‹ La flore pharaonique d'après les documents hiéroglyphiques et les spécimensChapitre 146 sur 160 · IVyMiphaBii mteWkmtm Willd · texte numérisé non relu

IVyMiphaBii mteWkmtm Willd

Delile, dans l'explication des planches de la Description d'Egypte (t. XIX, p. 422), divise le iV. cserulea en deux variétés. L'une, à grandes fleurs d'un diamètre moyen de0"*,12,

est le N. cœrulea Sav., synon. Gastalta scutifoHa Salisb. L'autre, qu'il qualifie « Variet. minor », est le N. stellata WiLLD., synon. Castalia stellaris Salisb. Tous les nomenclateurs distinguent également le iV. cœrulea du N, stellata. Tout récemment, H. Bâillon (Hist. des plant,, t, III, p. 99), établit la même distinction. Les deux espèces sont cultivées dans la î^erre des Nymphéacées du Jardin botanique de Lyon. Je les ai soigneusement mesurées. La première a les quatre sépales extérieurs de 0"*,10, les pétales de 0"',085, les feuilles de 0",32. La seconde à les sépales de 0",05, les pétales de 0°,04, les feuilles de 0™,22. Enfin, le nombre des rayons du stigmate diffère entre les deux espèces. Je crois donc que c'est à tort que, dans leur Illustration de la Flore d'Egypte (p. 36, n** 18), MM. Ascherson et Schweinfurth ont fait de N. stellata un synonyme de N. cœrulea.

Ce n'est pas qu'au point de vue botanique la chose ait bien grande importance, mais il peut en être autrement au point de vue égyptologique. Les noms de Nympheea sont tellement nombreux dans les textes que nous nous ne trouverons jamais assez d'espèces pour satisfaire nos exigences lexicographiques. Or, M. Schweinfurth lui-même a remarqué, dans le cercueil d'un nommé Kent, enseveli à Sheikh-abd-el-gournah sous la XX* dynastie, une guirlande formée, en partie, « de pétales et de fleurs naines et choisies exprès de lotus bleu. Nymphéa cœrulea Sav. (Les dernières découvertes, p. 57) ». Je ne doute pas que nous n'ayons ici un spécimen antique du N. stellata qui, en effet, atteint à peine, comme taille, la moitié de celle du iV. cœrulea. Cette division du Lotus bleu en deux espèces nous permettra de caser un des nombreux noms de Lotus dont nous ne savons que faire.

Peut-être même une cinquième espèce de Nymphœa pourrat-elle être attribuée à l'antiquité pharaonique, car : « Bei Da miette hat Rohrbach 1856 Exemplare der letztgenannten Spezies (N, cœrulea) und eine Varietat derselben mit ungefleckten Kelchblàttern (N, stellataW,^, ebenso Sieber und Ehebnbbro

NYMPHÉAGBKS, MENISPKRMÉES, RENONGULAGÉES llU

eine weissblûtige Abart, N. cxrulea Sieber. » (F. Wœnig, Die Pflanz. im ait. jEgypt.y pp. 33-34).

MÉNISPERMÉES

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