Balanlte« «sypilaca Del
Syn. Ximenia segyptiaca L. Des fruits de cet arbre ont et reconnus par Schweinfurth dans les tombes de la XII* et de la XX* dynastie. FI. Pétrie en a également découvert par centaines dans la nécropole de Kahoun, qui date de la XIP dynastie. Il paraît même que ce fruit est, de beaucoup, en majorité parmi les fruits déposés à Kahoun en offrandes funéraires.
Il s'en trouve, provenant d'autres tombes, exposés dans tous nos musées égyptiens d'Europe, et une canne, exposée au Musée de Florence (n^ 2692), est faite en bois de B, segyptiaca. C'est dans cet arbre que Delile, qui a écrit un long mémoire à ce sujet, a voulu retrouver le Perséades anciens. Schweinfurth voit dans le Perséa le Mimusops Schimperi; Meyer, dans ses étude
AURANTIAGEES, OLAGINEES, SAPINDACÉES 103
botaniques sur Strabon, y voit le Dyospyros mespiliformis. D'autres botanistes y voient d'autres arbres. C'est là une question pleine d'intérêt à coup sûr, mais qui me paraît bien difficile à éclaircir tant que des documents égyptiens ne nous auront pas tracé une voie nouvelle. Or, le nom hiéroglyphique du Perséa n'a jamais été reconnu avec certitude. Le mot Shaouab, que l'on traduit ordinairement par Perséa, me semble être une variante de Shoub et désigner par conséquent le Lentisque.
M. Maspero vient de consacrer une intéressante étude à l'arbre nommé Ashed dans les textes hiéroglyphiques et il l'identifie avec le B. segyptiaca (Proceed, ofthe Soc, ofBibl. ArchseoL^ vol. XIII, pp. 498-501). J'avais vu dans Y Ashed le Cardia Myœa L., partageant ainsi, sans m'en douter, l'avis de M. Diimichen, avis qu'ont fait connaître ses élèves G. Moldenke et E. Lûring. Ce qu'il y a de certain, c'est que V Ashed était un fruit que l'on mangeait sec plutôt que frais, d'après son déterminatif, qui est le même qui s'applique aux noms du Raisin et de la Figue, et qui représente des fruits séchant sur une corde.
SAPINDACEES