‹ La Flotte de MisèneChapitre 152 sur 162 · Grotefend, Gruss an Ahrens, Hannover · texte numérisé non relu

Grotefend, Gruss an Ahrens, Hannover

Ritter, Bonner Jahrbücher, XV, p. 173sqq.

Grotefend (réponse à Ritter), même recueil, XVII, p. 209 sqq.

Klein, Ueber die Legionen, welche in Obergermanien standen, program. gymnas. Mogont., 1853.

J Aschbach, Die rôümischen Legionen prima und secunda adiutrix, Geschichte ihrer Entstehung, threr früheren Stationen, und endlich festen Standlager in Niederpannonien (Aprilheft des Jahrgangs 1856 der Sitzungsberichte der philos.-histor. Klasse der Wiener kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Bd. XX, p. 250).-— Imprimé également à part.

Urlichs, De Vita et honoribus Agricolae, Wiceburgi, 1868, p. 17.

Wilhelm Stille, Historia legionum auxiliorumque inde ab excessu diui Augusti usque ad Vespasiant tempora, Leipzig, 1876, p. 112-120 (CF G. Bloch, Revue historique, 1880, XIIT, p. 164).

En l'année 68, les révoltes éclatent de tous côtés contre Néron : soulèvement de Vindex en Gaule, défection du gouverneur d'Espagne, Seruius Sulpicius Galba. Néron sortit enfin de son indolence. Mais déjà l'esprit d’insurrection se montrait à Rome parmi les prétoriens et dans les cohortes urbaines : se voyant menacé en Italie même, l'Empereur, en toute hâte, appela dans le voisinage de Rome les classici des deux flottes de la péninsule et une grande partie de leurs rameurs. Il voulut faire partir rapidement ceux de Misène pour l'Espagne, afin de réprimer la défection de Galba ; mais comme les émeutiers de Gaule menaçaient de franchir les Alpes et d’envahir l'Italie, avant que les légions placées aux frontières ne fussent en mesure de les arrêter, Néron forma une legio classica ou classicurum de la masse des rameurs et gens de mer qu'il avait mandés auprès de lui. Pour enflammer d’ardeur à son service ces nouveaux combattants, il leur promit de faire d’eux de vrais légionnaires et de leur donner la ciuitas avant la fin de leur service, avec tous les avantages qui s’y rattachaient.

Mais, en peu de semaines, les événements se précipitent : la chute de Néron, consommée d’abord dans les provinces d'Occident, s'acheva au camp des prétoriens. Il envoya des troupes contre Galba, mais le Sénat, encouragé par la défection des prétoriens, se déclara contre

Pfitzner, Fleckeisen's Jahrbücher für classische Philologie, 3e année, Leipzig, 4857, p. 730 sqq., et Geschichte der rümischen Kaëserlegionen vor Augustus bis Hadrian, Leipzig, 1881.

Mommsen, CIL, II, p. 416 et 907 ; et Hermes, HI, P. 119, et XVI, p.

Dr Dante Vaglieri, Le due legioni adiutrici, Roma, 1887.

Augustus Jünemann, De legione Romanorum prima adiutrice (dans les Leipziger Sludien sur classischen Philologie, XVI, 1894). à

lui ; les troupes dépêchées en Espagne passèrent au parti de Galba qui fut proclamé Empereur; celles que Néron avait laissées à Rome ne pouvaient suffire à soutenir son trône chancelant; 1l dut se donner la mortle 9 juin 68.

Galba avait agi avec décision en Espagne ; il arriva au plus vite à Rome, mais il n’avait pas su se concilier réellement la faveur des légions : il fut mis à mort et Othon bien vite reconnu à sa place. Ce dernier d’ailleurs ne devait pas jouir plus longtemps du pouvoir ; il venait à peine de s’en emparer lorsque la nouvelle lui arriva que les légions du Rhin avaient acclamé pour empereur Vitellius (4 janvier 69) et l’entrainaient en Italie pour l’investir du pouvoir suprème. Othon voulut du moins vendre chèrement son abdication et sa vie : une grande bataille eut lieu près de Crémone, à Bédriac; la fortune se décida contre Othon qui se donna la mort le 16 avril 69. Les légions se soumirent au vainqueur, mais ceHes d'Orient ne le reconnurent pas et proclamèrent Flauius Vespasianus, qui fut vainqueur à Crémone. Restaient cependant les légions d'Occident; mais Vitellius, indolent et débauché, succomba vite devant l’activité de son adversaire, qui réussit à détacher de lui peu à peu toutes les troupes : les deux flottes se livrèrent à l’agent de Vespasien, Caecina !. L'heureux général resta le maître incontesté, tandis que le corps de Vitellius, percé de coups, était jeté aux gémonies. Telle est, très brièvement racontée, la suite des évènements politiques auxquels les classiarü de Misène et de Ravenne prirent une part difficile à préciser, mais certaine. Quelle était alors leur situation légale? Néron avait-il tenu la promesse faite à ceux qu'il avait

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