CIL, III, priu. XXXII, p
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M. Fiebiger a pourtant voalu préciser l’année. Il cherche les évènements mémorables auxquels les flottes d’Italie ont été mêlées et où leur belle conduite a pe leur mériter ce nomen praetoriwm. Après la guerre contre Vitellius, Vespasien récompensa beaucoup de classiarü, entrés résolument dans son parti, en leur accordant l’honesta missio avant qu'ils eussent atteint leurs vingt-six stipendiä, durée normale du service ; quant à ceux qui y étaient parvenus, Vespasien leur donna précisément le nomen praetorium. Ainsi, cet évènement se serait produit après le triomphe de Vespasien et de Titus sur Vitellius ; non pas, il est vrai, immédiatement après: l'Empereur, occupé sans doute, au début de son règne, par d’autres soins, ne put opérer cette réforme sans quelque retard, et c’est à cela que Suétone fait allusion en disant : . legiltima praemia sero persoluerit ‘. On pourrait ainsi s'expliquer sans peine que nos diplômes de l’an 71 ne portent pas : classis praetoria.
Le système de M. Fiebiger nous paraît bien conjectural, pour ne pas dire erroné, car 1l repose sur une confusion : nous croyons que cet auteur se fait une idée inexacte du nomen praetorium. Est-ce bien aux classiarii qu'il fut concédé ? N’a-t-il pas été attribué plutôt à la flotte elle-même ? La distinction a son importance ; M. Fiebiger semble lui-même l’entrevoir, quand il dit que, outre un supplément de solde, cette qualification dut avoir pour conséquence que les flottes d'Italie prae ceteris auctorilate floruerunt. Pourquoi veut-il alors y voir une distinction personnelle? Tous les classiariü l'ont portée depuis Vespasien ; c’est donc que tous ont bien mérité