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de l'avancement par le bienfait d’un supérieur, ou une exemption, totale ou partielle, des munera militiae. L'un d’eux "exprime quel est son bienfaiteur en se nommant beneficiarius stolarchi.
Le trierarchus avait auprès de lui un seculor *, comme le tribunus militum ; suivant M. Ferrero, il marchait derrière lui, in spem promotionis. En tout cas, 1l devait lui servir d’adjudant ou, si l’on veut, d’aide-major. Il est vraisemblable d’ailleurs qu'il différait peu de ladiutor trierarchi ‘.
Auprès de quelques noms, on ne peut que poser un point d'interrogation. Qu'est-ce ainsi que le pitulus septes- [emlodialis ‘ ? le caementarius * ? Impossible de formuler une hypothèse vraiment fondée. Le scenicus principalis ‘, selon M. Ferrero, était peut-être attaché à la cxnvn ou cabine d’un chef, à moins que le mot ne rappelle un emploi à terre, auprès de quelque amphithéâtre.
Parmi les fabri, dont nous signalions plus haut l'optio, figuraient surtout les architecti qu’on aurait tort de prendre pour des ingénieurs, et qui, malgré leur titre pompeux, ne devaient être que de simples soldats ; on les retrouve, semblablement qualifiés, dans les légions et les cohortes auxiliaires ; les inscriptions nous mentionnent
4. CIL, X, 3480. A la rigueur, on pourrait voir sous ce nom unrameur ordinaire. Seplesemodialis, qui signifie : six boisseaux et demi, désignerait la quantité de blé qui lui était allouée par mois. On sait que la part d’un esclave était de cinq boissseaux. V. Senec., Epist., 80, 7 : quinque modios accipit et quinque denarios.
encore le subunctor ', le uelarius * qui travaillait sans doute à la confection des voiles.
Il y avait aussi probablement des médecins sur chaque navire, comme nous en trouvons dans les différents corps de l’armée de terre. 3
Parmi les fonctionnaires affectés aux divers services religieux, on cite généralement le coronarius qui, à en juger par son nom, tressait des couronnes pour orner le navire en l'honneur de la divinité, et le uictimarius qui était chargé des sacrifices. Nous connaissons un coronarius de Ravenne * et un wictimarius principalis de Misène ”
Il existait, naturellement, des services purement maritimes et importants, pour lesquels il fallait des préposés inconnus dans la milice de terre. Tel était le proreta * qui, placé à la proue, observait les écueils, les bancs de sable, les plages. la direction des vents et ses variations ; 1l avertissail de tout évènement imprévu ou utile à reconnaitre le gubernator * dont il était l’aide et qui se trouvait à la poupe, pour diriger la manœuvre du gouvernail. Tous deux avaient autorité disciplinaire, respectivement, sur les hommes placés à l'avant et à l'arrière du navire. Une épitaphe fut élevée en l'honneur d'un proreta de la flotte de Misène par l’ordo proretarum ‘ qu'il avait institué son héritier. Il est à croire On connaîtle passage de Végèce : cera... qua solent ungere naues. CIL, X, 3499 et 3800.
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6. Les épitaphes de gubernalores sont nombreuses : v., par exemple, CIL, X, 3431, 3432, 3437, 3444.
7. CIL, X, 3483. L'examen de la pierre elle-même pourrait seul permettre de la dater approximativement. |
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que les gradés de même rang des troupes de mer constituaient en général un collège pourvu d’une caisse commune ‘ ; nous en avons là un exemple, et rien n'était plus romain que cet usage.
Le nauphylax *, comme son nom l'indique, était chargé de la garde du navire. Ulpien nous parle * de diaetari, dont les fonctions n’ont pu être parfaitement éclaircies. Il est probable néanmoins que ce mot, formé sur duxirn, désignait un personnage ayant pour mission de pourvoir aux apprêts des vivres nécessaires à l’équipage. — Le service général de l’approvisionnement et de la solde paraît avoir été confié aux soins du dispensator classis * pour l’ensemble de la flotte. Sous ses ordres, d’autres officiers ou sous-officiers qui ne s’occupaient chacun que d’un navire : tels sont surtout le nauphylax et les diaetarii, déjà nommés. Il commandait aussi aux librarü, qui tenaient les comptes * et devaient être, eux, de simples soldats ; au tabularius ou archiviste, à l'exactus ‘, aux scribae* peut-être. Le service du commissariat comprenait aussi un exceptor ", chargé apparemment de recueillir au vol les avis que lui donnait
4. Cf Rendi-Conto della R. Accad. dé archeol. lett. e belle arti, Napoli, 1864, p. 313-393.