Acacia nilotica Del
Quelques-unes des guirlandes qui ornaient les momies d'Ahmès I et d'Aménophis I, rois de la XVIII* dynastie, étaient composées de fleurs à* A. nilotica. Cet arbre, dont le bois servait à faire des cercueils, des meubles, des statues, se nommait S fiant en ancien égyptien. L'hébreu Shett, par assimilation du N au T, l'arabe Sant et le copte Shonte^ Shanti^ désignent également l'Acacia et dérivent du nom hiéroglyphique de cet arbre. L'A. nilotica est un arbre très ancien sur les bords du Nil ; son nom se trouve dans les textes contemporains des pyramides. Une brique d'El-Kab renfermait, au dire d'Unger, quelques fragments d'A. nilotica. La gomme provenant de cet arbre se nommait, en ancien égyptien, Qami, en copte Komêy — mot dans lequel on retrouvera l'origine du grec w^^ii et de notre mot gomme, — mais qui était employé également en ^yptien pour désigner la résine, car on disait aussi bien Qami (gomme) d'Ebénier, que Qami (résine) d'Arbre à encens. On sait que la gomme de l'Acacia est la gomme arabique du commerce.
Le Musée de Florence possède (n* 3630) plusieurs épines A* Acacia trouvées avec des objets de toilette, et qui semblent avoir servi d'aiguilles ; elles ont été attribuées par Migliarini à
ROSACÉES, MIMOSÊES 85
V Acacia vera Willd. Les fouilles de FK Pétrie, dans les nécropoles de Hawara et de Kahoun, — cette dernière, de la XIP dynastie, — ont amené la découverte d'objets fabriqués en bois d'Acacia, et de gousses du même arbre, qui paraissent avoir servi au tannage; M. Newberry attribue ces restes à VA. arabica WihhD. Enfin, M. Bonastre rapporte à VA, heterocarpa Del. certains fruits du Louvre (L. 171).