Ephem. epigr., IV, p. 146, n° 503, adn
leurs centuries ait pu être affectée à un seul et même service. Dès lors, il était inutile de les former en cohortes; ce pas franchi, l’organisation en légions aurait été, pour ainsi dire, accomplie, et Néron n’eût pas eu à opérer ce groupement de toutes pièces, quand il voulut créer les légions adjutrices ; il ne serait plus resté qu’à leur donner un nom et à les convoquer.
Bref, à partir du milieu du Il siècle, navarques et triérarques reçoivent simplement les insignes du centurionat, mais n’ajoutent nullement à leurs titres celui du centurion.
Quant aux centuriones classici, que l’on voit apparaître avant même que les flottes d'Italie n'aient reçu le nomen praetorium ‘, nous ne pouvons déterminer la date de leur disparition, mais ils continuent d’exister longtemps encore. Probablement pérégrins pour la plupart et de rang inférieur à celui du triérarque, ils ne sauraient être comparés aux centurions de l’armée de terre, dont ce fut un grand honneur pour les navarques eux-mêmes de se voir concéder les seuls ornamenta. Nous devons reconnaître que cette solution n’aide pas à définir ce que furent ces principes dont témoignent de rares inscriptions. Il est hors de doute qu'ils occupaient une situation assez haute ; ce titre, en effet, figure, dans les cursus honorum d'ordre inverse, avant celui de navarque ; un monument semble établir qu'ils égalaient, dans l'échelle hiérarchique, les centurions primipiles de l'armée de terre. Mais quelles étaient leurs fonctions ? Les dirons-nous permanentes ou temporaires ? Ou ne doit-on pas voir plutôt dans princeps un titre susceptible de s’attacher à des
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fonctionnaires élevés dont on voulait récompenser particulièrement les éminents services ? Nous avons cru en effet reconnaître l'existence de nauarchi principes qui auraient été les plus considérés des nauarchi. Les inscriptions, malheureusement, rendent également possible l’une et l’autre hypothèse, en sorte que sur ces divers points, l'historien d’aujourd’hui fera sagement d’espérer plus en la découverte de documents nouveaux que dans son ingéniosité personnelle.