‹ La flore pharaonique d'apres les documents hieroglyphiques et les specimens decouverts dans les tombesChapitre 84 sur 157 · Ea-lgeroii tegyptlaciiït L · texte numérisé non relu

Ea-lgeroii tegyptlaciiït L

La plante décrite par les Grecs sous le nom de -/ovu^a a été unanimement identifiée par les botanistes avec le genre Erigeron. Or, la plante vArjix croissait en Egypte. Ilorapollon (Ilierogl., II, 79) écrit : « Lorsqu'ils veulent exprimer un liomiuç qui détruit les moutons et les rhcvres, les Égyptiens tracent l'image de ces animaux représentés en train de manger du xwj^a: la raison en est que, lorsque ces animaux mangent du y.orjix, ils ne tardent pas à mourir de soif. » Le y.ôyj^x étant V Erigeron, le Conyza égyptien ne peut guère être que V Erigeron segyptiacus, la seule espèce qui soit abondante en Egypte. Dioscoride nous apprend que les Égyptiens donnaient

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au vArj^y. le nom de v-À-i. D'autre part, le Conyza, connu en hébreu sous le nom de Sarpad, est mentionné dans Isaïe (LV, 13), dont la version copte rend tantôt ce mot par Koniza, tantôt par iVo^m^ze, Eng, Enouk (Rec, VII, 25). Or, une plante égyptienne fréquemment mentionnée dans les papyrus médicaux porte le nomd'Auk ou Annouk. Je crois hors de doute que ce mot réponde à Eng, Enouk et désigne par conséquent r^". œgyptiacus. La chose me semble d'autant plus prol)able qu'un texte de Philé mentionne, en même temps que Y Ank, une plante Kéti qui rappelle singulièrement le nom /itt que, d'après Dioscoride, les Egyptiens donnaient au Conyza. Le mot An^^ étant le nom égyptien de YE. xgyptiacus, Kéti désignerait l'espèce voisine, Conyza Dios :oridis , retrouvée au Fayoum par FI. Pétrie. On doit pourtant tenir compte de ce fait, que Ank et Kéti sont mentionnés dans une liste de plantes comestibles et qu'il existe en copte un autre mot Nounk (Msc. par. XLIY, 338), traduit en arabe par Sa'abar (nom inconnu à corriger en Saatar, désignation du l\ym), qui pourrait également dériver de Ank OM Annouk. On doit remarquer en outre que, dans les Scahe, le grec coptisé Pi-koniza est traduit par le nom arabe, Soukrân, d'une espèce de Jusquiame.

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