Dig., De excus., XXVIL, 1, I
3. Tac.; Ann., 1, 18: nisi uicesimo militiae anno ueterani dimiite- rentur.
4. V. la série des privilegia ueter., réunis au CIL, IL et suppl.
ÿ. Et ce nous est une raison de plus de penser qu'ils ne débutaient pas plus tardivement. Imaginons un engagé de trente ans ; ce n'est qu'à cinquante-huit ans qu'il aurait fini son temps ; voilà un âge bien avancé, alors que les gens de mer vieillissent de bonne heure.
6. On trouve plusieurs classiarii restés 27, 28, 29 ans au service ; un très petit nombre est allé jusqu'à 30, 32 et même 35 ans.
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notre second diplôme), car on sortait à peine de la période d'organisation, où les difficultés avaient été plus grandes. D'ailleurs, par politique, les Césars s'étaient montrés larges avec Les soldats, leur concédant volontiers droits et privilèges ; ils n'avaient sans doute pas eu de peine à les retenir longtemps sous les armes. Puis, à partir d’Hadrien, il est probable qu'on s’en tient au chiffre de vingt-six ans. Mais, à mesure que l’Empire approche de sa fin, le recrutement devient plus difficile, et il faut nécessairement augmenter la durée du service ; elle est portée de vingt-six à vingt-huit ans. Cette réforme eut lieu entre 145 et 213, peut-être sous Septime Sévère qui introduisit, comme on sait, des changements importants dans l’organisation militaire de l'Empire.
Telle paraît bien avoir élé l’évolution générale des règles qui gouvernaient le service des soldats de la flotte.
Nous ignorons de combien de navires se composaient les différentes escadres ; notre ignorance est aussi grande touchant le nombre de classiarii attachés à chacune d'entre elles. Il estdu moins fort probable que les deux flottes d'Italie, plus nombreuses en bâtiments, disposaient aussi d’un personnel bien plus considérable que les autres. La moisson épigraphique, à laquelle nous sommes redevables de la plupart des renseignements que nous avons pu fournir, est infiniment plus copieuse pourcesdeux escadres que pour toutes les classes sociae, ce qui est déjà un sérieux indice. De plus, une conjecture est possible quant à elles, à laquelle les autres flottes ne se prêtent nullement. C. de la Bergeremarqueen effet ‘qu'il s’écoula un très médiocre intervalle de temps — à peine dix-huit