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Des grains de Froment ont été très souvent rencontrés dans les tombes égyptiennes, et il s'en trouve exposés dans presque tous les musées d'Europe. Le Blé antique de l'Egypte a donné lieu à plusieurs expériences intéressantes, celle, entre autres, peut-être un peu naïve, de le semer à nouveau après plus de trois mille ans de dessèchement. Cette expérience, il est à peine besoin de le dire, n'a nullement été couronnée de succès. Des chimistes ont remarqué que le Blé égyptien, placé dans de l'alcool bouillant, lui cède une substance résineuse que l'eau en précipite; d'où la conclusion curieuse que les Egyptiens, pour mieux conserver les grains destinés à la nourriture du défunt, les vernissaient avant de les renfermer dans les tombes. Et, en fait, cet enduit résineux a si bien préservé le Blé, que la fécule en a gardé toutes ses propriétés chimiques. Schweinfurth a trouvé du Blé bien plus petit que l'espèce ordinaire, et qu'il compare 3LuBlé de Bélié)'a de l'Egypte moderne; d'autres bota-
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nistes, par contre, ont remarqué des grains beaucoup plus gros que ceux de nos jours.
Le Froment, nommé Souo en copte, porte en hiéroglyphes le nom de Sou ; on le divisait en So7i blanc et Sou rouge. On le trouve souvent représenté dans les tombes, au milieu de scènes de récoltes. Il est toujours nommé dans le texte officiel des listes d'offrandes h faire aux défunts, et on l'employait fréquemment en médecine.