App.. bell:iciu., N,18, 80, 92, 2. Dio Cass., XLIIT
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des travaux dans ces parages ! : les entrepreneurs de pêcheries avaient fortà se plaindre des avancées soudaineset violentes de la mer qui se produisaient là et faisaient fuir le poisson. L'an 717 de Rome (37 av. J.-C.), Agrippa fit ouvrir un passage entre le golfe de Baïes et le lac Lucrin, un autre entre le lac Lucrin et le lac Averne *; puis il éleva une haute et forte digue sur le même rivage qui sépare le lac Lucrin de la mer. Un goulet faisait ainsi communiquer la Méditerranée avec les deux bassins intérieurs qui constituaient désormais un large port; on jeta à bas les bois épais qui entouraient le lac, et ces troncs d'arbres servirent à construire des bâtiments. C’est là qu'Agrippa put rassembler ses vaisseaux et exercer ses rameurs, à l’abri de tout coup de main de la part de Sextus Pompée. « Cette création, dit C. de la Berge ?, appelée Portus lulius, effectuée dans un lieu célèbre par les traditions mythologiques, et dont l’accès seul passait pour funeste, frappa vivement les contemporains, et ils attachèrent une importance exagérée à ces travaux brillants, mais inutiles ‘. »
Leur inutilité allait être bien vite reconnue. Ce fut
1. Ad Georg., I, 161 : Auernus et Lucrinus..... olim propter copiam piscium uectigalia magna praestabant. Sed cum maris impetus plerumque inrumpens exinde pisces excluderet, et redemptores grauia damna paterentur, supplicauerunt Senatui, et profectus P. Tulius Caesar, ductis bracchiis exclusit partem maris quae antea infesta esse consueuerat, reliquitque breue spatium per Auernum, qua et piscium copia posset intrare, et fluctus non essent molesii.
Horace fait une brève allusion à ces évènements. (Carm., LI, 1, v. 33):
Contracta pisces aequora sentiunt Tactas in altum molibus.
. Strab., V, 4, 5, p. 244 C; Florus, IL, 18, 6.