Dalbergla melanoxylon G. P. R
Dès répoque des pyramides, nous voyons le bois d'ébène em ployé par les sculpteurs et les ébénistes égyptiens. On en faisait des statues funèbres, des lits ; plus tard on en fit des palettes pour les scribes. Sous la XIP dynastie, Tébène était d'un usage très répandu en Egypte. Il est probable que, sous l'Ancien Empire, l'Ebénier croissait naturellement en Egypte. Mais, sous la XVIIP dynastie, on fut forcé de le faire venir du dehors. La reine Hatasou s'en procure au pays des Sôraalis, les princes éthiopiens contemporains des Aménophisen expédient régulière ment de leur pays.
Tous nos musées égyptiens d'Europe renferment des objets d'ébène, chaises, cofi'res, statues, cannes, palettes, cuillers, manches de miroirs, etc. En médecine, la sciure d'ébène était recommandée pour les maux d'yeux, et cet emploi se retrouve dans Théophraste, Dioscoride et Pline.
Le nom hiéroglyphique du Z). melanoxylon est Habni, mot qui s'est conservé intact en hébreu, et, passant par scevo; et ebenicSf a donné naissance à notre mot ébène, qui peut ainsi faire remonter son origine au temps des pyramides. La forme
OLÉAGÉES, ÉBÉNAGÉES, MYRSINÉES, SAPOTÉES 61
primitive du mot Habni est Hab^ dont je connais trois exemples (Ti, n° 134 ; Anast. 1, 12, 6 ; Zeitschr., XXIX, 28) ; cette racine signifie « être aigu, pointu », et fait allusion aux épines de l'Ébénier.
MYRSINÉES