TainurliL milotlca Ehrb
Hérodote et Pline nous apprennent que le Tamaris poussait en Egypte. Unger en a retrouvé des fragments nombreux dans une brique d'El-Kab, et Schweinfurth en a reconnu des branches entières dans un cercueil de la XX' dynastie, dans lequel reposait la momie d'un personnage nommé Kent. De même, FI. Pétrie a découvert des restes du T. nilotica dans la nécropole grécoromaine de Hawara, au Fayoum. Le Tamaris se nomme Ashel en hébreu, Açl en arabe, Osi en copte. En hiéroglyphes, son nom est Aser^ mot qui nous donne l'origine des termes sémitiques. Plutarque, dans son traité Sur Isis et Osiris, nous dit que le Tamaris était consacré à Osiris. Le Tamaris devait, en eflFet, être un arbre sacré, car son nom se rencontre souvent dans les textes religieux, et on le trouve indiqué, avec le Jujubier, comme l'un des deux arbres sacrés du XVII® nome de la Haute- Egypte. On l'employait également en médecine. Le T. nilotica pousse encore aujourd'hui en Egypte, en compagnie de plusieurs autres espèces de Tamariœ.
Bien que le copte Osi^ l'arabe Açl et l'égyptien Aser soient très certainement un même mot, il faut remarquer que les Scalse coptes rendent She-n-osi par l'arabe Tarfah, tandis que Y Açl arabe y répond au nom copte Pi -nam ou Pi-nom. Or, d'après Schweinfurth, Tarfah désigne le T. nilotica, tandis que Açl désigne le T. articulata Vahl. En attendant qu'on trouve un arbre Nam dans les textes hiéroglyphiques, on peut admettre que le nom Aser s'applique indistinctement à toutes les espèces de Tamaris.
LYTHRARIAGÉES