‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 56 sur 157 · RicinuN cuiiiiiiunis L · texte numérisé non relu

RicinuN cuiiiiiiunis L

Des graines du R. communis ont été reconnues au Musée égyptien de Berlin, par Kunth, à celui de Vienne, par Unger, et à celui du Louvre par M. Bonastre. Schweinfurth en a également trouvé dans une tombe de Thèbes, mais leur antiquité lui paraît douteuse. On sait par les auteurs classiques que le Ricin croissait en Egypte, où on le cultive encore de nos jours. On en tirait une huile qui servait à l'éclairage dans les basses classes. Hérodote nous a transmis le nom égyptien de cette plante, Kiki. Je ne l'ai jamais, pour ma part, retrouvé dans les textes hiéroglyphiques. Unger donne la figure de quelques plantes, tirées de diverses tombes, qu'il croit être des Ricins. D'après la dispositions la forme des fruits, je crois plutôt que ce sont des Figuiers, dont les feuilles, dans un dessin un peu superficiel, peuvent facilement se confondre avec celles du Ricin.

Le nom égyptien du Ricin, découvert par M. E. Révillout grâce à l'étude de documents démotiques, est Deqfon. Si le mot Kiki est égyptien, il ne peut donc désigner que les graines de la plante. L'huile de Deqam servait à l'éclairage et était employée comme purgatif. En copte, Kiki est le nom de la graine (Flabb-el-kharoua), et DJismisle nom de la lAaniefKharouaJ.

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