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r XLV, 22:
. XXXI, 44 ; XXXIL 8 ; XXXVII, 53.
. Ann., IV,56.
6. M. Mommsen, qui cherche toujours, et réussit le plus souvent, à rattacher ces questions d'institutions à des principes juridiques, s'exprime ainsi(Dr. publ. rom., trad. fr. VL, p. 305): « La flotte de la République, depuis qu'il en existe une, a pour base, comme l'armée de terre, le principe de la fédération. Cependant, l'idée de nationalité, énergiquement observée pour l’aimée de terre, a été abandonnée pour elle,ou plutôt ne lui a jamais été appliquée. Même comme romaine, la flotte resta essentiellement grecque. Les conséquences s'en manifestent partout. Tandis que dans les armées de terre, les troupes alliées n’on guère été employées toutes seules, les flottes romaines ont été composées souvent principalement, parlois exclusivement, de vaisseaux non-romains. Les Italiens de race grecque forment le noyau de la flotte romaine ; mais les non Italiens ne sont pas exclus de la flotte de la même façon que de l'armée de terre : les Grecs de Sicile, en particulier, mais aussi ceux d'Orient, fournissent également aux Romains des navires et des marins ou en sont dispensés à titre spécial. L'organisation du commandement est le même que dans l'armée de terre : c'est toujours un magistrat romain qui exerce le commandement de la flotte. Les capitaines de navires alliés doivent avoir été considérés, de même que ceux des contingents de l'armée de terre, comme des officiers romains ».
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ces populations consentaient par force à des alliances trop onéreuses pour n'être pas incitées à la révolte. On le vit bien pendant la guerre sociale ‘.
Indépendamment des socii nauales, on trouve encore sur les vaisseaux des soldats, correspondant aux ér6dros des Grecs, et pour lesquels fut créé bientôt le terme de classici milites qui devait s'étendre ensuite à tout l'équipage. Leur unique fonction était de prendre part à la bataille ; le maniement des rames et les manœuvres du navire ne les concernaient en aucune façon ; ce ne furent sans doute pendant longtemps que des légionnaires affectés exceptionnellement au service de mer *. Nous les retrouverons sous l’Empire.
Les grades supérieurs et les offices secondaires n’ont pas encore atteint avant Auguste la variété et la multiplicité que nous rencontrerons après lui; il est vrai que, pourvus pour cette première époque d’un moins grand nombre d'inscriptions, nous risquons de dater trop tardivement l’origine d’une foule d'emplois dont l’épigraphie seule nous a révélé l'existence sur les flottes permanentes. Voici, quoi qu’il en soit, ceux que les auteurs nous font connaître.
Au-dessus des socii nauales, immédiatement sans doute, sont les decuriones * qui devaient être comme des chefs d’escouades de marins. Aux gubernatores ne pouvait appartenir que le rôle de pilotes ou de timoniers *. Le mouvement des rames était réglé par les hortatores ou portisculi * sur lesquels nous aurons l’occasion de reve-
. Cf Prosper Mérimée, La guerre sociale, IX, p. 14. Liu., XXII, 57.
. Id., XXVIIL, 45.
: Liu, XXIX, 25.
. Plaut., Mercator, IV, 2, 5.
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nir plus longuement. À côté des gubernatores, le même texte mentionne des magistri nauium. Qu'étaient exactement ces officiers ? C’est un point sur lequel l'accord n'a pu se faire. M. Ferrero, sans être absolument affrmatif, voit en eux des « capi della ciurme, incaricati di provvedere le vettovaglie ed il necessario per la navigazione » *. La formule manque un peu de clarté et de précision, et de plus elle ne paraît guère répondre à la réalité. Le savant auteur fait allusion, semble-t-il, à une sorte de fonction de chef de l'équipage, préposé en même temps aux approvisionnements ; sa place dans la hiérarchie n'apparaît guère sous cette forme. Nous avons bien actuellement, dans notre marine française, des sous-officiers appelés maitres; mais aucune comparaison n'est possible de ce côté. Le mot nauium qui accompagne magistri n'est évidemment pas à négliger: on pourrait dire, il est vrai, qu'il sert uniquement à montrer qu'il s’agit d'une fonction sur mer ; mais sous la République, on n'abusait pas encore de cette dénomination de magister comme on y arriva au temps de l'Empire, du Bas-Empire surtout, et l'équivoque était moins à craindre. Nous aimons mieux admettre que l'autorité du magister s'étendait à tout le navire, bâtiment et équipage, et qu'il en était comme le capitaine. Cest l'interprétation qu'avait adoptée déjà Scheffer, el que reprennent M. Haupt et C. de la Berge. M. Ferrero nous fournit lui-même, sans s’en douter, un argument contre sa thèse et en faveur de la nôtre : Le terme de magister nauis, dit-il, n'apparaît plus sous l'Empire dans le vocabulaire de la marine militaire; mais, quant à la marine marchande, nous avons un texte