires. Aussi dans les prés. Saint-Fabien, Bic, Sainte-Annedes-Monts, Carleton (Fernald).

\/ Senecio pseudo-Arnica Less.

Cacouna; Trois- Pistoles; N.-D. du Portage; Ile du Gros-Pèlerin. Rivages graveleux. Cette énorme Composée est l'une des plantes les plus remarquables du bas Saint-Laurent. Habite les rivages maritimes depuis le Maine jusqu'à la mer Arctique et l'Alaska.

Nous avons dans cette Composée des modifications halophytiques; feuilles charnues, cutinisées, pubescentes-îaineuses, obovales-spatulées (forme fréquente chez les espèces maritimes).

Bic, Pointe-au-Père, et depuis Métis jusqu'à Tourelle. (Fernald.)

4 Senecio vulgaris L.

Rivière-du-Loup. Très commune autour des habitations.

Shepherdia Canadensis (L.) Nutt.

Saint-Simon (Rimouski), tout près de la ligne de séparation d'avec le comté de Téraiscouata. Hauteurs cambriennes. Champs. Calcicole, de distribution étendue, mais locale. Bic, côtes et rivières gaspésiennes (Fernald); Lachevrotière, Ile d'Orléans (Saint-Cyr); Québec (Maclagan) (i); Ottawa (Fr. Rolland ).

•î^Sisyrinchium angustifolium Mill.

Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Lieux saumâtres.

\ Smilacina stellata (L.) Desf.

Rivière-du-Loup (Anse à Persi). Sur les alluvions de l'ancien rivage. Commune dans son habitat.

Solidago Canadensis L.

Partout.

Solidago hispida Muhl.

Lac Témiscouata; Rivière-du-Loup. C'est la Verge d'or dominante de la région. Commune surtout sur les schistes des bords des rivières. Cette plante nous est inconnue à l'ouest de la Province. L'espèce - est très variable et, dans une étude toute récente (2), Fernald a reconnu outre la forme typique quatre variétés bien distinctes, dont trois sont nouvelles.

Solidago hispida Muhl., var. tonsa Fernald, n. var.

Nos spécimens ont servi à M. Fernald pour la séparation de cette variété nouvelle. C'est une forme glabre que nous avons trouvée à la Rivière-du-Loup, en haut des Grandes-Chutes. Suit la description.

''Caulibus glabris vel sparse puberulis ; foliis glabris vel glabratis vel subtus ad nervos pilosis margine eciliatis vel

T. Macoun J., loc. cit., III : 421.

2. Fernald M. Iv., Some new or unrecordgd Compositae chie/ly from Northeastern America. Rhodora XVII : 2.

sparse ciliatis, basilariis oblanceolatis vel anguste obovatis 1-2. 5 cm. latis plcninique subacutis, caulinis 7-20 infra inflorescentiain basilariis siniilibus gradatim minoribns, superioribus 1-6 cm. longis 2-8 mm. latis; panicula thysiformi densa; involucro 3-5 mm. longo."

Terre-Neuve (Feriiald, Wiegand, Kittredge) ; Anticosti (Macoun) ; Rivière-dn-Loup (Fr. M.-Victorin. No. 588) ; Nonveau-Bninswick, Chutes Nepisiguit (Fowler).

Fernald remarque que dans sa forme extrême cette variété mime Solidago erecta Pursh, espèce du Sud, mais s'en distingue par le jaune brillant des rayons, et la couleur plus verte des bractées de l'involucre.

Solidago rugosa Mill.

Rivière-du-Loup. Tourbières.

Solidago sempervirens L.

Ile du Pèlerin du Milieu. Abondant en cet endroit, et d'une remarquable carnosité en raison de la salinité de l'habitat. C'est le seul Solidago halophytique de notre flore. Cette station est à notre connaissance la plus occidentale encore relevée sur le Saint-Laurent. Passe pour répandu dans la Gaspésie. Extrêmement difficile à sécher. Penhallow mentionne ce Solidago comme très abondant dans l'Anse à Persi. Nous pouvons affirmer avec certitude qu'il a complètement disparu de cet endroit.

Solidago uliginosa Nutt.

Rivière-du-Loup. Tourbières.

Sonchus arvensis L.

Ile du Gros-Pèlerin ; Saint-Simon (Rimouski). Sables maritimes, très abondante.

Sparganium angustifolium Michx.

Lac Pratt ; Lac Témiscouata. Rubanier essentiellement aquatique, à feuilles excessivement longues et étroites.

Sparganium diversifolium Graebn., var. acaule (Beeby) Fernald & Eames.

Lac Pratt. Revêt des formes plus ou moins luxuriantes en cet endroit. La nouvelle édition de V Illustrated Flora donne rang spécifique à cette variété. M. Fernald ne lui reconnaît pas de caractères permettant la séparation des deux espèces.

Spartina glabra Muhl.

Rivière-du-Loup ; Cacouna, etc. Cette Spartine joue un rôle écologique important sur la côte témiscouatienne, où elle occupe presque seule les grèves plates sujettes à la marée. Ses rhizomes entrelacés contribuent à fixer les vases, et les colonies de cette plante, même quand le chaume a disparu, forment des îlots proéminents que le battement quotidien de la marée ne réussit pas à entamer.

Spartina Michauxiana Hitchc.

Rivière-du-Loup (Anse à Persi). " Herbe à liens ". S*accommode également bien de l'eau douce et de l'eau salée. Commune dans toute la vallée du Saint-Laurent.

Spartina patens (Ait.) Muhl.

Ile du Pèlerin du Milieu. Etablie dans une anse. Par ailleurs semble peu répandue sur la côte témiscouatienne. Joue sur certaines parties du littoral le rôle dévolu ici à 5*. glabra. Cacouna (Fernald).

Spergularia Canadensis (Pers.) Don.

Rivière-du-Loup (Anse à Persi) ; N.-D. du Portage ; Cacouna. Bonne-Espérance (Allen); Anticosti (Macoun); Bic (Fernald). Plante halophytique toujours glabre.

Spergularia salina J. C. Presl.

Cacouna. Prairie saumâtre. Glabre ou pubescente"

glanduleuse. La nomenclature des Spergulaires halophytiques a passé par bien des vicissitudes. Kernald et Wiegand ont traité cette question dans Rhodora (i). D'après cette étude, on peut dresser le tableau suivant des espèces du bas Saint-Laurent :

Graines grosses, i-i. 'i^^i "^^^- ^^ longueur; capsule subglobuleuse-ovoïde, deux fois la longueur du calice. Partie libre des stipules très courte, tronquée ou apiculée. Plante glabre. ^. Canadensis [^çx?i.^O.T>ox\. Graines petites, o. 5-0. 8. mm. de longueur ; capsule conique-ovoïde égalant ou dépassant très peu le calice ; partie libre des stipules longuement acuminée. Plante glabre ou pubescente.

Graines glanduleuses-papilleuses ; bractées supérieures de l'inflorescence rudimentaires ou nulles. kS. salina J. C. Presl.

Graines unies ; bractées supérieures généralement présentes.

6^. leiosperma (Kindb.) Schmidt.

Spiranthes Romanzoflfiana Cham.

Cacouna (prairies humides) ; Lac Témiscouata ; Ile du Gros- Pèlerin. Cette Spiranthe au parfum si délicat, que l'on rencontre partout dans la vallée du Saint-Laurent, est très variable et se pose comme un continuel point d'interrogation sous les pas de l'herborisant. M. Oakes Ames, qui a écrit une monographie du genre (2), a disséqué les fleurs de centaines de spécimens provenant de stations différentes, et n'a pu arriver à établir des lignes de démarcation sérieuses. Et cependant l'espèce paraît bien composite.

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