‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 27 sur 157 · Cyperiis Ta.^tigiiatiis Forsk · texte numérisé non relu

Cyperiis Ta.^tigiiatiis Forsk

Théophraste et, d'après lui, Pline décrivent une Cypéracée égyptienne du nom de Sari. Tous les commentateurs s'accordent pour voir dans le Sari le C. fastigiatus. Seul, C. Fraas (Syiiops., p. 297) est d'un avis différent et identifie le Sari avec le C. comosus Sibth. L'argument dont il appuie son identification est assez probant puisque, selon lui, le mot grec akpi sert encore de nos jours à désigner en Grèce le C. comosus.

D'autre part, on rencontre dans les textes hiéroglyphiques une plante nommée Sûr, Sari, Sar-it, dont les caractères concordent exactement avec ce que Théophraste dit du <7zpi. C'est une plante aquatique, rangée ordinairement dans les inscriptions à côté du Lotus, du Papyrus et de diverses espèces de Roseau ; elle servait à l'alimentation, était employée en médecine, et sa tige, — haute d'environ deux coudées, d'après l'écrivain grec, — fournissait des cannes.

Comme le C. comosus ne pousse qu'en Grèce, tandis que le C. fastigiatus est très répandu en Egypte, c'est probablement à cette dernière espèce qu'il faut rapporter le ay.pi. égyptien do Théophraste et le Sari hiéroglyphique.

CYPERACEES, AROIDEES 31

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