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lettres grecques, comme tous les beaux esprits de Rome, n’a fait, devons-nous croire, que transposer dans sa langue le mot grecque vaiaoyos, qu'il prend uniformément dans le sens de capitaine de navire. En sorte que nous n'avons pas ici, comme plus loin, les bases d’un système même contestable.
Quant à la situation juridique des officiers de la flotte à cette époque, nous sommes presque réduits au silence. Un texte isolé néanmoins nous donne à penser qu’ils devaient tous être ingenui ‘.
Après la question du commandant, il s’en pose une autre, d'importance majeure aussi, celle de l'équipement de la flotte quant aux hommes et quant aux vaisseaux. Nous avons vu que cette charge retombait pour une forte part sur les villes alliées ou les colonies maritimes, mais qu’elles n'étaient pas toujours les seules à y pourvoir. D'ailleurs, en bien des cas, elles ne faisaient que fournir des subsides pécuniaires ;ilrestait à l'Etat à faire servir les sommes recueillies aux fins désirées. En outre, quand ces cités, au cours d’une longue guerre, se trouvaientépuisées d'hommes ou d'argent, il fallait bien que la République elle-mème, par ses propres ressources, suffit aux nécessités du moment. Qui donc, en pareille conjoncture, était chargé de l’équipement des navires et des soldats de mer ? À priori, on est tenté de tenir cette fonction pour distincte de celles de l'amiral et de ses subordonnés. Et cependant, c'était souvent le préteur lui-même, préposé au commandement de l’escadre, qui en acceptait l’entreprise et la responsabilité ; plusieurs textes de Tite- Live en font foi *. À d’autres moments, la tâche fut