‹ La Flotte de MisèneChapitre 129 sur 162 · RÉCOMPENSES ET PEINES. — COSTUMES ET ARMEMENT · texte numérisé non relu

RÉCOMPENSES ET PEINES. — COSTUMES ET ARMEMENT

Nous ne savons rien de la discipline à laquelle étaient soumis les classiari. On peut dire a priori qu’elle devait être rude : elle l’est plus en effet, aujourd’hui encore, sur les vaisseaux que dans les régiments de l’armée de terre, où les rebellions sont moins redoutables pour le haut commandement. Ajoutons à cela que les chefs les plus élevés, citoyens romains, d'ordre équestre, devaient éprouver le plus complet mépris pour les éléments qui seuls, jusqu'à Garacalla, recrutèrent la milice navale : esclaves, affranchis, pérégrins et gens de droit latin. Pour la même raison, le stipendium des classiarii, qu'aucun texte ne nous révèle, était sûrement assez misérable. La solde des militaires était réglée à l’année : nous savons que les prétoriens touchaient sept cent vingt deniers ; les soldats des cohortes urbaines n’allaient qu’à la moitié de ce chiffre, avec trois cent soixante deniers ; les légionnaires en recevaient deux cent vingt cinq ‘. Quant à la rémunération des gens de mer, nous n’avons aucun chiffre, mais nous sommes assurés qu’ils étaient très pauvres, et leur métier fort peu estimé ; aussi leur séipendium de-

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