‹ La flore pharaonique d'après les documents hiéroglyphiques et les spécimensChapitre 71 sur 160 · Olea europira L · texte numérisé non relu

Olea europira L

Des couronnes d'Olivier ont été très souvent trouvées sur la

ASCLEPIADAGEKS, JASMINEES, OLEAGEES 59

tète de momies. On a remarqué toutefois que ces momies ne sont jamais antérieures à la XX® dynastie. D'autre part, Pleyte croit que TOlivier n'a été introduit en Egypte qu'à partir des grandes conquêtes égyptiennes en Asie, sous la XVIIP dynastie. En fait, le nom égyptien de l'Olivier, Djadi, fort rare dans les textes, ne se trouve, à ma connaissance, pour la première fois qu'à l'époque des Ramessides. Mais l'Olivier a dû s'acclimater facilement en Egypte, car Theophraste (Hist. plant., 10, 2, 8) nous apprend qu'il en existait une forêt entière dans les environs de Thèbes. On doit remarquer, en outre, que jamais les tombes de la Xll* dynastie n'ont fourni de branches ni de fruits d'Olivier.

Le mot Baq, que l'on considère comme le nom de TOlivier, est fréquent dès les temps contemporains des pyramides, mais j'ai démontré dans un mémoire spécial que Baq est le nom du Moringa et non celui de l'Olivier. Les textes dans lesquels se trouve le mot Djadi nous montrent qu'on faisait en Egypte une grande consommation d'olives, comme fruits comestibles, et surtout pour en extraire de l'huile à l'usage des lampes allumées dans les temples. Nous savons que les simples particuliers n'alimentaient leurs lampes qu'avec l'huile du Sésame ou du

Ricin.

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