Horlnga apiera G^rtn
Une graine de cette espèce, qu'il est facile de distinguer de l'espèce voisine M. oleifera Lmk., a été trouvée par Schweinfurth dans une tombe de Drah-abou'1-neggah. Des gousses et des graines s'en trouvent exposées au Musée de Florence (n^ 3618), et FI. Pétrie a découvert des restes de la plante dans ses fouilles de Hawara. Le Af. aptera, nommé Yesar par les Arabes, est commun, au dire de Schweinfurth, dans le désert oriental de la Thébaïde. Le fruit du Moringa, connu sous le nom de Noix de Ben, fournit une huile précieuse pour la parfumerie ; les anciens lui donnaient les noms suivants : BiXavo; at'yvTTTta Théophr., BiXavo; fivp£']/(X)7 Diosc, MyrobalanuMy Glans œgyp- Ha Pline. J'ai retrouvé le nom égyptien du Moringa, Baq, et, ne connaissant pas la découverte de Schweinfurth, j'y avais vu le M, oleifera^ que l'on indique généralement comme produisant l'huile de Ben et comme correspondant aux termes classiques cités plus haut. Mais, puisque le fruit trouvé dans une tombe appartient au M. aptera et que c'est cette espèce que l'on rencontre de nos jours en Egypte, il est évident que le Baq antique est le M. aptera plutôt que le Af. oleifera. Le Baq croissait dans la Thébaïde et dans le Delta, ainsi que dans l'oasis
MIMOSÊES, CÉSALriNlÉES 87
de Dakhléh. On le trouve mentionné dans les textes des plus anciennes dynasties. L'huile que l'on en extrayait, nommée BaqU était très réputée. On s'en servait en parfumerie, on en oignait les momies, on la recommandait en médecine. On la divisait en deux espèces, Baqi rouge et Baqi vert, ce qui s'accorde ivec un passage de Pline qui nous dit que l'huile du Myrch balanum était rouge en Egypte et verte en Arabie.
GESALPINIEES