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les ports, fermés par des chaînes, contenaient une flotte de trois cents navires ‘. La ville se voyait de plus en plus dénuée de ressources ; un grand nombre de Byzantins tentèrent de s'enfuir de leur cité sur des vaisseaux légers, mais l'ennemi les surprit, s’empara de plusieurs embarcations, et quant auxautres, le passage leur fut du moins intercepté par les liburnes romaines. Il est évident que la flotte de Misène, comme celle de Ravenne, prirent part à cette guerre, mais les renseignements que nous possédons à ce sujet sont fort rares et manquent de netteté.
Nous l’avons vu, les actes de souimission, de servilité même, se faisaient de moins en moins rares dans la flotte de Misène ; l’adulation des usurpateurs heureux était, à vrai dire, générale dans toutes les troupes ; mais au moins les légions rachetaient leur esprit d’intrigue, leurs complaisances pour l'élu de leur choix, par une conduite valeureuse contre les envahisseurs, quand elles s'étaient donné un maître énergique, comme un Aurélien ou un Claude IT. Les flottes, elles, et particulièrement celle de Misène, manquèrent totalement à leur mission. Cest ainsi qu’en 263 les Francs de Germanie, remontant les grands fleuves, dévastèrent, dans leurs invasions multipliées, bon nombre de provinces et maltraitèrent particulièrement l'Espagne *.
Vers la fin du II siècle, l'Empereur Probus avait transporté des Frances, comme colons, en Asie Mineure. Ceuxci, ne pouvant oublier leur patrie, réunirent un grand nombre de navires et entreprirent le voyage du retour.