‹ La Flotte de MisèneChapitre 46 sur 162 · ENS EE · texte numérisé non relu

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partirent pour Rome qu’au nombre de cinq cents. Ils devaient être bien plus nombreux, mais, quoi qu'il en soit, ce n’était plus le temps des belles adjutrices dont nous raconterons ailleurs les exploits, et Dion Cassius nous rapporte que devant la contenance de ces hommes sous les armes il ÿ eut un éclat de rire général *. Le vainqueur, qui avait dû acheter si chèrement la victoire, traita durement les prétoriens venus pour lui faire leur soumission, car il cassa leur milice et en dispersa les débris à de grandes distances de Rome. Les équipages de nos flottes durent aussi trembler sous ses menaces qu’on le savait capable de mettre à entière exécution : ils prirent les devants sur sa rigueur et, aussitôt que le fils aîné de Sévère, Caracalla, fut fait César, navarques et triérarques s’empressèrent d'élever un monument en son honneur *. D'ailleurs, Septime Sévère n'avait pas tardé à réduire les classiarii à l’obéissance ; il les avait si bien ralliés à son parti que, dès qu'il fut débarrassé de Didius lulianus, il se servit d'eux contre Pescennius Niger *

Ceuleneer, non sans quelque apparence de raison, émet l’avis ‘ que les troupes de Sévère, au commencement de la guerre, furent transportées de Dyrrachium à Brindes par les flottes Italie ; ces flottes furent également employées pour porter une armée des rivages de Thrace à la ville de Gyzique, et aussi pour mener à bonne fin ce siège de trois ans de la ville de Byzance *, dont

. LXXIIT, 80,

. Hérodien, Il, 14, 7.

. Op. cit., p. 68 et 69.

. Hermann Schiller, Geschichte der rümischen Kaiserzeit, I, p. 710.

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