XXXV, 20, 21 ; XXXVI, 20; XLII
confiée à l’un des deux consuls en exercice ‘ ou bien aux duumuiri nauales * dans les cas, toujours plus rares, nous l’avons dit, où l’on avait cru devoir recourir à cette magistrature extraordinaire; peut-être enfin, à l’occasion, à ces tribuni militum dont Tite-Live nous parle à deux reprises * et dont on cherche en vain, dans d’autres page du même historien, quelle pouvait être la sphère d'activité. Il nous les désigne du moins comme placés sous les ordres du préteur-amiral ; il est permis de penser qu’ils commandaient un bataillon plus ou moins considérable de soldats de mer, comme leurs collègues de l’armée de terre, les tribuns des légions, étaient à la tête de quelque milliers de fantassins.
Sur le nombre des combattants et des hommes d’équipage qui se trouvaient à bord de chaque vaisseau, nous sommes réduits à des conjectures. M. Ferrero a cru devoir passer la question sous silence. Plus hardi, Marquardt prétend relever un indice précieux dans un texte de Polybe ‘, suivant lequel, pendant la première guerre punique, il y aurait eu sur une pentère, d’une façon générale, trois cents rameurs et cent vingt soldats. Vérification faite, M. Haupt constate que ces derniers chiffres ont leur place dans une tout autre hypothèse, car ces cent vingt soldats n’étaient point destinés à une rencontre navale, et le bâtiment qui les portait les conduisait seulement au rivage d’où ils devaient commencer leur campagne continentale.
. Id., XXXVII, 80.
. Id., IX, 30 ; XL, 48, 26 XXXVII, 17, 29.